-Marivaux, 1688-
Le 18
e siècle est passionné de théâtre (Voltaire, Rousseau). Diderot et Rousseau ont écrit beaucoup d'articles sur le théâtre (Lettres à d'Alembert). Avec genre définit : comédie/tragédie.
Choix : Marivaux, Beaumarchais (Barbier de Séville, Mariage de Figaro).
Le ton change au 18
e siècle, sensibilité / émotion. Y compris dans la comédie ainsi que le goût de la morale et du bien.
Siècle plus marqué par la séparation entre les deux genres. Goût de l'esprit, donc conscience du langage, jeux sur les mots, donc conscience du
pouvoir de la langue et des mots, peut faire agir. Marivaux aime l'esprit (
Þ sourire de distance). Marivaux n'est jamais tragique.
L'auteur : Marivaux est noble (deux particules), discret sur sa propre vie, il a écrit 27 pièces de théâtre et également,
romancier et journaliste.
Roman : La vie de Marianne et paysan parvenu.
Þ Psychologie et amour pour pièce de théâtre. Il a crée le "spectateur
français" : périodique à l'image d'un périodique anglais. Spectateur : j'observe et je suis en retrait. Il a crée ses personnages mais les regarde de
loin (les voir agir). Marivaux n'a pas beaucoup de succès de son vivant car sa psychologie était trop complexe. Conséquence : comédie larmoyante (on aime
pleurer) on s'attendrit donc on pleure.
Þ Le domaine bourgeois (que crée Diderot). "L'île des esclaves" de Marivaux, un
acte, relation maître / valet, condition sociale. "La colonie"
Þ femme, "la dispute".
Araminte : noble et veuve
Dorante : neveu de M. Rémy
Le comte : prétendant d'Araminte
Mme Argante : mère d'Araminte
M. Rémy : oncle de Dorante
Arlequin : valet d'Araminte
Dubois : Ancien valet de Dorante au service d'Araminte
Marton : servante d'Araminte
Situation initiale : Dorante aime Araminte qui doit se marier avec le comte.
Situation finale : Araminte et Dorante s'aiment et se marient.
Objectif : Il faut qu'Araminte tombe amoureuse de Dorante.
Opposants : Mme Argante, Le comte, M. Rémy qui promet Dorante à Marton et Marton. Araminte n'est, ni pour ni contre, mais rapidement
Araminte va tombée amoureuse de Dorante mais inconsciemment.
Dubois élabore une stratégie pour qu'Araminte aime Dorante.
Þ Comment ses sentiments inconscient vont devenir conscient ?
Victime : Marton.
Acte II scène 10
Le tableau donne un effet d'écho et de redondance. La peinture et le tableau sont une invention de Dubois.
Situation : on explique le passage de la scène 9 à 10. On voit arrivé Arlequin et Dubois, cette scène fait diversion avec la scène
précédente. Ils détournent l'attention du portrait. Intention de Dubois.
Explication :
- Comique, opposition des deux valets
- Dubois manipule tout le monde pendant la discussion
Axe 1
Le comique : Arlequin en opposition avec Dubois.
Arlequin : traditionnel de comédie Italienne
Dubois : traditionnel de comédie Française
Ils sont tout les deux valets mais pas le même type de valets. Arlequin est rare dans les scènes (Acte I sc 8)
Comique traditionnel :
Le fait même que les deux valets se disputent (procédé de farce non original)
Comique de langage :
Arlequin a un seul langage alors que Dubois en a deux.
Comique des injures :
Arlequin traite Dubois de magot (singe), d'ostrogoth, de barbare et d'animal.
Dubois traite Arlequin de butor.
Le désir de Dorante parait de plus en plus acceptable à Arlequin.
Dorante et Araminte "Marivaudent", ils tournent autour du sujet et ne disent rien clairement.
\ Arlequin, son langage = vérité, langage
Arlequin est explicite et s'oppose à :
- Dorante et à Araminte }
implicite (amour)
- Dubois
Car refus de s'engager dans l'amour. Implicite = savoir vivre,
º humour, ne pas parler clairement.
Dubois est conscient des différents niveau de langage
º double jeu (
\ Arlequin
º
simple)
Champ lexical du désir : Arlequin parle cruement : "considérée", "gracieuse", "satisfaction", "l'avait contemplé, de tout son coeur", "réjouit" mais
Arlequin est manipulé par Dubois inconsciemment
º comique.
Conclusion : Fonction du comique :
- mettre fin à la scène 9
- détendre l'atmosphère après la tension de la scène 9
º faire diversion
Axe 2
Scène divisée en deux :
- Il crée un effet de curiosité, suspens avec "si je disais un mot...". Dubois pend des risques car ils veulent tous savoir mais il maîtrise la
situation car il peut ou pas le leur dire, mais il s'arrange pour ne pas le dire. "un mot" est répété cinq fois º
" une lettre" º "cette menace".
- Il explique la cause de la dispute, il dévie l'intérêt véritable, il crée et résout le danger.
Le récit de Dubois est le point de vue qu'il adopte, c'est par colère. Dubois prend le parti de la morale (= maître).
\
Arlequin = parti du plaisir.
Psychologiquement, Dubois est le maître, c'est différent de la place sociale du valet au service des maîtres. "Par hasard"
º
moi je ne l'ai pas regardé ce tableau, je l'ai vu par hasard, je suis bien élevé moi !
2
ème tirade : "madame le voudra ainsi"
Dubois piège Araminte, elle dévoile son amour ou elle enlève le tableau. Araminte s'en sort en minimisant l'importance du tableau
"eh! Que m'importe...."
º elle défend Dorante mais ne dévoile pas son amour, elle ne trompe pas Mme Argante
au niveau de la morale.
Conclusion
Cette scène clos toutes les scènes où il y a le portrait. Le portrait et le tableau sont des stratagèmes de Dubois pour rendre public
l'amour de Dorante. Dubois réussit à montrer au spectateur qu'Araminte bouge un peu.
Þ elle défend Dorante à chaque fois.
Scène diabolique car dispute comique inventé par Dubois pour faire diversion a partir de la scène 9 mais en même temps elle rajoute le tableau.