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PRINCIPE DU SCANNER
INTRODUCTION :
La technique du scanner permet
l’exploitation précise de nombreux organes. L’avantage de cette technique
par rapport à la radiologie classique est l’obtention, grâce à sa
sensibilité, de résultats, coupe par coupe, des éléments jusqu’alors
confondus sur les clichés radiographiques standards. En effet, en radiologie
classique, le faisceau de rayons X projette sur une plaque radiographique les
ombres des organes traversés en les confondant. Les zones entourées par des
tissus plus denses (comme les os) ne sont donc pas visibles. Le scanner X pallie
cet inconvénient : il permet de visualiser tous les éléments profonds de
l’organisme. Son principe est en effet de choisir un plan de coupe et
d’effectuer de multiples projections sous différents angles afin de connaître
le coefficient d’atténuation en chaque point du plan.
Pour plus d’explications, voir la partie Les Rayons X & la matière.
FONCTIONNEMENT :

© Editions PEMF, BT2 “L’imagerie médicale”, schémas de Bernard Nicolas
Le patient est placé sur une
table qui se déplace dans le sens longitudinal à l’intérieur d’un court
anneau (généralement aux alentours de 70 centimètres de diamètre). Celui-ci
contient un tube à rayons X qui génère un faisceau d’une épaisseur de 1 à
10 millimètres et qui va tourner autour du patient. En face du tube sont disposés
des milliers de détecteurs qui vont mesurer l’intensité résiduelle du
faisceau qui a traversé le corps.

© Editions PEMF, BT2 “L’imagerie médicale”, schémas de Bernard Nicolas
Dans un scanographe, un premier
détecteur électronique (le capteur Co du schéma ci-dessus) mesure
l’intensité du fin pinceau de rayons X émis par le tube à rayons X avant
qu’il ne balaie point par point la tranche du corps à examiner. Pour explorer
cette coupe, le tube effectue une rotation complète degré par degré.
Une partie du rayonnement incident (celui qui entre en contact avec le
corps) est absorbé par les tissus traversés. Le rayonnement émergent (celui
qui ressort) est capté par un détecteur électronique (le capteur C1
quand la source est en S1) qui tourne en même temps que le tube (de
façon synchrone). Quand la source est en S2, le capteur est en C2,
etc. Au cours de la rotation, rayons X incidents et rayons X émergents captés
sont comparés et convertis en signaux électriques.
Un peu plus de 2 millions de données sont enregistrés en quelques
secondes par l’ordinateur. Le programme de celui-ci permet de calculer
l’absorption du rayonnement en chaque point de la coupe. Le scanner utilise
l’absorption des rayons X en relation directe avec la densité des tissus que
les rayons ont rencontrés. Les résultats sont alors mis en mémoire.
Un traitement informatique complexe permet ensuite de faire apparaître sur l’écran l’image reconstituée d’une coupe axiale de 1 à 10 millimètres d’épaisseur. Cette image traduit les variations d’absorption des tissus traversés auxquelles sont associées des variations de nuances (noir, gris, blanc) ou des couleurs conventionnelles.
LES ELEMENTS
DE LA CHAINE SCANOGRAPHIQUE :

© Editions PEMF, BT2 “L’imagerie médicale”, schémas de Bernard Nicolas
cun
systeme de mesures contenant lui -meme :
-
Un
tube protecteur de rayons X
Le pinceau de rayons X se propage selon un axe dit “axe de détection”.
-
Un
ensemble d’acquisition des mesures
Des détecteurs électroniques recueillent le rayonnement résiduel après
traversée de l’organe à explorer et, par comparaison avec un rayonnement témoin,
mesurent l’atténuation des rayons X dans l’axe du pinceau. Les détecteurs
convertissent les signaux des rayons X en signaux électriques eux-mêmes
convertis en informations numériques exploitables par les programmes de
l’ordinateur.
Un signal recueilli selon un seul axe ne peut à lui seul donner une information
suffisante. Mais, en tournant simultanément la source de rayons X et le détecteur
autour d’un “point” (en réalité un petit volume), l’ensemble des
signaux reçus renseigne sur l’absorption autour de ce point : une
rotation de 360 degrés, degré par degré, donne 300 à 400 mesures. A chaque
mesure correspond un Profil d’absorption des rayons X.
Il est possible actuellement de convertir numériquement des millions de profils
avec une durée d’acquisition des mesures variant de 0,6 à 4 ou 6 secondes !
cun
systeme de reconstruction de l’image
Les
signaux électriques sont convertis en nombres binaires : 101 10101,
11001111, etc. L’ordinateur utilisé est programmé pour “digérer ”
ces millions de données numériques et traduire en image par des niveaux de
gris les différences d’atténuation des rayons X dans les divers volumes élémentaires
de l’organe examiné, ses voxels (le mot “voxel” vient de l’anglais
“volume element” c’est-à-dire “élément de volume”. En imagerie médicale,
la coupe à représenter étant toujours une tranche mince, un voxel est un
petit élément de volume de celle-ci.).
La durée de la reconstitution de l’image varie de 3 à 8 secondes. On notera
que l’ordinateur peut commander aussi le tube de rayons X et l’étalonnage
des récepteurs. Il peut archiver sur disque optique toutes les données et
stocker des informations concernant le patient.
cune
console de visualisation DE L’IMAGE
Chaque donnée numérique va être
convertie, sur un écran d’ordinateur (un moniteur) en un point lumineux dont
l’intensité (blanc, gris, noir) est proportionnelle à l’absorption des
rayons X. On obtient alors une
image écran classique. En scanographie, 10 millions d’images sont à
effectuer pour produire une seule image. Seul un ordinateur ultra- puissant peut
les réaliser. L’opérateur peut intervenir sur le type de calculs programmés
et ainsi choisir une fenêtre de visualisation (un zoom), mesurer des densités
et des distances, examiner la coupe transversale sous différents angles (une
inclinaison de 25 à 30 degrés est possible), reconstituer une image en 3
dimensions, …
La 3D permet une vue de “l’objet”
sous différents angles, ce qui facilitent notamment l’étude de fractures
d’os courts et compacts. Elle permet, par exemple, d’obtenir des vues “éclatées”
de l’os du talon fracturé en plus de trois fragments. Le chirurgien dispose
ainsi d’une bien meilleure approche du travail qu’il doit accomplir…

Docteur Gravier dans la salle de surveillance et de reconstruction de l'image.
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