Bienvenue à « Waste City »
Écrit pour le journal du cours de projets de communication (secondaire 5), le "Vol au vent".
Nous sommes les disciples du gaspillage. Nous vénérons ceux qui gaspillent le plus (dont nos voisins du sud), pire, nous nous mettons comme but de gaspiller autant qu’eux. Vous ne me croyez pas ? Alors lisez la suite.
Premièrement, qu’est-ce qu’il y a de plus ridicule que la mode ? Eh oui, ces mêmes gens qui disent vouloir être originaux et différents, dépensent une fortune pour être « à la mode » COMME TOUT LE MONDE. Comme disait l’annonce : « Gang, allume ! ». Jeter autant d’argent par la fenêtre, c’est dangereux ! (Surtout qu’un dix cents lancé d’un 12e étage arrive au sol avec une vitesse de 100 km/h et peut potentiellement tuer un passant.) En plus, le syndrome d’être premier à acheter quelque chose mène à un gaspillage de temps. Pourquoi attendre en ligne pendant des heures seulement pour être parmi les premiers à voir un film ou acheter un disque ou un livre ? Ce n’est pas comme si votre nom ira dans le livre Guiness des records ! Mais ce n’est pas le pire.
Le pire, c’est le gaspillage relié à la technologie. Oui, vous savez, quand les gens achètent le nouveau baladeur-MP3/CD 44kHz à capacité de 32Mo pour remplacer leur baladeur-MP3/CD 44kHz à capacité de 30Mo acheté il y a 4 mois. Surtout qu’ils ne savent même pas ce que ça veut dire 2Mo ! Et le gouvernement qui va payer la moitié d’un accès internet à haute vitesse pour une famille à faible revenu alors que celle-ci (qui, admettons-le, a d’autres choses à payer de plus important) peut se procurer quand même sans aide du gouvernement un accès à basse vitesse GRATUIT.
Encore là, je ne parlais que de gaspillage d’argent. Mais il y a aussi un gaspillage de ressources. Sans être écologistes à l’extrême, on pourrait quand même réfléchir avant d’agir. Quoi que sur ce point-là, les compagnies ne donnent pas l’exemple. Si au St-Hubert, on vous sert un dessus de pain hamburger avec votre poulet, vous êtes-vous demandés ce qu’ils font avec le DESSOUS ? Pourquoi chez Tim Hortons ne servirait-on pas, comme à la cafétéria de l’école, même les muffins horriblement déformés ? Pourquoi de simples jouets (placés dans un sac de plastique scellé, au milieu d’un énorme bloc de styromousse, dans le fond d’une boîte de carton occupant déjà le triple du volume du jouet, emballée finalement d’une couche de plastique aussi difficile à ouvrir que la porte de la caravane du Collège) devraient être protégés davantage que les momies de l’Égypte ancienne ?
Bref, il suffit seulement d’un bon sens élémentaire pour mieux profiter de l’environnement et de son temps. Si le proverbe dit que « Abondance de bien ne nuit pas », le problème est que tous ne peuvent pas vivre dans l’abondance. De toute façon, quand on a trop de tout, chaque chose perd de sa valeur, n’est-ce pas ?