TPE: Le chauffage central à eau

SOMMAIRE

Accueil

I- Introduction

II- La production: les chaudières
A°/ La combustion
B°/ Chaudière fioul
C°/ Chaudière à gaz
D°/ Les régulations 
E°/ Chaudière et Eau Chaude Sanitaire (ECS)

III- La distribution : le circuit

IV- La dissipation
A°/ Dissipation par radiateurs
B°/ Dissipation par
plancher chauffant

V- Conclusion

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TPE: Le chauffage central à eau
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TPE: Le chauffage central à eau

III- La distribution : le circuit

Une fois l’eau chaude produite, il faut l’acheminer du départ de la chaudière jusqu’au système de dissipation de chaleur, dans chaque pièce, et inversement acheminer l’eau froide du système de dissipation jusqu’au retour de la chaudière. Pour cela, on utilise des tuyaux en cuivre car le cuivre offre un bon facteur de conductibilité, et des tuyaux de différents diamètres selon l’importance de la zone desservie (gros tuyaux au départ de la chaudière, petits tuyaux près des systèmes de dissipation). Rappelons que le chauffage central à eau fonctionne en circuit fermé. Ce besoin implique aussi l’utilisation de plusieurs systèmes que nous allons à présent détailler.

•Le circulateur
Le circulateur se présente sous la forme d’une simple pompe. C’est la pièce essentielle qui donne sa vitesse à l’eau de chauffage. Les circulateurs possèdent plusieurs vitesses. Celle adéquate est généralement déterminée lors de la conception du circuit tout comme la puissance globale de la pompe. Sa mise en route est commandée par la régulation de la chaudière A noter qu’il est parfois nécessaire de poser plusieurs circulateurs par circuit. Les deux principaux fabricants sont WILO et DAB.


Figure III1 : Circulateur DAB

•La vanne mélangeuse

La vanne mélangeuse est une vanne qui se situe près de la chaudière et qui fait un pont entre le départ et le retour du circuit primaire. Elle permet de faire passer une partie de l’eau chaude du départ directement dans le retour afin, d’une part, de limiter l’écart de température entre le départ et le retour, qui pourrait provoquer un choc thermique à l’intérieur de la chaudière, et d’autre part, de réguler la température de l’eau à l’intérieur du circuit. Les vannes mélangeuses sont souvent motorisées et commandées par les régulations climatiques. En effet, en fonction des  températures extérieure et intérieure, on va calculer la température idéale que l’eau du circuit doit avoir afin que les échanges de chaleur se fassent de manière douce et progressive. Pour modifier cette température, la régulation va agir sur la position de la vanne. Chez Viessmann,
l’ensemble vanne mélangeuse + moteur est appelé Divicon.

Figure III2 : Ensemble Divicon de Viessmann

•Le clapet antithermosiphon

Le clapet antithermosiphon est un clapet (pièce qui ne laisse passer l’eau que dans un seul sens) qui s’ouvre lorsque le circulateur est en marche. Son rôle est d’empêcher que la chaleur se propage de manière naturelle lorsque le circulateur n’est pas en route : si on omettait de poser une telle pièce, la chaleur se distribuerait alors dans tout le circuit (par le principe de conduction*) et il serait impossible de réguler correctement la température du système de chauffage. Les clapets antithermosiphon sont calibrés en bars : ils ne s’ouvrent que lorsque la pression est supérieure à cette valeur. 


Figures III3 et III4 : Clapet antithermosiphon Thermador
(photo et schéma de fonctionnement)

Zone de Texte: *Le principe de conduction : Prenons l’exemple de la casserole sur la gazinière. La flamme chauffe le fond et la chaleur se propage à travers l’épaisseur de ce fond, de tranche en tranche ou plus exactement de molécule à molécule. La conduction est donc le mode de transmission de la chaleur à travers un corps matériel.

 

•Le vase d’expansion

On sait que la température d’un corps est directement liée à la distance qui sépare chaque molécule de ce corps et donc liée au volume de ce corps. Lorsque l’on chauffe l’eau, son volume augmente légèrement : l’eau se dilate. Pour permettre à l’eau de se dilater correctement sans risque de faire exploser un tuyau, on pose des vases d’expansion. Ce sont des vases métalliques qui possèdent une membrane ou une vessie capable de s’étirer pour compenser la différence de volume.

       
Figure III5 : Vases d’expansion Thermador

Figure III6 : Schéma de fonctionnement d’un vase d’expansion à membrane


•La soupape de sécurité

Figure III7 : Soupape de sécurité
et manomètre Thermador


Si le vase d’expansion permet à l’eau de se dilater, en revanche, il ne permet pas au circuit de perdre de l’eau si la pression devient trop importante. C’est notamment ce qui se passe lorsque l’on ajoute de l’eau au circuit alors que l’eau déjà présente est froide : lorsque l’eau va chauffer, elle ne pourra pas suffisamment se dilater et risquerait de faire éclater un tuyau ou la membrane du vase d’expansion. C’est aussi ce qui se passe si la vanne de remplissage n’est pas correctement fermée ou fuit. On pose donc une soupape de sécurité, généralement accompagnée d’un manomètre. Lorsque la pression dépasse 3 bars, la soupape de sécurité « crache » un coup jusqu’à ce que la pression redescende. La pression normale dans le circuit devant se situer entre 1 et 2 bars. Les soupapes de sécurité permettent normalement aussi de vidanger le circuit mais il vaut mieux utiliser une autre vanne de vidange car les soupapes de sécurité sont assez sensibles et les faire manœuvrer manuellement les détériore ou crée des fuites le plus souvent.

•Les purgeurs automatiques

Dans tout circuit de chauffage, il faut placer des purgeurs qui permettent de faire évacuer l’air présent dans les tuyaux. Lors du remplissage on les ouvre sur tous les radiateurs  jusqu’à ce que tout l’air contenu soit sorti. Si par la suite les tuyaux on tendance à faire du bruit, c’est qu’il y a de nouveau de l’air dans le circuit et qu’il faut là encore purger le circuit et ajouter de l’eau. On pose maintenant aussi des purgeurs automatiques qui évitent de faire cette manœuvre manuellement. Dès qu’un peu d’air arrive au purgeur, celui-ci s’ouvre et le laisse s’échapper. On en pose généralement un près de la chaudière et un autre au point le plus haut du circuit mais il vaut mieux en poser un ou deux supplémentaires.

                  

Figures III8 et III9: Photo d’un purgeur automatique Thermador
et schéma de fonctionnement

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