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ORIGINES DU PEUPLE MAPUCHE

                                                                                                        Auteur: Luis A. Saldivia-Vega

  Traducteur: Rodrigo Caballero


Sommaire:
INTRODUCTION

1 - PEUPLEMENT AMERICAIN

 a) APPROCHE SCIENTIFIQUE

 LES THEORIES:

1 – Migration Orientale Continentale
2 – Migration Orientale Océanique
3 – Migration Orientale Océanique Australe

CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

2 - ORIGINE DU PEUPLE MAPUCHE

a) APPROCHE SCIENTIFIQUE

CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

b) APPROCHE SPIRITUELLE

CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
 




 INTRODUCTION

J’ai toujours été convaincu que pour étudier quelle que société que ce soit, il faut d’abord s’efforcer d’établir son origine, même si cela relève d’un profond problème cientifico,  car je suis conscient du fait que parler de l’origine d’une société revient à parler de l’origine même de l’Homme.

Néanmoins, dans le cas des Mapuche mon intention n’est pas de parler de l’origine de l’espèce, mais plutôt de m’efforcer d’expliquer ce que j’appelle sa «provenance» car il est pratiquement évident qu’il ne s’agit pas d’une race «aborigène» endémica du Chili ou de l’Argentine.

Pour résoudre ce problème, il faudrait analyser et comprendre les différentes théories migratoires qui ont été développées au cours de ce siècle concernant le peuplement du continent américain.

Nous parlerons donc de «peuplement», ce qui pour moi relève d’un premier principe d’analyse, que nous pourrions qualifier de «scientifique».

Nous pourrons aussi mentionner un autre principe d’analyse, de grande importance pour mes études des éléments musicaux du peuple Mapuche, celui qui se réfère à la mythologie. (que concierne directamente a la cosmologia que se ha desarrollado en el seno de esta sociedad).

Nous avons donc les prototypes d’analyse qui existe depuis les débuts de la connaissance humaine :
- la théorie scientifique (intellectuelle, théorique)
- la mythologie, (légendes ou croyances populaires) qui fait référence à l’aspect «spirituel»  de chaque société.

Il est intéressant de signaler au passage la grande contradiction qui existe entre ces deux points de vue : alors que dans l’approche scientifique on parlera toujours de peuplement ce qui implique qu’on établit comme principe une migration d’un territoire à un autre , et le point de vue spirituel du peuple Mapuche qui situe ses origines dans le territoire qu’il occupe, à l’instar d’autres sociétés autochtones  d’Amérique latine.


 1 - PEUPLEMENT AMERICAIN

 a) APPROCHE SCIENTIFIQUE

Ce siècle a apporté nombre de travaux de très bonne qualité à la communauté scientifique internationale concernant le peuplement du continent américain et les différentes hypothèses de possibles migrations internes.

Je me baserai alors sur les travaux existants, car je ne possède ni les connaissances ni les moyens matériels pour mener à bien de telles investigations no solo anthropologiques, sino que tambien en los otros campos de la ciencia, sur l’ensemble du continent américain.

Mon travail se limitera donc à une analyse comparative de ces théories et à dégager les relations existant entre celles-ci et les origines du peuple Mapuche (pour autant qu’il y en ait), travail que je développerai con mas rigor, en mis proximos trabajos.
 

LES THEORIES

Pratiquement tous les travaux scientifiques de ce siècle qui traitent du problème du peuplement du continent américain, s’accordent sur 3 hypothèses de base.

Ces 3 hypothèses que je qualifie de «fondamentales», nous fournissent des bases (bien que spéculatives) pour l’étude de l’origine du peuple Mapuche.

Ces bases peuvent être définies comme suit.
 1 – Migration Orientale Continentale

C’est une des théories qui ne rencontre pratiquement pas de détracteurs, car il est généralement accepté comme un fait irréfutable qu’un grand groupe humain a profité de la période de glaciation du quaternaire (environ 30.000 ans av. J.C., mismo si estas fechas se han ampliado con el correr de los anos hasta casi 40.000 anos) pour migrer du continent asiatique au continent américain en passant par le détroit de Behring (actuellement l’Alaska).
 Il y a de nombreux arguments qui peuvent être avancés en faveur d’un mouvement d’une telle ampleur et de nombreux points de vue relativement sérieux concourent à imposer cette hypothèse comme une vérité bien adaptée à la réalité.

Parmi ceux-ci, il en est un que je crois particulièrement important : c’est la motivation économique (del punto de vista de la alimentacion). Il y a d’autre part, un argument qui ne peut être sous-estimé, celui de «l’organisation sociale» nécessaire à ces peuples pour affronter une aventure d’une telle envergure.

Ce dernier argument me semble d’une extrême importance. En effet, le sujet de l’organisation sociale des peuples autochtones a été largement débattu. En ce qui concerne celle du peuple Mapuche, on affirme très souvent que celui-ci n’avait jamais atteint un niveau important d’organisation sociale.

Si nous acceptons que ces peuples aient fourni un effort aussi important, sûrement étalé sur des siècles et des siècles, pour traverser depuis l’extrême nord jusqu’à l’extrême sud du continent, je me demande ce qui a rendu possible la participation à une telle expérience en l’absence d’un consensus social extrêmement complexe. ?

Il est généralement reconnu que le peuple Mapuche constitue sur le plan culturel un même groupe humain qui partage non seulement des traits culturels mais aussi des caractéristiques physiologiques complexes et même, d’après certains travaux contemporains, des caractéristiques génétiques qui lui sont propres.

  2 – Migration Orientale Océanique

Cette théorie soutient qu’à certaines périodes, il est possible que de petits groupes de populations aient pu arriver depuis le continent asiatique par l’océan Pacifique. Le résultat des différents travaux montre que ces migrations n’ont pu avoir de grande influence sur le peuplement du nouveau monde et qu’il est quasiment impossible d’accepter l’hypothèse d’une immigration massive à travers la mer, car une telle aventure relève d’avantage de l’héroïsme que d’un projet social organisé.

Il est donc peu probable que ce type d’immigration constitue une des bases scientifiques qui expliquent l’origine du peuple Mapuche.

Néanmoins, il faut reconnaître que pour certains groupes mineurs situés dans des régions très au nord du Chili, par exemple en Equateur , es recevable, d’ailleurs : il existe des preuves archéologiques qui défendent une telle hypothèse de migration.

 3 – Migration Orientale Océanique Australe

Cette théorie a vu le jour sur la base de nouveaux éléments apportés par des études récentes sur la morphologie et les caractéristiques génétiques des certains groupes autochtones de l’extrême sud du continent américain.

L’analyse de ces éléments a conduit les scientifiques à la conclusion que ces groupes «australs» du continent américain appartiennent à une race différente de celles des peuples qui vivent dans les régions plus au nord du continent.

Convaincus de cette possibilité, ils élaborèrent la théorie de «l’immigration orientale océanique australe» selon laquelle des groupes venant de terres australes orientales (l’actuelle Australie et autres terres) auraient voyagé à travers les séries d’îles du Pacifique sud et auraient même pu accoster sur le continent Antarctique.
 Il n’y a pas encore de preuves archéologiques qui permettent d’appuyer cette hypothèse et du fait de la rigueur climatique de cette zone géographique «extrême» (eliminar « ), il me semble difficile de vérifier cette théorie.

Cette hypothèse ne peut pas être retenue pour expliquer l’origine du peuple Mapuche. En effet, ces groupes australs ne partagent aucun trait culturel, morphologique, ni génétique avec leurs voisins les plus proches qui sont les Mapuches (environ 400 kilomètres séparent les terres occupées par ces différents groupes sociaux).
 
 

CONCLUSION

Si l’on considère ces 3 hypothèses, celle qui semble la plus adéquate pour élaborer une explication scientifique plausible para dilucidar el problema de la provenance du peuple Mapuche est la première, c’est à dire la théorie de la «Migration Orientale Continentale».
 
 
 

 BIBLIOGRAPHIE
 

Note :
Je recommande tout particulièrement l’ouvrage du Professeur  Bernardo Berdichewsky, de l’Académie de l’Université Simon Fraiser de Vancouver (Canada) car il constitue un des travaux les plus clairs et méthodiques que j’aie consulté sur ce thème.

Alcina F., Jose
1966. Manual de Arqueologia Americana, Ed. Aguilar S.A., Madrid (Espagne).

Berdichewsky, Bernardo
1972. En torno a los origenes del Hombre Americano, Ed. Universitaria (5a edicion : 1992), Santiago (Chili).

Bosch Guimpera, Pedro
1964. La Prehistoria y los origenes del Hombre Americano, Sp. de Origem do Homen. Amer., Univ. De Sao Paulo (por la UNESCO), Sao Paulo (Brésil).

Bushnell, G.H.
1968. The First Americans, Ed. Mac Graw Hill, New York (U.S.A.).

Dobyns, Henry F.
1966, «Estimating Aboriginal American Population», Current Anthropology, vol. 7, N°4
(pp. 395 – 416) (U.S.A.)

Pericot Garcia, Luis
1962. America Indigena, vol 1, El Hombre Americano, los pueblos de America, 2a ed., Salvat Ed. S.A., Barcelona (Espagne).

Rivet, Paul
1964. Los Origenes del Hombre Americano, 3a ed. Fondo de Cult. Econ. México D.F. (traduccion de la ultima version francesa de 1957) (Méxique).


 2 - ORIGINE DU PEUPLE MAPUCHE

 a) APPROCHE SCIENTIFIQUE

La communauté scientifique a avancé quatre hypothèses qui peuvent s’appliquer à l’étude de l’origine du peuple Mapuche, mais, comme je l’ai déjà signalé, parler des «origines» signifie aborder un problème beaucoup plus vaste qui est celui de l’origine même de l’Homme.

C’est pourquoi, sans vouloir contredire les progrès scientifiques en la matière, je préfère parler de «provenance».

Ma question fondamentale est alors la suivante : quelle peut être la provenance migratoire de ce groupe social ? En partant de la théorie la moins réfutable concernant le peuplement du continent américain, celle de la «Migration Orientale Continentale», mes interrogations ont évolué comme suit :

Comment ces migrations se sont-elles déroulées sur le continent américain ?

Combien de siècles a-t-il fallu aux premiers colonisateurs pour atteindre les terres les plus australes du continent américain ?

Pourquoi le groupe aujourd’hui appelé Mapuche, a-t-il été se réfugier dans des terres si inhospitalières et isolées ?

Ce sont là beaucoup de «petites» questions auxquelles il sera très difficile de répondre sauf, peut-être, en élaborant des hypothèses théoriques sur la base des preuves archéologiques découvertes sur le continent américain.

Ces hypothèses se résument de la manière suivante :

1.- Les Mapuches seraient issus des groupes ethniques appelés TUPI – GUARANI.

2.- Les Mapuches se seraient constitués à partir des immigrations des groupes indigènes venus des «pampas» Argentines.
 3.- On pense qu’il y aurait eu un grand mouvement des populations vers le sud du continent américain, venu de la forêt amazonienne, dont un groupe aurait franchi la barrière de la Cordillère des Andes, pour se sédentariser sur le territoire qu’il occupe aujourd’hui au Chili.

4.- Une dernière théorie nous informe spécifiquement de la relation entre ce groupe ethnique et les populations des plaines du Chaco (frontière entre l’Argentine et le Paraguay).

Note :
Il y a cependant, d’autres chercheurs qui pensent qu’au contraire, les migrations auraient eu lieu en sens inverse, comme le pense Thomas Guevara, 1928 (cf. bibliographie).

CONCLUSION

Toutes ces théories peuvent être vraies ou fausses, car il n’existe pas de fondements scientifiques suffisamment solides pour permettre d’affirmer que l’une ou l’autres de ces hypothèses soit la plus réaliste et puisse répondre à nos interrogations.

Ce que je peux affirmer à nouveau, c’est que si une telle mobilisation humaine a pu se faire à partir d’un autre continent, il a fallu une énorme force de cohésion sociale pour mener à bien une tâche de cette nature.

Cela me conduit donc a réfuter les jugements portés par les chroniqueurs, missionnaires et autres narrateurs, qui pendant des siècles ont affirmé que le peuple Mapuche ne pouvait être considéré comme ayant une «organisation sociale». Ce jugement pourrait peut être considéré comme valable dans une signification étroite, mais dans sa conception «absolue», il est faux. En effet si nous acceptons la théorie de l’immigration du peuple Mapuche (quelle qu’elle soit) elle ne peut qu’indiquer un projet communautaire fondateur d’une «organisation sociale» qui est l’une des principales bases de la survie de tout peuple.

 BIBLIOGRAPHIE

Je recommande vivement le remarquable travail effectué par le Professeur chilien Jose Bengoa (licencié en philosophie, éducation, sciences sociales et anthropologie) même si je crois que le problème «conceptuel» que j’ai signalé n’a même pas été abordé dans l’ouvrage du Professeur Bengoa, qui insiste à utiliser le terme «d’origine» et non celui de «provenance» que je propose comme le plus justifié et le plus adéquat pour traiter de ce problème.

Bengoa, José
1985. Historia del Pueblo Mapuche, Ed. Sur (5a edicion 1996), Santiago (Chili).

Calvo, Mayo
1992. Secretos y Tradiciones Mapuches, Ed. Andres Bello, Santiago (Chili).

Cona, Pascual
1974. Memorias de un Cacique Mapuche, Ed. Icira, Santiago (Chili).

Grebe, Maria Ester
1987. «La Concepcion del Tiempo en la Cultura Mapuche», Revista Chilena de Antropologia,
(N°6, pp. 59 – 74), Santiago (Chili).

Guevara, Thomas
1912. «Las Ultimas Familias y Costumbres Araucanas», Anales de la Universidad, T. CXXXI, 1970 (pp. 515 – 528), Santiago (Chili).

Stuchlick, Milan
1974. Rasgos de la Sociedad Mapuche Contemporanea, Ed. Nueva Universidad, Santiago (Chili).


 b) APPROCHE SPIRITUELLE

Comme je l’ai expliqué antérieurement, je qualifie de «spirituel» et non de «religieux» tout ce qui concerne les conceptions propres au peuple Mapuche, sa vision cosmologique, sa cosmogonie, son interprétation intellectuelle des «éléments célestes», etc.

Il est curieux de constater que pour le Mapuche, l’origine de sa race provient d’une lointaine catastrophe naturelle qui inonda toutes les terres, c’est à partir de cet événement qu’il commence à relater sa propre histoire. Ceci indique (comme le signale aussi le Professeur Bengoa dans son ouvrage) qu’il existe une totale ignorance «préhistorique», et que par conséquent, il faut naturellement situer le début de «l’histoire» du peuple Mapuche à partir de cette terrible tragédie.

Pour ma part, j’accepte cette vision comme un fait historique ; en effet, dès les premiers contacts avec les européens (au début généralement des espagnols), on enregistra des récits faits par les Mapuches concernant ce phénomène sans précédent.

L’espagnol, qu’il soit civil ou religieux, donna à ces récits une «interprétation» qui peut nous être très utile, en les reliant directement à l’Ancien Testament Chrétien, y voyant une étroite relation avec le «déluge universel», mentionné dans toutes les versions de la Bible.

Le missionnaire a toujours cherché dans les croyances autochtones américaines, des relations plus ou moins cohérentes à sa propre foi, pour les exploiter méthodologiquement dans sa lutte pour la «conversion». Ainsi, par exemple, le respect et l’estime que les sociétés autochtones américaines avaient pour les animaux, ces étrangers les ont interprétés comme signes de la «présence spirituelle de Saint François d’Assise» (considéré comme le patron des animaux au sein de l’Eglise Catholique). De même, le cas de cette terrible tragédie naturelle subie par le peuple Mapuche a convaincu les européens qu’il devait s’agir du fameux mythe du «Déluge Universel».

Sans nous arrêter à des détails anachroniques, ce qui est important c’est que pour le peuple Mapuche, il représente le «commencement», donc «l’origine» du peuple Mapuche, dont le nom signifie «Homme de la Terre».
 Voici une des nombreuses recompilations qui ont été faites de récits concernant l’origine du Mapuche :

La Gente de la Tierra

«…Un indio del llano fue a la montana llevando a sus hijos, nino y nina, a grupas de un lanoso guanaco a coger pinones para el invierno. En la recoleccion sobrevino un cataclismo, invadiendo el mar las tierras bajas y desbordandose los rios. Las olas subieron hasta una saliente rocosa en que la atemorizada familia se guareciera ; por desgracia el padre resbalo y se lo trago el abismo. Poco despues un enorme coihue desarraigado choco contra la granitica pared, y del tronco saltaron a la roca un leon y una zorra que en nada danaron a los huerfanitos, muertos de miedo. Cierto que al bajar las aguas sintieron las fieras instintos de devorarlos, pero eran tan pequenos y lloraban tanto, que se compadecieron y el puma los transporto en sus lomos a su antro, en el que los dos carnivoros los alimentaron con el producto de sus cacerias. Con el tiempo llegaron los cuatro a vida comun, y de ahi viene la raza araucana y como los Mapuches adquirieron la fuerza del leon y la astucia de los zorros».

Le Peuple de la Terre

 «… un indien des plaines s’en fut à la montage, emmenant avec lui ses enfants, fils et filles, sur la croupe d’un guanaco à la fourrure épaisse, pour cueillir des pignons pour l’hiver. Pendant qu’il était occupé à cette cueillette, il advint un cataclysme, la mer envahit les basses terres et les rivières sortirent de leurs lits. Les vagues atteignirent une saillie rocheuse où s’était réfugiée la famille terrorisée : par malheur, le père glissa dans l’abîme. Peu après, un énorme coihue (roseau) déraciné fut projeté contre le mur de granite, et de son tronc sautèrent vers le rocher un lion (le puma) et une renarde qui ne firent aucun mal aux petits orphelins transis par la peur. Il est vrai que lorsque les flots se retirèrent, les fauves sentirent d’instinct l’envie de les dévorer ; mais ils étaient si petits et pleuraient tellement que les animaux en eurent pitié et que le puma les transporta sur son dos jusqu’à sa tanière, où les deux carnivores les alimentèrent du produit de leurs chasses. Le temps passant, ils vécurent en bonne intelligence, et c’est de là que provient la race des Araucans, et c’est ainsi que les Mapuches ont hérité la force du lion et l’astuce du renard.»
 Dans ce récit, nous pouvons constater que d’une part ce terrible événement a fait (probablement) disparaître toute l’ancienne race Mapuche, pour la rénover à partir des enfants et la force pure des animaux «totémiques», le puma et le renard. D’autre part, nous y trouvons confirmation que pour le Mapuche actuel, l’origine de sa race se situe dans cet événement majeur.

Il existe d’autres histoires qui relatent l’origine du peuple Mapuche, comme par exemple «Les deux serpents de la terre du sud» ou encore «Quand le Soleil et la Lune oublièrent la Terre». Le point commun de ces deux histoires ou «légendes» (comme les qualifient certains chercheurs), est le récit d’énormes catastrophes naturelles qui auraient conditionné la vie de ce peuple ; l’autre point commun est la «rénovation de la race». Pourquoi cette rénovation? C’est là une question d’ordre ontologique qui n’obtiendra peut-être jamais une réponse dotée de bases solides.
 
 

CONCLUSION

Cette vision, que je qualifie de «spirituelle», a peut-être une base historique réelle ; à ma connaissance, on n’a pas effectué d’études géologiques du territoire qu’occupe aujourd’hui le peuple Mapuche, et je ne sais si cela serait important ou nécessaire. De toute façon, ce phénomène – réel ou imaginaire – ne résout en rien le problème initial, de «l’origine du peuple Mapuche», ou plutôt comme je l’entends en acceptant la théorie des migrations transcontinentales, celui de «la provenance du peuple Mapuche».

 BIBLIOGRAPHIE

Alcaman, Severiano et Araya
1993. Manifestaciones Culturales y Religiosas del Pueblo Mapuche, Ed. Fund. Inst. Indigena, Temuco (Chili).

Augusta, Felix José de
- 1966. Diccionario Araucano, Ed. San Francisco, P. Las Casas (Chili).
- 1910. Lecturas Araucanas, Ed. Kushe (3a edicion 1991), Temuco (Chili).

Foerster, Rolf
1993. Introduccion a la religiosidad Mapuche, Ed. Universitaria S.A. (1a edicion), Santiago (Chili).

Morel, Alicia
1994. Cuentos Araucanos, Ed. Andres Bello, Santiago (Chili).


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