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Les rites Quelques lieux sacrés |
Les vestiges découverts par les archéologues permettent d'affirmer que la civilisation aborigènes existe depuis 40000 ans, néanmoins, son histoire connue est beaucoup plus brève, puisqu'elle débute avec les premiers explorateurs de ce continent, les Hollandais. En 1628, les premiers navires hollandais approchent des côtes australiennes. Une flotte sera envoyée, mais comme elle fera naufrage, aucune colonie ne s'établira et l'idée sera abandonnée. En 1770, James Cook débarque à lest de lAustralie, à Botany Bay. A ce moment, la population aborigène est estimée à 350000 individus répartis en 680 tribus, parlant 500 dialectes, dérivés de 200 langues, se déclinant comme le latin. En 1178, le capitaine Phillip débarque avec 750 forçats, dont 200 femmes. Quelques jours plus tard, La Pérouse débarque avec lAstrolabe et la Boussole. Toutefois, la France refuse de légitimer lannexion de la moitié ouest de lAustralie par St Allouan (le 29 mars 1779). Cette colonisation sera une catastrophe à plus dun titre pour lAustralie : les aborigènes sont perçus comme des sous-hommes et chassés, purement et simplement. De plus, les animaux européens qui sont importés vont se multiplier très rapidement, au détriment de la faune locale. De 350000, la population indigène va chuter à quelques dizaines de milliers, à cause des massacres certes, mais aussi parce que les femmes refusent de donner la vie dans un tel monde ! Actuellement, le nombre daborigène se situent dans les trois cent mille, dont 70% de sang-mêlés. Lorsque lAustralie se désolidarise du continent préhistorique Godwana, le phénomène se produit avec un minimum de secousses sismiques et autres drames telluriques, ce qui fait que le continent est grosso modo inchangé depuis six cent millions dannées. La terre est fortement hostile : 43% de la surface se compose de désert ou de terres arides, 20 % de terres semi-arides, et 7% de roche nue. Plus des deux tiers du continent ne sont pas favorable à la vie. Dont Uluru, plus connu sous le nom dAyers Rock (signifiant le " coeur mort " ou le " coeur rouge ") Les sous-sol sont riches en mines dor, de pierres précieuses, de minerai et duranium (n°1 mondial pour le fer et la bauxite). La configuration des vents soufflant sur le continent fait que vu davion, les dunes forment un tourbillon à léchelle de cette île gigantesque. Finalement, une dernière particularité remarquable. La grande barrière de corail, située à lEst de lAustralie : 2000 km de long, constituée uniquement de polypes minuscules. Le monde aurait été formé par des Grands Ancêtres (ou Grands Initiés). Ils existaient avant, assoupi dans un sommeil éternel, et séveillèrent pour former le monde. Cette époque est connue sous le nom dAlchéra, Alchéringa ou le temps du Rêve en Aranda. Cest durant cette période que les Grands Ancêtres vont modeler le monde au gré de leurs voyages. Ces voyages sont le coeur des cérémonies religieuses aborigènes. A noter que ces Ancêtres ne créèrent pas le monde, mais se contentèrent de le transformer à partir de quelque chose de préexistant. De même lhomme est issu dun être informe, monstrueux, et au fur et à mesure de sa transformation physique, une transformation spirituelle sopère. Lorsque les Ancêtres furent fatigués de leurs voyages, ils retombèrent dans leur sommeil dorigine, disparaissant dans le sol, ou se métamorphosant en rochers, en arbre qui deviendront par la suite des sites sacrés (pmara kutata). Seuls les initiés peuvent sen approcher après avoir accompli les rituels nécessaires. Non seulement les Ancêtres formèrent le monde, mais aussi ils créèrent la civilisation, dotant lhomme de ce quil devait savoir pour survivre, mais aussi sélever spirituellement. Et ils édictèrent une loi : " Voici votre pays ; vous ne devez jamais le quitter, et toujours veiller à ce quil reste inchangé. " Dans lesprit aborigène, lhomme appartient à la terre, et non linverse. Ce qui fait que le concept de quelquun quittant son pays pour en envahir un autre est un pur sacrilège. De fait, les paysages sont la biographie et larbre généalogiques des Grands Ancêtres. Et cest pour cette raison quil nexiste pas de site cultuel " construit ". Lorsque les Ancêtres sendormirent, ce fut la fin du temps du Rêve. A ce moment, le monde était tel quil est maintenant, laissé à la garde de lhomme. Il est à noter que suivant la tribu, les noms et leur attributs diffèrent, doù dapparentes contradictions ou des redondances dans les fonctions. Nurrundere ou Martunmere donna aux hommes les armes de guerre, de chasse, mais aussi institua les rites propres à la vie et la mort. Nurelli aurait fait le pays. Ngunyari, héros, parle à travers le bruit des " bull-roarers ". Bundjil, Baamé, Daramulun, Mungan-ngaua portent le titre de père. Lutilisation de ces noms est réservé aux initiés, en présence dautres initiés exclusivement. Un exemple de mythologie, celle des Unambals Au début existaient Walanganda, représentant le ciel, la voie lactée, et Ungud, le grand serpent arc-en-ciel, assimilé à la terre et à leau. Une nuit, Walanganda rêva. Il lança du ciel une " force spirituelle " et lui donna la forme dimages qui furent projetées sur les murs des grottes. Ces images furent les centres spirituels de ces Etres, et à partir de ces dessins, les wondjinas furent physiquement créés. Chaque être serait habités de deux âmes : la mortelle (jallala), accédant à lêtre au moment de la conception, et limmortelle (jajaru), particule de vie de lancêtre, reçue par la femme enceinte. Cest cette dernière qui va façonner les traits physiques de lindividu et le doter de sa personnalité, faisant de lui peu à peu un homme parfait (signifiant complet, un initié). Le père va trouver cette âme immortelle durant un rêve, alors quelle existe dans un lieu bien défini, attendant de se réincarner : la procréation nest pas due exclusivement à lacte sexuel. Avant sa naissance, lhomme est purement spirituel. A sa naissance, il est uniquement profane, et a oublié ce quil était. Tout au long de sa vie, à travers diverses initiations, il va réapprendre ce quil était, se ritualiser jusquà sa mort o il redevient spirituel. Le but des initiations est de faire passer le profane dans le monde sacré. La première initiation a lieu entre 6 et 14 ans, et elle dure de quelques mois à trois ans. Séparé de sa mère, lenfant fait se premier pas dans le monde spirituel, par une mort symbolique du profane (scarification, circoncision,...). La deuxième initiation a lieu à 25 ans o il reçoit sa tjurunga (bull-roarer). Et ce nest quà 35-40 ans quil connaîtra tous les rites et tous les chants. Linitiation est lapprentissage de ce quil a été. Homme et femme bénéficient dinitiation différentes, et secrètes pour le sexe opposé. Et chacun bénéficie de sites sacrés réservés à son sexe. De nombreux rituels sont la répétition daction exemplaires faites par les Ancêtres lors du modelage du monde. Par la répétition de ces actes, les initiés régénèrent le monde (par exemple, les rituels de multiplication). Une autre conception de lhomme le dote de trois âmes aux destinées différentes à la mort de lindividu. Lune retourne à son centre totémique en lattente dune renaissance (la particule immortelle), la seconde, mogwo, est un esprit joueur lié à un certain lieu, finalement, la troisième se rend au pays des morts pour fusionner avec les êtres créateurs. Il subit une initiation particulière qui fera de lui lunique interlocuteur dUngud. Cest dailleurs par son entremise quil bénéficie de pouvoir magique. Cette initiation se caractérise entre autre par deux étapes : à un moment donné, il doit absorber des cristaux dans son corps (ils sont avalés ou insérés dans sa peau) ; et il doit pénétrer dans une tombe où un mort va laccueillir. Haut lieu sacré des Anangus. Le serpent arc-en-ciel Yurlungur dort dans lun des bassins du sommet, prêt à conférer des pouvoirs magiques au grand sage qui aura su passer les épreuves. Malgré les mises en garde, régulièrement des touristes sont victimes daccident (parfois fatal) en escaladant Uluru. Trente-deux dômes situés à 32 km dUluru. Les Anangus accordent laccès à certains sites sacrés en échanges de royalties. Si cela peut sembler sacrilèges, dans leur esprit, la Terre-Mère continue à subvenir à leur besoin, sous une forme différente. Parc national à la faune exceptionnelle, déclaré marécage dimportance internationale. Il est encore peuplé de 300 Gagadjus, dont lancêtre est le crocodile géant Ginga. Le site dUbir, contient des fresques datant de 20000 ans, o figurent les différentes formes de vie animale, leur relation à lhomme, ainsi que la venue de " bâton-qui-tuent ". De nombreux sites sont interdits au non-initié, et à plus forte raison au touriste. Un détail problématique : le site contiendrait 10% de luranium mondial... Voici quelques caractéristiques des différents styles aborigènes. LArt Mimi, se caractérisent par des silhouettes filiformes. Cet art est attribué aux héros civilisateurs, et est associé à lénergie vitale sacrée. La peinture " rayon X ", où les organes internes sont représentés, signifiant le rôle de nourriture, de gibier. Elle utilisée dans les rites favorisant la multiplication de lespèce représentée. Le style Wandjina aux grands visages auréolés, sans bouche. Ces dessins sont attribués aux Grands Ancêtres : avant de disparaître au moment de leur sommeil, ils se dessinèrent, puis se dissolvèrent, leur corps astral se diluant dans la roche ou un point deau avoisinant. Ces dessins sont devenus des lieux de pèlerinage et ils sont régulièrement repeints. Il sagit dune des îles habitées les plus australes avant la zone Antarctique. Elle servit dans un premier temps de bagne pour les criminels les plus endurcis, les plus dangereux dAngleterre. Lhomme blanc y a entièrement exterminé lhomme brun de Tasmanie (1874 mort du dernier Tasmanien, 1876 mort de Triganini, la dernière Tasmanienne). Néanmoins, des Australiens habitant la Tasmanie se réclament comma ayant des Tasmaniens dans leurs ancêtres et exigent le retour de leurs terres sacrées ancestrales. Alors quil ny a pas si longtemps encore, avoir du sang Tasmanien était plutôt perçu comme une tare. En examinant la mythologie aborigène à travers le prisme de Nephilim, on ne peut sempêcher de voir certaines coïncidences. Tout dabord cette conception dune âme duale, dont la partie immortelle appartiendrait à un ancêtre qui sincarnerait dans un cycle sans fin. Et lhistoire de ces ancêtres qui se seraient dissous et incarné en rocher, en arbre. Quand à la force venue du ciel qui incarna les wondjinas, cela pourrait-il être le météorite dorichalque qui força les Déchus à sincarner dans les hommes. Sans compter que la multiplicité des mythes rend difficile la recherche de la vérité occulte : autant de fausses pistes, et les parallélismes évidents ne conduisent peut-être quà un cul-de-sac, égarant le chercheur dans une impasse ésotérique. Une manipulation des Pendus : basé sur la dualité de lâme, et la démarche volontaire du père allant chercher la particule de lancêtre pour quil aille habiter son enfant. Un télos héréditaire marquerait chaque lignée, et les initiations nauraient dautre but que de concilier le Nephilim et lhumain co-habitant dans le même corps. Les aborigènes seraient alors une civilisation désignée pour atteindre le Sentier dOr par une autre voie : fusionnée Nephilim et Homme par un long rituel. LAustralie aurait été lendroit rêvé pour une telle expérience : éloignée de tout (cet éloignement aurait même pu être facilité), loin des influences des Arcanes mineures ou majeures, une poignée de Nephilim aurait pu y conduire ses expériences en toute quiétude. A limage des Bohémiens, les Aborigènes seraient un peuple élu. Nous pouvons aussi y voir linverse : plutôt que des Nephilim faisant des expériences sur des hommes, ces derniers, héritiers dun savoir hermétique auraient appris à enfermer des Nephilim en eux-mêmes faisant deux des stases vivantes, leur permettant de puiser dans les Ka-éléments de linfortuné. Le débarquement de La Pérouse à bord de deux navires appelés lAstrolabe et la Boussole font penser à un Pérégrin qui aurait pisté ou découvert un royaume, mais aurait décidé de le quitter, soit par crainte, soit pour ne pas le déranger. A moins quil ne fut dune Arcane mineure, naviguant sur des nefs magiques. Quand à la traque et à la déchéance des aborigènes, imaginons un instant quun Sélénim voyageant avec les bagnards (une source importante démotions violentes, voire de déséquilibrés du à des manipulations Sélénims) débarquât en Australie. Il y découvre un pays vierge de ses frères (est-ce possible ?), il peut sy tailler un sombre royaume à sa guise, provoquant la quasi-annihilation dun peuple pour alimenter son Ka. La réaction des femme refusant de donner naissance nest-elle pas le signe dune influence morbide, soit quelle provoque ce comportement, soit quelle ait été détecté, et que les aborigènes y aient réagit de cette manière.
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