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FONDATEUR DE LA TARIXA TIDJIANYA Le tombeau du fondateur de la tarixa Tijaanya, Cheikh Ahmed Tijaane Chérif, objet de curiosité pour tout fidèle qui y débarque. Fès, la cité religieuse fondée il y a douze siècles, en plein royaume Chérifien, continue d' exercer une fascination dans le monde musulman. Elle demeure, sur le chemin qui mène à La Mecque, une voie de passage obligée pour certains fidèles qui effectuent soit le petit pèlerinage (ou Oumrah), soit le grand hadji. FÈS. Le tombeau de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif est d'une blancheur immaculée. Il est rectangulaire et prend les contours d'un édifice avec différents paliers qui se succèdent. et s'offrent à la vue du visiteur qui débarque dans les locaux. C'est là où repose depuis l'an 1815 (année du calendrier Grégorien), Cheikh Ahmed Tidjane Chérif. La Zawiya (mausolée) constitue l'une des plus grandes attractions de la cité religieuse qu'est Fès. RAPPEL A DIEU SUR LA POINTE DES PIEDS La vie ainsi que la disparition du fondateur de la Tidianya ont une histoire. Ainsi, en écoutant le récit qui en est fait par nos différents interlocuteurs, on retient que, le saint homme de Fès, "a tiré sa révérence un Jeudi après la prière du matin. Il demanda de l'eau, en but puis se coucha sur le coté droit". L'enfant d'Aynouhmady, petit-fils du
Prophète Mouhamed (Psl) venait
ainsi de partir sur la pointe des pieds. C est a l'approche du petit et
du grand pélerinage à la Mécque que la Zawia de Chelkh Ahmed Tidjane Chérif
accueille davantage de fidèles. Sidi Ahmed (autre nom donné à Cheikh Ahmed Tidjane
Chérif par les Marocains), a "mémorisé le Coran à l'âge de sept
ans". C'est dès l'âge de seize ans qu'il
traversa une grande épreuve. II s'agit de la mort concomitante
de ses deux parents des faits d'une LA RENCONTRE AVEC LE PROPHÈTE (PSL) Cheikh Ahmed Tidiane Chérif naquit dans le sud-algérien, à Aynouhmady dans l'Aghouwar. Il va quitter cette localité, à la suite des persécutions des Turcs, pour rejoindre Fès. Située sur l'oued Fès, un affluent du Sebou qui est un fleuve du royaume Chérifien, né dans le Moyen Atlas qui rejoint l'Atlantique et est long de 458 km, la ville de Fès qui accueille le saint homme a un climat très attrayant. Dans sa quête du savoir, il va rester à l'écoute de tous jusqu'à la "grande ouverture" : La rencontre avec le Prophète Mohamed (Psi) qui est «son vingt-et-unième grand-père». Un événement qui a eu pour cadre le village algérien d'Abou Samkhoum. Et les récits historiques précisent que c'est en ces lieux, que Seydina Mohamed (PsI) lui a donne la Voix, la «tarixa» ou la confrérie. Le Cheikh enseignait la «tarixa» Tidjanya dans sa Zawia de Fès, explique son petit-fils. Chérif Tidjani Zoubir rappelle qu'il y avait "des gens qui venaient de partout à travers le monde de l'Islam pour assister à ses cours". Et il se plaît à citer dans ce lot d'hommes en quête de connaissances religieuses et spirituelles supplémentaires, certaines de nos grandes figures religieuses : El hadj Omar Foutiyou Tall, El Hadji Malick Sy, El hadji Ibrahima Niasse etc. De nombreux foyers religieux
où les ziikrs collectifs ont aujourd'hui droit de cité.
Depuis son arrivée à Fès, il a toujours été entouré, aimé et
respecté par toute la dynastie alaouite (Ndlr : le nom de la tribu à laquelle appartient la famille régnante au Maroc).
Lui-même aimait cette dynastie. Surtout à cause de son
respect et de l'application des préceptes de l'Islam".
Aujourd'hui, l'héritage de la Tidjaanya est géré par la famille du
défunt saint homme de Fès. Et Zoubir de souligner que cette gestion est
hiérarchique. «En haut, il y a la famille du Cheikh. On se réfère à
elle pour tout ce qui touche à la confrérie. Et puis, il y a les
califes. Et le petit-fils de cheikh Ahmed Tidjane Chérif d'expliquer le rôle dévolu aux moukhadams nommés par les Califes. Ces derniers «donnent le wird à quelqu'un qui veut être tidjane (Ndlr : disciple de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif) et lui enseignent les conditions dans lesquelles il doit se conformer à cette pratique". LE SÉNÉGAL ET LE TIDJANISME Les liens entre le Sénégal et le Tidjanisme ne datent pas d'aujourd'hui. La confirmation vient des confidences de Zoubir qui les qualifie d' «ancestraux". «C'est enrichissant- des deux côtés, renseigne-t-il, ce n'est pas nouveau." Poursuivant sa narration, il note qu' «avant Cheikh Ahmed Tidiane Chérit il y avait des relations entre l'Afrique subsaharienne et le royaume Chérifien. Cela s'est renforcé avec la présence de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif et de la confrérie Tidjanya".
Autre preuve de ce renforcement des liens maroco-sénégalais, la
présence remarquée d'étudiants sénégalais à Fès, selon Zoubir. |