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| ENTRAINEMENT ET DIETETIQUE
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| 1 | 2 | 3 | 4 | |
| 1re semaine |
45 mn endurance | 1 h dont 2 * 2 km en résist. dure (récup. : 7 mn) |
45 mn endurance | 1 h dont 2 * 15 mn en résist. douce |
| 2e semaine |
1 h endurance | 1 h dont 4 * 1 km en résist. dure (récup. : 4 mn) |
1 h endurance | 1 h dont 2 * 15 mn en résist. douce |
| 3e semaine |
1 h 30 endurance | 1 h 15 mn dont 2 * 3 km en résist. dure (récup. : 10 mn) |
1 h 30 endurance | 1 h 15 dont 3 * 13 mn en résist. douce |
| 4e semaine |
1 h 15 endurance | 1 h dont 4 * 1 km en résist. dure (récup. : 3 mn 30 s) |
1 h endurance | 1 h 15 dont 3 * 13 mn en résist. douce |
| 5e semaine |
1 h 15 endurance | 1 h dont 2 * 2 km en résist. dure récup. : 5 mn) |
45 mn endurance | 1 h dont 2 * 15 mn en résist. douce |
| 6e semaine | lundi ou mardi 3 * 1 km en résistance dure (récup. : 4 mn) |
mercredi 30 mn endurance |
vendredi 20 mn endurance |
néant |
-vous êtes un pratiquant de haut niveau. Nous avons considéré que vous disposez déjà de vos propres méthodes d'entraînement.
Le semi-marathon n'est
pas une course comme les autres. Comme il se situe, physiologiquement et énergétiquement,
dans la zone de transition entre résistance et endurance, la façon de le préparer
et de le courir est assez différente suivant le temps que vous mettez à
boucler les 21,1 km.
Courir le semi en une
heure et quelques minutes ou en deux heures n'est pas du tout la même
chose. Pour le coureur extrêmement bien entraîné, le semi ressemble
plus à un super 10 000 mètres, alors que pour le coureur moyen il ressemble à
un mini-marathon.
Considérons le problème du ravitaillement en boissons. Le
coureur de haut niveau bien entraîné est tout à fait capable de courir 1 h à
1 h 15 mn sans boire, alors que le coureur moyen a déjà soif après une
demi-heure de course. Cela résulte du fait que l'entraînement intensif permet,
d'une part, de transpirer moins et, d'autre part, de mieux résister à la déshydratation.
Les nombreuses expérimentations avec dosage des pertes en eau et en sels dans
la sueur qui ont été effectuées sur des coureurs de tous niveaux permettent
de dire qu'à effort égal ces pertes sont, en gros, proportionnelles à votre
niveau. Plus vous êtes entraîné et moins vous perdez d'eau et de sels minéraux.
Que ce soit à 50 %, à 75 % ou à 100 %, le coureur peu entraîné est toujours
pénalisé. C'est sans aucun doute "injuste", mais c'est ainsi. Mais,
quel que soit votre niveau, une bonne diététique et un entraînement sérieux
permettent toujours de progresser.
Vous savez d'autre part
que le carburant utilisé par les muscles varie en fonction du niveau d'entraînement,
de la durée et de l'intensité de la course. C'est là, justement, que se situe
la plus grande différence entre l'élite et les autres. Pour les premiers, le
semi se court en gros à 90 % avec le glucose issu des réserves de glycogène,
alors que pour les seconds le pourcentage varie de 70 à moins de 50 %. Moins on
est entraîné, moins nos muscles sont capables d'utiliser le super-carburant
qu'est le glucose. A la place, ils utilisent les graisses (lipides) de réserve,
mais le rendement est moins bon, d'où les performances nettement inférieures.
Quel que soit le niveau, mis à part l'entraînement, la
performance dans un semi-marathon dépend essentiellement de la diététique
suivie les trois derniers jours précédant la course, le niveau du stock de
glycogène. Pour cela, vous connaissez la recette : des pâtes, des pâtes, bien
que le riz soit aussi efficace. Par contre, l'importance du dernier repas avant
la course change du tout au tout suivant votre niveau.
Paradoxalement, plus on
est entraîné et moins ce dernier repas a d'importance. A la limite, un coureur
d'élite ne sera que très peu pénalisé s'il saute ce repas, car son stock de
glycogène est de toute façon très important. En revanche, le coureur moyen
qui a du mal à stocker son glycogène sera extrêmement pénalisé s'il saute
ce dernier repas ou si celui-ci est trop copieux. Pour un semi, tout l'art
consiste à bien doser ce repas, qui sera bien entendu hyperglucidique, à base
de pâtes ou de riz. Entre le trop et le trop peu, vous pouvez vous fonder sur
la règle suivante : plus on va vite et moins il faut manger.
Pour ce qui concerne le ravitaillement en course, tout dépend
du temps qu'il fait et du chrono. Le seul point commun pour tous les coureurs
est que l'on ne mange pas dans un semi. Par contre, pour la boisson, c'est à
vous de voir. Tout dépend de votre niveau : plus vous allez vite, plus vous
pouvez vous passer de boire, que ce soit de l'eau pure ou une boisson énergétique
; et plus vous êtes entraîné et performant, moins vous avez besoin de vous réhydrater.
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