Vous trouverez ci-dessous quelques informations sur le remontoir d'égalité :
Voilà une définition, trouvée sur le site http://timeuhren.free.fr/dictionnairefr.htm, qui va bien :
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REMONTOIR D'ÉGALITÉ |
Dispositif permettant, au moyen d'un ressort principal, d'armer un ressort secondaire ou de remonter un poids à intervalles de temps réguliers et relativement rapprochés. Grâce à ce dispositif, il est possible d'utiliser comme force motrice la section d'un ressort moteur qui délivre une force pratiquement constante au rouage d'une montre ou d'une pendule. Le remontoir d'égalité permet également d'utiliser des poids comme force motrice d'une pendule de cheminée ou d'un régulateur de bureau. Les poids étant remontés à intervalles réguliers par le ressort principal, il n'est plus nécessaire de disposer d'une grande longueur pour leur course. |
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Ci-dessous quelques pages tirées d'un merveilleux livre d'ALFRED UNGERER, qui m'a été offert par Monsieur BOUTRY, directeur de la société UNGERER, dans les années 80. Cette société était chargée de l'entretien de l'horloge astronomique de STRASBOURG, que j'ai eu le rare privilège de visiter de l'intérieur ! Je crois que la société UNGERER à été rachetée par BODET. |
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CHAPITRE IV . |
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| forgés et limés à la main. Berthoud signale une horloge dans laquelle on doit avoir employé comme force constante un ressort qui est remonté par le rouage de sonnerie 1). Afin d'obtenir une marche plus uniforme, on décompose le rouage de mouvement d'une horloge d'édifice en deux parties distinctes : un mécanisme régulateur à marche per- manente, et un rouage moteur fonctionnant par intervalles. Le premier n'a d'autre fonction que de faire marcher l'échap- pement et de déclencher le rouage moteur aux moments voulus. Le rouage moteur actionne les aiguilles extérieures, et remonte la force motrice du mécanisme régulateur. Cette force motrice qui fait marcher la roue d'échappement étant constante, et n'ayant plus de résistances variables à vaincre, les oscillations du pendule deviennent sensiblement uni- formes, et la marche plus exacte. Cette force est constituée soit par un poids, soit par un ressort, dont le remontage doit avoir lieu sans que l'échappement s'en ressente ; aussi les organes en question doivent-ils être disposés en consé- quence. L'intensité de la force constante doit être choisie selon la force nécessaire au déclenchement du rouage moteur, et ce déclenchement doit exiger le moins de force possible afin de ne pas fatiguer inutilement l'échappement. Le rouage moteur doit êtrei construit d'une façon ro- buste, et selon l'importance des aiguilles ou des transmis- sions qui sont à actionner, tandis que le mécanisme régula- teur peut être d'une construction plus subtile. La vitesse de fonctionnement du rouage moteur est réglée à l'aide d'un volant à ailettes, placé sur l'arbre du dernier pignon ; 1) BERTHOUD, bibl. n° 9, t. 2, p. 40. « Une ancienne horloge d'Allemagne, qui fut faite vers 1600, et dont le balancier était à foliot, ce qui prouvait son ancienneté, appartenait à M. le président de LUBERT ; elle sonnait les heures et les quarts et était astrono- mique, chose remarquable pour ce temps. Les chevilles de la sonne- rie remontaient à chaque quart le ressort du mouvement qui était dans un petit barillet. Cette invention n'avait été appliquée à l'horloge par son auteur que pour lui donner plus de régularité, en faisant tirer le rouage de mouvement par une force plus égale. L'invention du remontoir d'égalité est donc fort ancienne, et l'hor- loge faite en Allemagne, vers 1600, est la première connue où cette innovation ait été appliquée ». 91. |
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| lorsqu'il s'agit d'actionner des aiguilles de très grande dimen- sion, la marche du rouage moteur doit être un peu ralentie afin que les aiguilles ne reçoivent pas d'élan. Si on veut ralentir sensiblement ce mouvement, on peut employer soit des ailettes plus grandes, soit un pignon accélérateur en plus, soit un engrenage à vis sans fin ; cette dernière solution nécessite un très fort surcroît de force et un graissage abondant. Les horloges à remontoir d'égalité nécessitent un poids moteur plus lourd que les rouages ordinaires, parce que l'avance par saccades des aiguilles extérieures demande plus de force que l'avance lente à chaque oscillation du pendule, tel que c'est le cas aux rouages ordinaires. Le poids doit être suffisamment lourd, afin que l'avance du rouage moteur se fasse avec sûreté, mais non d'une manière trop brusque. Aux horloges à remontoir d'égalité la. transmission des aiguilles ainsi que le dispositif de mise à l'heure restent immobiles pendant un certain temps. Pour les horloges à sonnerie il faut donc veiller à ce que l'étoile qui déclenche le rouage de sonnerie soit exactement mise au point, de manière à ce que le levier de déclenchement retombe lorsque le rouage moteur a décrit la moitié de son parcours normal en question. Si ce levier retombait au début ou au dernier moment du mouvement de l'avance, le dé- clenchement ne s'opérerait pas avec la sûreté nécessaire, et pourrait avoir lieu soit déjà à l'avance précédente, soit seulement à l'avance suivante du rouage moteur. On re- connaît le mieux le moment précis du déclenchement en retenant le volant à ailettes du rouage moteur lorsqu'il doit se mettre en marche et en le laissant avancer tout len- tement sous l'action du poids moteur. Si on néglige ce point, le rouage de sonnerie peut être déclenché une deuxième fois, lorsque le levier de déclenchement vient se replacer sur la crête de l'étoile de déclenchement, au lieu de tomber dans le creux de l'étoile. Actionnement des aiguilles par un rouage de sonnerie. Le remontage de la force constante du mécanisme- régulateur peut également être réalisé à l'aide du rouage 92 |
| de sonnerie ; Schwilgué adopta ce principe dans quelques horloges d'édifce, construites vers 1830, qui fonctionnent actuellement encore et dont le rouage de sonnerie des quarts actionne la transmission des aiguilles. Pour ces installations Schwilgué employa généralement des aiguilles à heures, dont l'avance a lieu de 5 en 5 minutes. A cet effet le rouage des quarts est déclenché toutes les cinq minutes par le rouage- régulateur, et fait décrire à chaque reprise l /12 de tour à la transmission verticale, dont le mouvement est ralenti dans le rapport i : 12 pour l'actionnement des aiguilles extérieures. La transmission est actionnée à l'aide de roues d'angle et d'un pignon a de 24 dents (fig. 60) qui engrène avec les quatre séries de 6 dents du cercle b ; ce dernier est fixé contre la roue motrice du rouage des quarts, avec la- quelle il décrit un tour en une heure, et qui porte les dix rouleaux de levée c. Ces quatre séries de 6 dents sont placées à des intervalles inégaux entre eux et correspondant res- pectivement à 1/10, 2/10, 3/10 et 4/10 du chemin total que le cercle b et la roue motrice décrivent lorsque le rouage sonne 1/4, 2/4, 3/4 et 4/4. Lorsque, dans l'espace d'une heure, le cercle b a décrit un tour, les 4x6 dents auront 93 |
FIG. 60. — Schéma du cercle de retenue d'un rouage des |
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Jean Claude Sulka maître horloger, bijoutier
créateur,
36 rue de Juranville, B.P. 91, |