B-A-BA SUR LES ALIMENTATIONS « PHANTOM »
Certains micros, pour des raisons
de performance, bénéficient d’une électronique
embarquée ( micros à condensateur, micros electret ).
Cette électronique nécessite donc une alimentation.
Elle peut être dans un boitier séparé ( style sacoche
ou sac à dos ), solution vite abandonnée, dans le corps
du micro ou fournie par la console.
C’est dans ce dernier cas que
l’on parle d’alimentation PHANTOM, à condition que celle ci
se fasse par les câbles qui transportent le signal et non par
des conducteurs supplémentaires.
Dictionnaire des
arts médiatiques
:
Alimentation fantôme : Source de tension continue qui circule sur les câbles
audio sans faire partie du signal sonore
Quel est donc le
problème technique à résoudre ?
Il faut fournir au micro une tension continue pour
alimenter l’électronique implantée dans son corps.
Historique :
Les premiers micros à condensateur étaient
équipés d’une électronique à tube. Les
marques de références étaient Shoeps et Neumann.
Ces micros au son superbe ( on pourrait dire inégalé
) sont des pièces rares et recherchées.
Les lampes
( tubes ) nécessitaient une double alimentation ( environ 100V
et environ 5V pour le chauffage du filament ). On utilisait donc des
câbles à 6 conducteurs au moins.
En passant à
la technologie « transistors », on n’a pas spécialement
gagné en taille, pas spécialement non plus en qualité
mais l’alimentation est devenue plus simple, plus légère
et le câble de raccordement a singulièrement maigri.
L’idée d’une alimentation qui se superposerait à la modulation
est née. Le concept d’alimentation PHANTOM est apparu
dès que le procédé a pu être stable, efficace
et sûr.
Sécurité ?
La sécurité, parlons-en ! Par souci
d’économie les fabricants n’hésitent pas à alimenter
toutes les prises micros en même temps : un seul interrupteur
ouvre ou ferme la tension fantôme ( c’est le cas sur ma SECK
12-8-2 ).
Alors attention avant de brancher. Méfiez vous des connexions
"maison". Si ce système est sécurisé, il ne faut pas oublier qu'il
y a un courant assez important qui circule. Donc ayez le réflexe: si je
n'utilise pas de micros spécifiques, je vérifie que l'alimentation fantôme
n'est pas activée.
Comment je résous
ce problème
?
Quelle question ! Je
n’utilise que des micros dynamiques. A la rigueur des micros condensateur
avec une pile logée dans le corps.
Conclusion (qui n’engage que moi) : A court terme, ce type d’alimentation pourrait bien disparaître avec la suprématie sans partage des systèmes HF, en tout cas sur les scènes musicales où on voit de plus en plus de systèmes "sans fil" que ce soit chez les amateurs ou les professionnels.
Exemple : le SHURE BG 4.1 |
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