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le Cinch | l'Escoba
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L'Ecarté a connu son heure de gloire au milieu du XIXème siècle. Jeu d'argent et de salon, il mettait en jeu des sommes considérables.
L'Ecarté n'est pas un jeu de pur hasard ou de mise comme le Poker.
Il reste jouable même sans argent. Bien sûr, il paraît
un peu fade et, dans un genre proche, on lui préferera le Seven
up.
L'Ecarté se joue avec un jeu de 32 cartes. L'ordre des cartes est assez étonnant puisque le roi est la plus forte carte et que l'as est entre le valet et le dix : roi, dame, valet, as, dix, neuf, huit, sept.








A l'exception du roi d'atout qui rapporte automatiquement 1 point à son détenteur, les cartes n'ont aucune valeur en elles-mêmes.
Les joueurs n'ont que cinq cartes dans leurs mains. Le but est de faire le plus grand nombre de plis.
Une manche se joue en cinq points. Une partie est composée de plusieurs manches, au choix des joueurs (par exemple, deux manches gagnantes).
Avant le jeu de la carte, les joueurs ont la possibilité de modifier leurs jeux en faisant plusieurs écarts successifs.
Les joueurs sont alternativement premier joueur et donneur.
Le donneur distribue cinq cartes à chacun, trois puis deux ou deux puis trois.
Il retourne la première carte du talon. Cette carte indique la couleur d'atout. Si c'est un roi, le donneur marque 1 point.
Le premier joueur a le choix entre :
S'il veut jouer immédiatement, le jeu de la carte commence. Cependant, si le premier joueur ne fait pas la moitié des plis, le donneur gagne un point supplémentaire.
Si le premier joueur demande l'écart, le donneur peut refuser ou accepter.
S'il refuse, le jeu de la carte commence immédiatement. De la même manière que précédemment, si le donneur ne fait pas la moitié des plis, le premier joueur gagne un point supplémentaire.
Si le donneur accepte, le premier joueur écarte de son jeu les cartes de son choix qui sont remplacées par autant de cartes du talon. Le donneur écarte également les cartes de son choix, pas forcément le même nombre que le premier joueur.
Les joueurs peuvent procéder à des écarts successifs en suivant la même procédure : le premier joueur décide de jouer ou demande un nouvel écart, le donneur refuse ou accepte. Cependant, après le premier écart, il n'y a plus de point supplémentaire pour l'adversaire un joueur décide de jouer et ne fait pas la moitié des plis.
On peut pas prendre des cartes parmi celles qui ont été écartées. Lorsque l'on arrive au bout du talon, les joueurs ne peuvent écarter des cartes supplémentaires et le jeu doit commencer.
A la fin de l'écart, les joueurs doivent avoir toujours cinq cartes en main.
Le jeu de la carte se fait de manière classique.
Il est obligatoire de fournir la couleur demandée et de couper lorsque l'on a pas la couleur demandée.
Il est également obligatoire de monter quelque soit la couleur (à l'atout comme aux autres couleurs.
Le joueur qui détient le roi d'atout marque 1 point, à condition qu'i l'annonce avant que le premier joueur entame le premier pli.
Le joueur qui fait la majorité des plis marque 1 point.
Le joueur qui fait tous les plis marque 2 point.
Dans les deux dernier cas, ce joueur marque également 1 point supplémentaire si son adversaire l'avait forcé à jouer sans pouvoir faire d'écart.
Pour voir l'exemple d'une manche d'Ecarté, cliquez ici :
L'Ecarté est un jeu simple qui se joue rapidement, sans que les joueurs soient totalement démunis face au hasard. C'est ce qui fut sans doute la cause de son succès.
En effet, le joueur doit juger à quel moment il est opportun de commencer à jouer. Plus les joueurs écartent, moins il y a d'inconnues dans le jeu puisque les joueurs conservent leurs fortes cartes et les atouts. Avec un jeu moyen, il vaut sans doute mieux demander de jouer rapidement car les fortes cartes monteront peut-être chez l'adversaire.
Sans miser de l'argent, on ne risque pas de jouer des heures à l'Ecarté, le jeu étant répétitif. Deux manches gagnantes paraît être une bonne longueur pour une partie.
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Page d'accueil - jeux de cartes jeux de territoires - jeux d'intrigues | Ludocratie - schwand@multimania.com http://www.multimania.com/ludocrat/schwand | Auteur : Vincent Calame vendredi 5 mars 1999 |