conclusion

Conclusion

   Les échecs sont souvent considérés comme l’incarnation même du jeu intelligent, le propre de l’homme en quelque sorte. C’est une des raisons qui a poussé les techniciens d’ IBM à créer Deep Blue et à relever le défi de concevoir un ordinateur capable de rivaliser avec les meilleurs joueurs mondiaux. Ce challenge fut complété en 1997 lorsque Deep Blue, fort de ses 1.4 tonne et de ses 256 cervelles en silicium, battut Gary Kasparov le champion du monde en titre sur le score de 2 parties à une (plus trois nulles). La machine a été supérieure à l’homme. Mais est-ce pour autant un tournant dans l’histoire de l’intelligence artificielle ? Non.
   Deep Blue aura beau battre les meilleurs des grands maîtres, cela ne représente qu’un petit pas pour l’intelligence artificielle. Ceci pour la simple raison que ce résultat est obtenu grâce à une phénoménale puissance de calcul. Cette technique, dit de « force brute », permet d’explorer toutes les voies de jeu possibles, y compris celles qui paraîtraient stupides à un débutant. Sa puissance de calcul permet à Deep Blue de connaître son jeu six coups à l’avance, et Kasparov et ses alter ego sont capables de telles prévisions, mais au prix d’une impitoyable sélection des coups possibles. Comment ? C’est tout le mystère de l’esprit humain que les virtuoses eux même ne savent pas décrire, et que Deep Blue n’a pas besoin d’imiter.
   Malgré tout cela, après sa défaite, Kasparov a déclaré avoir senti des signes d’esprit dans le jeu de son adversaire, comme s’il jouait contre un humain. Est-ce un signe ? Et de quoi ?

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