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Historique de la paroisse de St-Mathieu

La paroisse de Saint-Mathieu commence la deuxième rangée de paroisses qui bordent le Saint-Laurent.  Elle fut taillée à même la Seigneurie Nicolas Rioux qui fut concédée par le Marquis de la Jonquière le 6 avril 1751.

            Les premiers habitants de la paroisse furent des Micmacs et des Maléchites.  Ils vivaient de chasse et de pêche et étaient établis sur la pointe de terre qui s’avance dans les eaux au sud-est du lac.  Cette pointe fut d’ailleurs appelée « Cimetière des Sauvages » ou « Pointe-à-la-Croix car, semble-t-il, quelques sauvages ont été enterrés à cet endroit.

              Les Micmacs et les Maléchites ne défrichent que de petits morceaux de terre.  Ils avaient fait un petit jardin sur la pointe de terre où fut construit le moulin à farine près de la rivière Neigette.  À l’époque, cette pointe de terre fut appelée « Jardin des Sauvages ».  Il semble cependant que ces appellations ont été vite oubliées puisque la tradition populaire ne les a pas retenues.

             Vers 1830, M. Édouard Faucher, curé des Trois-Pistoles, achète au centre de la paroisse un lopin de terre de six arpents de front.  M. Faucher a en vue l’érection d’une nouvelle paroisse et veut trouver un terrain à la future Fabrique.  Nommé curé à Lotbinière, M. Faucher laissa vendre sa terre.  En 1857, cette terre appartenait à François Talbot.  Ce dernier la vendit à Louis Parent et Gabriel Thibault.  De fait, c’est sur cette terre que s’élèvent aujourd’hui les édifices religieux de la paroisse.

             Le premier qui s’aventura dans les concessions de Saint-Simon, soit sur le territoire actuel de notre paroisse, fut Michel Jean.  Il était maçon et natif de Saint-Jean Port-Joli.  Il s’établit d’abord aux Trois-Pistoles.  Pour se rendre à Saint-Mathieu, il descendit le cours du lac, à l’époque appelé lac Saint-Simon.  Il s’établit sur une terre située à environ huit arpents à l’ouest de l’église actuelle.  Plus tard, il vendit sa terre à Étienne Ouellet et alla s’établir au rang 4 sur la terre appartenant aujourd’hui à Edmond Dionne.

              Dès son arrivée, Michel-Pierre Jean travailla avec acharnement à défricher son lopin de terre.  Il ne pouvait compter que sur sa famille et trois Micmacs : Abraham René, Jeannot René et Isaac René.  Il n’y avait aucun sentier pour se rendre à son logis.  Le seul moyen de communication était le lac.  Il remontait son cours pour aller quérir ses provisions aux Trois-Pistoles.

              Après trois ans de labeur soutenu, il alla vendre des échantillons de sa récolte aux Trois-Pistoles.  Certains furent étonnés de constater qu’il était possible de vivre à cet endroit et suivirent les traces du pionnier.  Ainsi, commença le mouvement de colonisation vers Saint-Mathieu.

              Plus tard, Michel Jean traça un sentier sur sa terre pour se rendre à Saint-Simon.  Ce sentier devint la route et fut appelée jusqu’à sa disparition « route à Michel Jean ».

              En 1852, les habitants de la troisième concession de Saint-Simon désirent une chapelle.  Ils font part de leur intention à sa Grandeur Mgr Charles-François Baillargeon, coadjuteur à Québec, invoquant comme raison de leur demande le long parcours de quatre milles et plus qu’ils doivent franchir pour aller aux offices à Saint-Simon.  Ils allèguent aussi que le nombre de paroissiens a considérablement augmenté et que les chemins sont difficiles vu les côtes abruptes et nombreuses.  Lors de sa visite épiscopale à Saint-Simon, Mgr Baillargeon vint à Saint-Mathieu.  Il se dit convaincu de la nécessité d’une chapelle et assure les requérants qu’il prendra les dispositions nécessaires.

              Le temps passe et on est sans nouvelle de Québec.  Pendant six ans, les premiers habitants devront faire requêtes sur requêtes.  Le 28 juin 1853, ils prient l’Évêque d’ériger en paroisse les rangs 3, 4, 4 et 6 de Saint-Simon.  Ils renouvellent leur requête le 4 octobre de la même année.  Le 26 septembre 1855, ils signent une nouvelle requête pour la construction d’une chapelle; ils en signent une autre le 24 juillet 1857.

M Germain-Siméon Marceau, curé de Saint-Simon, appuie les requérants et suggère à l'évêque de Québec d'ériger la nouvelle paroisse sous le vocable de Saint Jude puisque ce dernier était un compagnon de Saint Simon.  Le 8 mars 1858, Mgr Baillargeon érige la paroisse et lui donne comme patron Saint Mathieu.

Les démarches pour la chapelle sont toujours sans résultat.  Le Il mars 1858, les paroissiens demandent à l'évêque de localiser la chapelle.  Devant un autre insuccès, ils demandent la permission de bâtir une église et un presbytère.

Cette dernière requête ne fut pas inutile.  L'évêque envoie un délégué pour déterminer l'emplacement et les dimensions de la nouvelle chapelle.  Le 5 novembre 1858, M. Lazare Marceau, curé de l'Isle-Verte, se rend à Saint-Mathieu comme -délégué.  L'assemblée se fait chez Louis Parent (grand-père de S. E. Mgr Charles-Eugène Parent).  La chapelle fut fixée sur la terre d'Elie Dionne (aujourd'hui Georges Dionne) et une croix fut plantée à cet endroit.

Ce choix réflète l'opinion de l'assemblée; mais non l'opinion de la majorité des paroissiens.  Ceux-ci font part de leur opposition à Mgr Baillargeon alléguant que le site choisi par le curé Marceau de l'Isle-Verte est à une distance de 28 arpents du centre de la paroisse.  Pour sa part, Elie Dionne rédige une longue lettre à l'Évêque.  Il implore Mgr Baillargeon de conserver le site choisi puisque, selon lui, le site n'est qu'à 18 arpents plus haut que le centre et que, à ce moment, il n'y a que 15 habitants du côté d'en bas.

De son côté, M. Marceau, curé de Saint-Simon, s'oppose à ce choix.  Sachant qu'Elie Dionne ne veut pas donner le terrain pour la chapelle, il parvient à obtenir gratuitement de Louis Parent et Eucher Thibault chacun un arpent de terre.

Il écrit à l'Évêque le résultat de ses négociations.  Ce dernier approuve M. Marceau, annule le procès-verbal du curé de l'Isle-Verte et délègue son Grand-Vicaire, Charles-Félix Cazeau pour régler définitivement le problème.

        M.Cazeau vint à Saint-Mathieu le 7 juillet 1859.  Il constate que le terrain donné soit deux arpents sur le côteau n'offre pas un site convenable à la construction d'une chapelle puisque le terrain est très inégal et encore non-défriché.  Le Grand-Vicaire fixe donc la chapelle sur la terre voisine appartenant à Ovide Thibault, moyennant un échange d'un arpent carré.

Voici une partie du décret de Mgr Baillargeon à ce sujet en date, du 30 août 1859:

1.  L'on se bornera pour le moment à bâtir la dite chapelle, laquelle servira de presbytère dès que l'on. aura bâti une église dans la dite paroisse.

2  La dite chapelle sera construite en bois, sur un solage en pierre, sur un terrain appartenant aux Sieurs Louis Parent et Gabriel Thibault, situé dans le troisième rang de la Seigneurerie-de-Rioux.

3.   Elle aura pour dimensions principales quarante-cinq pieds de longueur, trente-trois pieds de largeur et treize pieds de hauteur en-dedans des lambourdes.

4.   L'on ne procèdera à sa construction que lorsque le dit terrain aura été cédé à la Corporation Archiépiscopale Catholique Romaine de Québec.

5.  La dite construction devra être terminée au plus tard le ler octobre 1860.

"Ce non-accord du curé de l'Isle-Verte et du curé de Saint-Simon créa une division.  Deux croix avaient été plantées par les deux délégués et les partisans des deux sites les défendaient de leur mieux.

La croix plantée sur le terrain d'Elie Dionne fut arrachée par un nommé Stanislas Roy dit Lauzier, lequel mourut bien misérablement d'un coup de pied reçu dans l'abdomen dans une rixe.  La croix plantée à l'endroit actuel fut arrachée par Henri Lagacé, lequel eut la main brisée par un crochet de fer.  Toutes ces intrigues se passaient dans l'automne de 1860." (1)

(1) Extrait des Notes de M.Antoine Chouinard, premier curé de la paroisse.

 

Les travaux pour la chapelle débutèrent au début de 1861.  Ils furent d'abord très lents; mais bientôt Elie Dionne, que M. Chouinard appelle le chef du parti d'en haut, se rallia à l'opinion de la majorité.  Il y alla même de ses deniers en fournissant 35 dollars.  Ses partisans l'imitèrent et tous se mirent à travailler avec zèle à la construction de la chapelle.  La planche et les madriers nécessaires furent donnés en partie par William Price qui possédait alors le moulin à farine et un moulin à scie.  Le reste du bois fut fourni par les habitants.

         La construction alla bon train, puisque la chapelle fut bénite le 15 juin 1861.  Le même jour, M. Julien Rioux, curé de Saint-Éloi, y disait la première messe.

A partir de ce jour, M. Marceau, curé de Saint Simon vient faire les offices une fois par mois.  La Fabrique achète une cloche.  Le 18 décembre 1862, M. Léon Roy, curé des Trois-Pistoles la bénit et la baptise: Marie-Anne-Clémentine-Victoire.  Cette cloche sera donnée à Saint-Médard en 1922.

Le 18 août 1865, la paroisse reçoit son décret d'érection civile.  Elle sera connue sous le nom de Saint-Mathieu-de-Rioux à la mémoire du premier seigneur-colon Nicolas Rioux.

Dès 1863, les paroissiens demandent à Mgr Baillargeon un curé résidant.  Leur désir n'est réalisé qu'à l'automne 1866 quand l'évêque de Québec nomme un jeune prêtre: M. Antoine Chouinard.  Ce dernier est natif de Saint-Jean Port-Joli, tout comme Michel Jean, notre pionnier.

         M. Chouinard fut une peu désappointé à son arrivée puisqu'il ne put prendre possession de son logis qu'un mois après sa nomination.  D'ailleurs, il dut loger à la sacristie de la chapelle.  C'est de l'automne 1866 que date l'ouverture des registres paroissiaux.  Le premier acte religieux inscrit est un baptême et il a été fait le 9 octobre.

Le premier rapport annuel du curé Chouinard mentionne qu'au premier janvier 1867, la population était de 785 âmes réparties en 85 familles.  Elle devait passer l'année suivante à 879 âmes.  En 1868, deux nouvelles écoles élémentaires viennent s'ajouter aux deux déjà existantes.  Ces quatre écoles donnent l'instruction à 103 enfants.

Le 15 octobre, 1868, M. Gerrmain-Siméon Marceau, fait la bénédiction du cimetière agrandi.  Ce cimetière est situé au nord du chemin royal.  Il est le second site choisi.  Voici ce qui s'est produit:

         Vers 1831, M. Marceau, alors desservant, bénit un premier cimetière, au nord du chemin.  Un an après, à cause du terrain trop humide, M. Marceau fait un second cimetière sur le côteau à quelques pas seulement à l'ouest dg l'église actuelle.  Ce cimetière ne reçoit aucune approbation et n'est donc pas bénit.  Mais, quand le curé Chouinard arrive à Saint-Mathieu, à la suite de M. Marceau, il continue à faire les sépultures dans le cimetière du sud sur le coteau.  Plus tard, M. Chouinard se rendit compte que l'endroit était rocailleux et comme de plus il pensait que c'était le site idéal pour une église, il décida de reprendre l'ancien cimetière.

Dès 1870, une requête portant 76 signatures est adressée à Mgr Langevin demandant l'autorisation de construire une église en pierre. Une autre requête portant 53 signatures s'oppose à ce projet.  Mgr Langevin délègue M. Augustin Ladrière, curé de Saint-Fabien.  Au cours d'une assemblée publique, le 13 octobre 1870, M. Ladrière fixe le lieu de l'église sur le coteau à environ 60 pieds à l'ouest de la chapelle.

Comme les travaux n'avancent pas, Mgr Langevin retire le prêtre résidant; il fait desservir la paroisse par M. Joseph-Octave Béland qui prend résidence à Saint-Simon.  De fait, quelques paroissiens sont encore opposés à la construction d'une église et en retardent l'exécution.  L'intervention de Mgr Langevin eut de bons résultats: il fut décidé à l'unanimité de faire une répartition légale.  En conséquence, le Rév.  Béland prit possession de sa cure le 8 février 1872.

Le 3 septembre 1872, M. Béland fait la bénédiction de la pierre angulaire de l'église.  En 1874, il est remplacé par M. Cyprien Lebel.  Sous l'instigation de ce dernier, les travaux à l'église vont bon train.  Aussi, le 15 janvier 1875, M. Lebel bénit le temple paroissial fait en pierre.  Le 1 1 novembre, il érige le chemin de croix dans l'église.  Au même temps, Mgr Edmond Langevin, vicaire général, bénit pour l'église une seconde cloche.  Elle s'appelle: Marie-Mathieu-Théophile-Arthémise-Etienne-Rachelle, en l'honneur des pionniers Théophile Lévesque, sa dame, Arthémise Michaud, Etienne Ouellet et sa dame Rachel Lévesque.  Cette cloche sera donnée en 1922 à Sainte-Jeanne d'Arc.

En 1877, M. Lebel, qui est âgé de 67 ans, prend sa retraite et est remplacé par M. Thomas Gravel.  A son arrivée, la population est de 1086 âmes.  La terre de la Fabrique n'est pas tellement défrichée.  Il n'y a pas encore de village.

En 1881, les paroissiens réclament un presbytère pour loger leur pasteur.  Mgr Langevin agrée leur demande et bientôt s'élève à cinquante pieds de la sacristie un presbytère ayant 40 pieds de longueur et 36 pieds de largeur.  On en profite pour faire des réparations à l'église.  C'est le bois de la chapelle qui sert à ces travaux.

A l'automne de 1883, une rumeur veut que M. Gravel quitte la paroisse.  Les paroissiens signent une pétition pour demander à l'évêque de garder M. Gravel.  Deux cent quatre-vingt-douze noms apparaissent sur la pétition alors que la paroisse ne compte que 152 familles.

Le sort en était jeté puisqu'un nouveau curé fut nommé: M. Charles-Hermel Tremblay.

La Fabrique fit alors l'achat d'une maison appartenant à Narcisse Jean qui servit par la suite de salle publique.  A l'automne de 1885, une épidémie de picote atteint la paroisse.  Une quarantaine de personnes en sont touchées et sept en meurent.

Une autre épreuve allait bientôt frapper la paroisse.  À la première heure du jour, le 28 avril 1887, le feu se déclare dans la cheminée de la cuisine d'été du presbytère.  En quelques heures, le presbytère et le hangar sont la proie des flammes.  L'église est épargnée au prix de nombreux efforts.  Le curé par la suite doit loger dans la salle publique.

Il faut un autre presbytère, mais les paroissiens ont contracté de lourdes dettes pour bâtir le premier.  C'est pourquoi, on décide d'acheter une maison et de l'aménager.  Mais après quelques mois et de nombreux pourparlers, on demande à l'évêque la permission de bâtir. Par un décret daté du 21 novembre 1887, Mgr Langevin permet d'ériger le nouveau presbytère sur les fondations du presbytère incendié.

L'été suivant, soit le 20 juin, les travaux commencent et ils se termineront en octobre 1889, date où M. Tremblay pourra à nouveau loger dans le presbytère.

        Par la suite, M. Tremblay fit faire des travaux de restauration à l'église.  En 1892, furent posés dans l'église trois autels neufs.

Le cimetière d'alors devient trop petit.  De plus, une grande quantité d'eau s'accumule printemps et automne.  C'est pourquoi, on décide de déterminer l'emplacement d'un nouveau cimetière.  Le premier choix (un terrain situé au pied du rocher à environ deux arpents de l'église) est rejeté par le Conseil d'Hygiène.

Le 30 juin 1895, à une assemblée publique les paroissiens décident de placer le cimetière sur le terrain d'Alfred Théberge.  Un mois plus tard, une résolution veut placer le cimetière sur le terrain de la Fabrique au nord-est du presbytère.  Ce dernier choix est accepté et le nouveau cimetière fut bénit le 13 novembre de la même année.

En 1900, M. Réal-Alphonse Cayouette devient curé de la paroisse.  Il procéda à la bénédiction d'un nouveau chemin de croix et fit ériger à quelques pieds de l'église un monument dédié au Sacré-Coeur.  Il fut, plus tard assisté dans ses fonctions par M. Ludger Harvey quand il devint malade de l'influenza.  Il mourut le 13 avril 1919.  M. Delphis-Salomon Giguère lui succède à la cure de la paroisse.

M. Giguère fait restaurer l'église.  Il achète un carillon de trois cloches qui furent bénites par Mgr J.-Romuald Léonard en 1922.  Un cercle d'études de l'UCC prend naissance dès 1929.

En 1930, M. Giguère tombe malade et est assisté par M. Joseph Gauvin.  Il meurt le 21 décembre 1931 à l'âge de 68 ans.  M. Gauvin est nommé curé.

M. Gauvin s'intéresse à l'instruction.  Il organise des cours du soir:  français, arithmétique et agriculture.  Il procède à la bénédiction de plusieurs croix de chemin.  Il fait ériger dans le cimetière une croix en fonte bronzée, don de Ernest Dionne.

En 1937, M. Charles Pelletier succède à M. Gauvin.  Ce dernier voit à la réparation du presbytère et à la construction d'une salle paroissiale.  La Caisse Populaire est fondée.  Avec cette initiative, les gens acquièrent le sens de l'économie.

Un relevé de la population active à cette époque indique que la paroisse compte 5 commerçants, 82 cultivateurs, 1 forgeron, 1 ferblantier-plombier, 43 journaliers et 7 domestiques.

M. Patrice Gallant, vicaire à la Cathédrale, devient desservant en 1945.  Il est remplacé par M. Louis-Joseph Lavoie.  Un cercle Lacordaire est fondé dans la paroisse.  Un nouveau couvent paroissial est bâti sur la terre de la Fabrique et est bénit en 1949.

 À l'automne de 1949, M. Alfred Bérubé accède à la cure de Saint-Mathieu.  Il voit à là restauration intérieure de l'église et à l'achat d'un orgue.  Il est remplacé par M. Gérard Cayouette, en 1959, qui devient le douzième curé de la paroisse.

Depuis son arrivée, M. Cayouette s'adonna à l'embellissement des propriétés de la Fabrique: il fit disparaître les granges, aménagea un terrain de stationnement à l'ouest de l'église, procéda à l'électrification des cloches.  Des travaux furent exécutés dans l'église en vue de sa consécration en 1960.  De plus, le cimetière fut aménagé; la salle paroissiale fut déplacée et restaurée.  M. Cayouette s'est aussi occupé activement de la jeunesse en leur procurant des loisirs appropriés.

Voilà, résumés en quelques pages, les principaux faits qui ont marqué l'histoire de la paroisse de Saint-Mathieu.  Les relater, c'est un peu les vivre; mais c'est aussi le moment d'admirer le noble courage de nos pionniers.

 

C'est donc à la mémoire de tous ces pionniers que nous dédions ces bribes d'histoire.

 

Texte tiré de "Album souvenir Centenaire Saint-Mathieu 1866-1966",  Imprimerie Gilbert Limitée, Rimouski

Auteur: Charles-Édouard Jean

 


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