L'échauffement
L'echauffement avant l'effort

Pendant les 2 dernières décades, des records athlétiques humains en tous genres ont été battus et rebattus.

La performance athlétique humaine est, dans tous les sports, évidemment meilleure que dans le passé. Alors que les athlètes humains, de même que les athlètes animaux d’ailleurs, ne sont pas issus d’une sélection à la naissance pour les prouesses athlétiques, nous devons rechercher l’origine de la progression  de ces records.

On la trouve dans l’évolution des technologies du sport. La médecine sportive du cheval a également tiré ses leçons de cette évolution et  l’entraîneur moderne affirme : l’échauffement est une procédure nécessaire et profitable.

Profit circulatoire, musculaire, cardiaque et respiratoire.

Mais aussi et peut-être en priorité, psychologique.

L’athlète humain veut dominer.

Le cheval doit être préparé à se subordonner au cavalier, à répondre à ses désirs.

 Nous allons examiner chaque méthode d’échauffement avec son apport physique et psychologique.

1 Tourner en liberté :

la plus dangereuse car source de blessures aux membres pour un animal retenu dans un box et laissé à lui-même dans un espace découvert, où il va littéralement exploser et se toucher les membres en ruant ou percuter la clôture. Cette méthode est à rejeter.

2 Longer :

méthode d’échauffement populaire mais pas recommandée si le cheval n’est pas bien éduqué à la longe. Il peut se blesser lui-même ou heurter la personne en ruant , en se cabrant ou lui brûler les mains en tentant d’arracher la longe.

Pour le cheval habitué à la longe, par contre, ce sera d’un grand bénéfice, mental et physique: création d’une attitude de soumission et travail progressif sur un sol sans surprise.

3 La chaleur :

elle est intéressante pour les vielles blessures comme les tendinites guéries, mais où l’élasticité tendineuse est amoindrie.

Une 1/2 h de chaleur humide (botte remplie d’eau chaude) permettra d’éviter un nouveau gonflement de la région, après l‘effort.

 

La diathermie et les ultrasons permettent aussi de réchauffer une région mais sortent du cadre de la préparation ordinaire à l’exercice.

 

4 Le massage :

commun chez l’homme, difficile à réaliser chez le cheval, au regard de sa taille. Il peut être intéressant comme relaxation d’un animal anxieux et est donc un bon échauffement mental.

5 Le stretching :

devenue populaire chez l’homme, cette technique d’échauffement présente moins d’intérêt chez le cheval qui n’est jamais complètement relaxé, grâce à ses mouvements dits proprioceptifs, qu’il adopte au repos, où on le voit se balancer légèrement, sur un membre puis sur l’autre. Cette attitude lui permet de pouvoir réagir immédiatement à tout prédateur, par une fuite explosive, ses muscles étant en activité légère permanente.

Le stretching par contre peut être très utile psychologiquement, s’il est pratiqué sans dépasser les limites physiologiques des articulations.

6 L’attache :

1 heure ou plus, sellé, bridé, attaché au mur, ne procure pas d’échauffement, mais peut participer à obtenir une attitude de soumission, notamment chez les chevaux jeunes ou un peu « verts ». Il devront être de toute façon échauffés par après.

 

7 La marche :

10 à 20 min de pas en main ou sous la selle, sur un bon sol vont réaliser l’échauffement souhaité.

Vous ferez suivre ce pas d’un petit trot de 10 min et pourrez alors, commencer  les mouvements de flexion ou d’incurvation.

 

Tout cela sera réalisé dans le calme et en souplesse : votre cheval en retirera les meilleurs effets physiques et psychologiques, chaque aspect ayant autant d’importance.