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| Singe laineux à queue jaune : ( Lagothrix flavicauda ) gravement menacé d'extinction |
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Ce singe laineux pèse entre 6 et 11 kg. Il habite les forêts moites et très humides du Pérou.
L'espèce est très menacée car très chassée pour sa viande. Elle souffre aussi de la restriction de son habitat (due surtout à l'agriculture et les élevages sur ces terres), Ce singe a également été capturé pour le commerce animalier. Curieusement, on le retrouve parfois à proximité de structures humaines.
On pense que la femelle n'a qu'un petit par an.
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| Saïmiri au dos rouge : ( Saïmiri oerstedii ) menacé |
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Ce singe écureuil d'Amérique centrale pèse environ 1 kg. Il vit dans les forêts de la côte Pacifique du Costa Rica et de Panama mais aussi dans les régions cultivées, ces régions lui apportant une nourriture variée : insectes et fruits.
Dans les années 80, le nombre de Saïmiri a décliné dramatiquement due à la déforestation. Les terres destinées à l'agriculture et à la construction sont la raison principale de la menace, mais il y a également les pesticides, le développement important du tourisme, le trafic animalier et les électrocutions dues aux lignes à haute tension sur leur territoire.
Le saïmiri descend rarement au sol c'est pourquoi les fragmentations de son territoire dues aux routes ou aux poteaux électriques par exemple peuvent perturber une colonie. En 1997 on estimait leur population autour de 4000 individus environ (à l'état sauvage dans le monde ).
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| Le Muriqui : ( Brachyteles arachnoïdes , B. hypoxanthus ) |
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Habite la forêt de la côte Atlantique du Brésil. Le Muriqui est l'un des mammifères les plus rares du monde.
Il pèse environ 10 kilos. C'est le plus gros primate de l' Amérique du sud.
Après les colonisations européennes de l'Amérique du sud, le taux estimé de 400,000 était descendu à 3000 en 1971, puis 700 en 1996-97. Plus de 90% de cette forêt à été rasée pour l'agriculture et l'habitat.
De plus l'espèce est chassé pour sa viande par la population locale.
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| L'Ouakari blanc : ( C Calvus ) |
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L'Ouakari pèse moins de 4 kilos. Il vit en symbiose avec les cycles sécheresse-inondations qui caractérise son habitat . On le trouve dans la partie de la forêt inondée par les fleuves des Andes, au Brésil, Colombie et Pérou.
La femelle a un petit tous les deux ans. Sa maturité sexuelle est atteinte à 3 ans ( le mâle à 6 ans ). Elle peut se reproduire jusqu'à l'âge de 11 ans. Si l'Ouakari est en voie de disparition c'est avant tout parce que son territoire rétrécit à grande vitesse. Le trafic des animaux et la chasse pour leur viande est une cause secondaire car la région est peu peuplée et beaucoup d' habitants les jugent trop ressemblant aux humains pour pouvoir les manger . Les brésiliens ont surnommé l'Ouakari "singe anglais" car ils le comparent à un grand buveur de gin.
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| L'Ouakari à tête noire : (C melanocephalus ) |
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Cette espèce à été recensée ( IUCN en 1994 ) dans le basin nord amazonien du Brésil, Colombie et Vénézuela.
Il est chassé dans certaines régions de la Colombie.
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| Le Singe-araignée : menacé dextinction |
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Il existe plusieurs espèces de singes araignées, les plus menacés sont : l' Ateles belzebuth ( Colombie, Peru, Brésil, Ecuador ), Ateles fusciceps (de Panama à Ecuador ), Ateles marginatus ( Brésil).
Ce dernier, endémique aux forêts atlantiques brésiliennes est le plus grand singe du Nouveau Monde. On pense que ses effectifs atteignaient un demi-million au XVIe siècle ; aujourd'hui, cette espèce est au bord de l'extinction, puisque seuls 700 individus subsistent en 1996.
L'énorme accroissement de la population humaine depuis 1800 a provoqué une destruction incontrôlée et généralisée de la forêt atlantique brésilienne, pour l'exploitation du bois, l'agriculture, les activités minières et l'industrie. Aujourd'hui, seuls 2% du couvert forestier originel subsistent : c'est la principale raison du déclin du Singe-araignée. De plus, il a été chassé, et malgré la protection, l'est sans doute toujours localement.
Les 11 populations connues, dont la plus grande est d'environ 100 individus, sont dispersées dans des plantations privées, où leur statut est précaire, et dans des réserves. Elles sont entourées de terres défrichées, et isolées les unes des autres, ce qui pose le problème des échanges génétiques entre populations. La survie à long terme des petites populations semble compromise, à moins peut-être de recourir à des déplacements d'individus ou à des réintroductions. Enfin, la captivité, solution ultime de la conservation des espèces, est mal supportée par le Singe-araignée.
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| Tamarin-lion (L.r. rosalia, Leontidideus r.) gravement menacé d'extinction |
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Le Tamarin est l'un des mammifères les plus rares dans le monde.
Aujourd'hui, le Tamarin-lion est devenu un peu un symbole national au Brésil grâce à la campagne d'éducation pour sa conservation. Le Brésil a pris d' importantes mesures pour la sauvegarde de son habitat.
Le Tamarin-lion pèse environ 0,7 kg. Ce petit singe a une aire de répartition très limitée et des effectifs très faibles: en 1995 on estimait environ 250 individus répartis en deux populations, dans ce qui reste de la forêt atlantique dans l'état de Rio de Janeiro.
Cette forêt de l'est du Brésil a été défrichée à 98%, en raison de l'accroissement des activités humaines (agriculture et bois, mais aussi mines et industries). C'est la cause principale de la quasi-disparition des Tamarins-lions. Ces animaux ont toujours été peu communs, mais ils ne vivent plus maintenant que dans des îlots de forêt isolés. De plus, ils ont été capturés en grand nombre pour les zoos, pour les laboratoires médicaux et comme animaux de compagnie. Ces petits singes sont très vulnérables aux maladies contagieuses humaines. Les Tamarins Ils sont maintenant protégés par la CITES.
La réserve de Poço das Antas a été créée pour cette espèce en 1974, mais des recherches ont montré que même là, une partie de l'habitat ne leur convient pas. Heureusement, il existe environ 500 Tamarins-lions dans les zoos du monde entier et la reproduction en captivité est maîtrisée. Des réintroductions ont réussi dans la réserve et des jeunes sont nés de parents relâchés.
Grâce à cette méthode de réintroduction, la population dans les réserves peut s'accroître. De 1984 à 1992 on a constaté un pourcentage plus élevé de naissances en milieu naturel provenant de parents réintroduits. En 1998 on estime à 800 le nombre de Tamarin-lions vivant à l'état sauvage ( comprenant les 250 provenant de programmes de réinsertion ). Ces 800 "survivants" sont répartis dans 17 "morceaux" différents de forêts !
D'autres espèces de Tamarins-lions sont très menacées pour les mêmes raisons: le Tamarin-lion de Caixa (Leontopithecus caissara), le Tamarin-lion à croupe dorée, (L. chrysopygus), par exemple. L'expansion humaine se poursuit, et même les réserves où ils vivent sont exploitées par les agriculteurs et convoitées pour des projets de routes, de voies ferrées et de barrages.
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| Oustiti Oreillard : menacé |
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Le Ouistiti oreillard, endémique aux forêts atlantiques du sud-est du Brésil, est un des singes les plus petits : il mesure moins de 30 cm, et pèse entre 230 et 460 g. Son aire de répartition a beaucoup diminué, car la déforestation a détruit la majorité de son habitat. En effet, la forêt Atlantique brésilienne a été détruite à 98% pour le bois, l'agriculture et les activités minières, surtout depuis l'expansion économique qui a suivi les années 1960. Le Ouistiti oreillard n'existe plus que dans deux aires protégées, dont l'une a une surface de 50 ha seulement, et a disparu d'au moins deux parcs nationaux.
La mise en place de stratégies de conservation efficaces passe par des études écologiques, des recensements de population, et un programme de reproduction en captivité.
Plusieurs espèces de ouistitis sont gravement menacés comme : Le Callithrix aurita, Callithrix flaviceps
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| Gorilles : menacé
dextinction
Plus de 100 000 Gorilles vivent actuellement en Afrique. Si l'espèce ne semble pas menacée à court terme, de graves problèmes se posent localement. La chasse a longtemps été la principale menace, mais actuellement, le danger vient de la destruction de l'habitat par l'exploitation du bois et par le défrichement pour l'agriculture ou le pastoralisme. |
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Les trois sous-espèces sont très inégalement menacées :
Les gorilles des plaines occidentales (gorilla gorilla gorilla) : Le nombre exact nest pas connu car leur recensement au plus profond de la forêt tropicale se révèle extrêmement difficile.
Le Gorille de plaine de l'Est (G. g. graueri) : les effectifs sont évalués à plus de 5000 individus, il est protégé pour le moment par son habitat, une forêt encore peu convoitée.
Enfin, la troisième sous-espèce, celle de montagne (G. g. beringei), compte moins de 400 individus ( ?), et son habitat est très convoité par la population humaine.
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| Les gorilles de montagne : ( Gorilla g. beringei ) en danger |
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Parmi les grands singes, lespèce la plus menacée reste le gorille de montagne. ( situation critique ! )
Les dernières populations de gorilles de montagne sont concentrées dans une région de la chaîne volcanique des Virungas, à la jonction de trois pays voisins : la République démocratique du Congo, le Rwanda et l Ouganda.
Ces pays ont été confrontés à linstabilité politique, guerres civiles, au cours des dernières décennies. En 1968, le gouvernement ruandais, en proie à des problèmes économiques grandissants, convertissait en terre agricoles un tiers du plus vieux Parc National des Volcans.
Les forêts brumeuses de ces régions volcaniques abritent moins de 600 gorilles de montagne, qui figurent sans doute parmi les animaux les plus surveillés de la planète. Les scientifiques lont abondamment étudié depuis les années 50. A présent il est possible pour les chercheurs et les gardiens du parc didentifier chaque individu.
La reproduction des gorilles est lente. La femelle est fertile après l'age de huit ans, elle donne naissance à un seul bébé qui doit être sevré c'est à dire atteindre l'age de trois ou quatre ans avant que la mère puisse concevoir à nouveau. Son temps de gestation est de huit mois et demi. Même si une femelle peut donner naissance jusqu'à dix gorillons au cours de sa vie, il faut penser que le taux de mortalité des petits peut être important.
Les gorilles de la forêt impénétrable de Bwindi ont longtemps été considérés comme des gorilles de montagne. Mais, assez récemment, certains scientifiques qui ont observé de près leur comportement, leur aspect et leur anatomie, pensent quils sont plutôt apparentés au gorille des plaines orientales. Le débat fait rage, la population du «vrai » gorille de montagne serait limitée aux Virungas et ne compterait que 275 individus au derniers recensements.
Dans les années 1970-1980, l'écotourisme d'observation des Gorilles de montagne est devenu la première source de devises du Rwanda (3 à 5 millions de dollars par an). Le gouvernement de ce pays a donc pris des mesures efficaces pour sauver ses derniers Gorilles. Cependant, la guerre civile est survenue : les touristes ne venaient plus, des Gorilles ont été tués, et les réfugiés ont dû utiliser pendant des mois les ressources des parcs nationaux. Il reste de l'espoir pour le Gorille de montagne, mais les troubles au Zaïre ne favorisent pas la reprise de l'écotourisme. L'avenir de cette sous-espèce dépend donc beaucoup de la situation politique de la région des Grands Lacs.
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| Le Bonobo : menacé dextinction |
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Découvert en 1920, ne vit que dans les forêts du centre du Zaïre. Ses effectifs, estimés à 54 000 en 1973, n'étaient plus que de 10 à 20 000 en 1996.
Certaines populations ont disparu à cause des dégradations de l'habitat (agriculture sur brûlis et exploitation forestière), de la compétition avec l'homme pour les ressources alimentaires, du développement économique et de la perte des tabous qui protégeaient localement l'espèce. D'autre part, beaucoup de Bonobos ont été capturés pour les zoos et la recherche, et la chasse reste importante. Les compagnies forestières ouvrent des pistes qui donnent accès à des zones autrefois reculées, et leur main-d'oeuvre subsiste largement grâce à la chasse commerciale. Comme le taux de reproduction des Bonobos est faible, les petites populations isolées ne peuvent se maintenir quand la pression de chasse est élevée.
L'espèce est protégée, mais comme la loi n'est
pas appliquée, elle est sans effet. Améliorer la protection dans le parc de Salonga,
créer de nouvelles réserves et effectuer des recensements pour mieux connaître les
populations sont les principales mesures à prendre pour la sauvegarde du Bonobo.
Cependant, la situation politique instable du Zaïre ne favorise pas ces actions : une
réserve avait été établie par des chercheurs à Wamba, mais ils ont dû l'abandonné
pendant deux ans à cause de l'insécurité. Quand ils sont revenus, certains Bonobos
avaient été tués.
Les combats de la guerre civile en République démocratique du Congo ont coupés leur
aire de distribution en deux. De nombreux Bonobos ont été abattus pour être mangés par
des réfugiés se cachant dans la forêts.
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| Orang-outan : ( Pongo pygmaeus et Pongo pygmaeus abelii ) vulnérable |
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Limité à des aires précaires à Sumatra (Pongo p. abelii ) et Bornéo (P.p. pygmateus). En Brunei, Indonésie et Malaisie.
Ce grand singe forestier ( 50 kg, parfois 90 kg ) descend rarement au sol, ce que certains chercheurs ont interprété comme une adaptation à d'anciennes interférences avec les hommes. Il y avait en 1993 entre 12 300 et 20 600 individus à Bornéo, et 9200 à Sumatra. En 1998 il en reste entre 18 et 20 500 à l'état sauvage dans le monde.( AZA )
L'Orang-outan a toujours été exploité. Les hommes préhistoriques le chassaient pour sa chair, jusqu'à l'extinction localement, et à Bornéo il servait de substitut pour les chasseurs de têtes.
Autrefois il sillonnait les plaines boisées du Nord jusquen Chine.
Dans les années 1960, les effectifs ont été décimés par les demandes de jeunes animaux pour les cirques et les zoos (la capture d'un jeune exige que l'on tue sa mère, et beaucoup meurent pendant le voyage). Malgré la protection de l'espèce, les jeunes continuent d'être capturés localement.
Aujourd'hui, la principale menace est la destruction de l'habitat, notamment pour l'agriculture et les activités minières.
L'espèce suscite beaucoup d'intérêt de la part du public et des conservationnistes. Sa sauvegarde passe par la protection des habitats et la gestion des réserves. Un projet de déplacement d'Orangs-outans dans des zones protégées est en cours. D'autre part, les jeunes confisqués à des braconniers vont dans des centres de réhabilitation en vue d'être relâchés. Comme les jeunes apprennent tout de leur mère, ils mourraient s'ils étaient simplement relâchés dans la forêt. Il faut donc patiemment jouer le rôle de la mère et leur apprendre la vie dans la forêt. Ces programmes sont importants au plan éducatif, et aussi parce que les Orangs-outans recueillis sont habitués aux hommes et attirent les touristes, sources de devises.
La population d'Orang-outans à été très affectée par les feux en Indonésie en 1997. Etant privé d'habitat, des dizaines de grands singes ont été abattus lorsqu'ils essayaient de se nourrir dans les plantations. Là encore les centres de réhabilitation sur l'Ile de Bornéo recevaient de nombreux bébés orangs-outans devenus orphelins.
Du point de vue de la conservation, les orangs-outangs sont extrêmement vulnérables du fait de leur taux très bas de reproduction. Les femelles ne mettent bas que dès lâge de 12 ans et attendent entre quatre et six ans avant davoir un autre petit. La viabilité des populations dorangs-outans a fait lobjet de modèles théoriques qui ont démontré quune très légère augmentation de la mortalité -par exemple 1 % de plus que la mortalité naturelle, qui est de 1,5 % - suffirait à faire disparaître lespèce en 30 ans . La même analyse a indiqué que les femelles adultes sont plus fragiles.
Lorang-outan est considéré comme vulnérable mais certaines de ces populations sont au bord de lextinction.
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| Le Gibbon cendré : (Hylobates muelleri) gravement menacé dextinction |
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Ce grand primate de plus de 80 cm, est sans doute le plus rare et le plus menacé des gibbons. Il est confiné à certaines forêts du centre et de l'ouest de Java en Indonésie. Les effectifs sont estimés entre 2400 et 8000 individus. En 1995 on a recensé 3000. (Nijman & van Balen)
L'île de Java est un des points les plus chauds de la planète en matière de destruction des forêts. Les densités humaines y sont si fortes (plus de 800 habitants/km2, 8 fois plus qu'en France) que les terres manquent aux paysans. La végétation naturelle de Java a été détruite à 90%, ce qui correspond à la perte de 98% de l'habitat de ce gibbon. Elément aggravant, le Gibbon cendré est également chassé. Son comportement reproducteur le rend particulièrement sensible aux dégradations de son habitat : il est monogame et a besoin d'un territoire pour se reproduire. Un adulte dont le partenaire a été tué aura beaucoup de mal à en retrouver un, et si le territoire d'un couple est passé à la tronçonneuse, il lui faudra en retrouver un autre avant de pouvoir se reproduire. En 1977, les effectifs étaient estimés à 20 000 individus, et ont donc décliné de 60 à 88% en 20 ans.
Il serait intéressant d'obtenir la reproduction en captivité, mais la protection de l'espèce dépend avant tout de la création et de la bonne gestion des réserves. La réserve de Gunung Halimun possède la plus grande population de Gibbons cendrés (850-1300 individus en 1992), mais seulement trois gardes assurent la surveillance de ces 40 000 ha.
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| Douc : ( Pygathrix nemaeus ) menacé |
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Ce grand singe (110-150 cm avec la queue) se nourrit principalement de feuilles et de fruits. Il vit dans la forêt pluviale tropicale, et reste mal connu. C'est un bon exemple d'espèce dont on suppose qu'elle est menacée, car on sait que les destructions de l'habitat et la chasse sont importantes là où elle vit. On dispose cependant de peu d'informations : la chasse par exemple n'est pas contrôlée, et il est probable qu'elle soit excessive depuis longtemps. En effet, son habitat (la forêt dense) et la situation politique (guerres du Vietnam et du Cambodge) rendent difficiles les recherches scientifiques et la mise en place de stratégies de protection.
En 1967 on connaissait presque pas le Douc, on pensait qu'il vivait en Chine, Laos et au Vietnam. Au début des années 80, on en a découvert uniquement au Laos et au Vietnam. En 1996 il a été repéré également au Cambodge et en Chine. Le Douc à souffert de la guerre et de l'activité militaire, il est chassé pour sa viande, et souffre de la déforestation.
Une étude du régime alimentaire de cette espèce a été réalisée pour connaître plus précisément ses besoins et pour déterminer les espèces d'arbres dont il a besoin dans son habitat. D'autres études sur l'écologie et le statut de l'espèce sont nécessaires afin de formuler des mesures de conservation efficaces.
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| Macaque de Celèbes : ( Macaca nigra ) menacé |
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Les Celèbes sont entièrement noirs avec une queue très courte et une houppe de poils longs sur la tête. Ils habitent la forêt tropicale de Sulawesi en Indonésie. Ils sont chassés par la population locale. Sa viande est très appréciée par certains chrétiens le jour de Noël. Les populations de Celèbes ont diminués de 60% en dix ans.
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| Macaque à queue de lion : ( Macaca silenus ) menacé |
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Ce macaque à queue de lion vit dans les forêts denses montagneuses, surtout dans le sud ouest de l' Inde. Il pèse de 7 à 15 kg. La menace due à la disparition de son habitat est très importante. Il a longtemps été commercialisé pour les parcs zoologiques et comme animal de compagnie. Son commerce est à présent interdit.
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