CONCLUSION
La
société sénégalaise doit absolument apporter de véritables solutions à la
situation des petits talibés. La
crise, la dette, l’ajustement structurel avec ses conséquences socio-économiques
sur les populations les plus pauvres, la démographie galopante et
l’urbanisation accélérée, constituent des facteurs qui génèrent et
reproduisent à grande échelle la mendicité enfantine. D’ailleurs, on note
depuis quelques temps une tendance au « talibisme » affectant un
nombre croissant d’autre enfants dont les familles sont devenues sans revenu.
Cependant
une des caractéristiques des années 80 , c’est aussi l’apparition d’un début
de mouvement tourné vers la recherche d’approches et la mise en œuvre
d’actions qui , si elles sont systématisées et appuyées , peuvent enrayer
le phénomène de mendicité dont les enfants sont les grandes victimes. Ainsi l’État
prend de plus en plus conscience de la nécessité d’agir et surtout de
trouver des solutions durables. Dans
ce sens, il se développe avec certains de ses partenaires sociaux des séries
de concertations. L’adoption de la convention relative aux droits de
l’Enfant, sa ratification et son entrée en vigueur posent des obligations à
l’État qui doit mieux protéger socialement et juridiquement le talibé,
veiller à son développement tant sur le plan
de l’éducation, de la santé que de l’alimentation.

Amine Boughrara - Doro Diagne - Mouhamadou Ly -Cheikh- Iba Seck
Nous écrire : talibes@multimania.com
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