
Cette page a pour but de vous proposer des exercices
de théâtre, du training à la formation de l’acteur.
Elle n’a aucune prétention d’exhaustivité
et la liste sera très légère au début. Vos
suggestions, remarques, propositions de nouveaux exercices sont toutes
les bienvenues (e-mail).
Vous pouvez, si la lecture on-line vous ennuie, télécharger le fichier (format Word 2) des exercices. (maj : 04/12/97)
Tout d’abord quelques définitions et principes de base sur lesquels nous nous baserons et que nous admettrons. A moins que vous ne préfériez passer directement aux exercices
Les énergies
Sans elles, pas de présence, d’attention ni
d’écoute. En l’obligeant à rester sans cesse concentré,
elles lui permettent de ne pas céder aux habitudes et de garder
son imagination disponible.
Les énergies sont en outre un passage obligé
pour que le jeu garde un rythme et que le spectateur conserve son attention
à la scène.
On dénombrera trois énergies :
L’écoute
C’est un outil indispensable dès que l’acteur
n’est pas seul. Être à l’écoute sous entend
: faire une croix sur tout ce qui est mise en valeur de sa personne, enregistrer
puis accepter les propositions de jeu des partenaires, savoir où
ses partenaires se trouvent dans l’espace et ce qu’ils font. Ce n’est bien
sûr pas exhaustif, mais cela permet, je pense, de donner une idée.
On pourrait résumer en disant qu’être à l’écoute
c’est garder constamment un esprit d’ouverture vis-à-vis de ses
partenaires de jeu.
Position neutre
Nous appellerons position neutre celle où l’acteur
est debout, les bras le long du corps, le corps détendu, regarde
devant lui, et ne bougeaille pas (jambes et pieds fixes, mains et
bras au repos). C'est une position d'attente, à partir de laquelle
tout acte conscient est possible.
Point moteur
Partie du corps déterminant le déplacement
du personnage. L’acteur se déplace en suivant cette partie du corps.
Exemple : la poitrine ; le personnage orientera sa poitrine avant de suivre
cette orientation pour son déplacement. Avec un peu d’imagination,
le point moteur d’un personnage lui conférera un état d’esprit
ou pourra donner des indications sur sa manière d’être (imaginez
un personnage dont le point moteur est le sexe…).
Point moteurs particulièrement intéressants
: le nez, le front, le regard (l’acteur se dirige là où il
regarde… pas facile à maîtriser), la poitrine, une main...
Certains peuvent se révéler handicapants
mais ne sont pas dénués d’intérêt : un pied,
un genou, une épaule, une oreille…
Le point moteur se travaille au départ en l’exagérant,
puis, lorsque l’acteur se sentira plus à l’aise avec, il essaiera
de l’intérioriser.
Bateler
Le terme vient des bateleurs sur les places des marchés,
ces gens qui mettent une énergie extraordinaire pour vanter les
mérites de leurs produits et attirer les clients.
Ici, "bateler" devient un verbe transitif. On batelle un mot, une
idée, un état, une geste...
Bateler un mot revient à dire tout ce qui passe par la tête
à son évocation, avec moult énergie. En quelque sorte,
il faut vendre ce mot.
Bateler une idée est un peu la même chose, sauf que
les associations d'idées peuvent être moins évidentes
pour le public.
Bateler un état c'est l'accentuer le plus possible.
Bateler un geste c'est, là encore, l'exagérer jusqu'à
son paroxysme.
Le batelage intervient surtout en cours d'exercices d'improvisations.
Lorsque qu'un acteur improvise (de préférence en solo), la
personne le dirigeant intervient en disant "batèle tel mot", "batèle
l'état"...
Le batelage est très utile, entre autre, pour faire prendre
conscience à l'acteur de ses parasites (c'est à dire ce qu'il
fait sans l'avoir décidé) : batelle "heu...", batelle le
bougeaillement, batelle "je sais pas quoi dire", batelle "je suis mal à
l'aise", batelle le regard fuyant...
Très utile également pour l'expérimentation
personnelle de sensations. "Batèle la tristesse", "batèle
la colère"...
Le batelage est souvent associé à la notion d'énergie
poussée.
Passons à présent aux exercices à proprement parler
