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Cet article n’a pas l’ambition de remplacer un cours de dressage, mais
simplement d’essayer de guider le cavalier dans sa recherche d’une meilleure maîtrise de sa monture.
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En effet, toute discipline équestre et peut-être davantage le T.R.E.C., requiert
- des moyens (le cheval, sa puissance, son endurance,
son adresse, sa confiance…)
- mais surtout la façon de les exploiter (les aides, la
sensibilité, la capacité décisionnelle…)
- pour aboutir à l’harmonie entre le projet (vaincre une difficulté)
- et le résultat obtenu (le score).
Différents éléments vont permettre d’y arriver. Ils ont tous leur importance.
A Les moyens d’expression du cavalier
1 La position du cavalier
2 Les aides supérieures
3 Les jambes
4 La cohérence des ordres
5 La fixité des aides supérieures et inférieures
B Les bases de travail
1 Le bon chef
2 La main, barrière infranchissable
3 La légèreté du cheval – Les transitions
4 Le calme dans l’impulsion
5 Le choix des trajectoires
6 Récompenses et punitions
7 L’obstacle
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A LES MOYENS D’EXPRESSION DU CAVALIER
1 La position du cavalier
L’attitude la plus souhaitable pour un cavalier est d’être assis dans sa selle.
Toutefois, quand il aura besoin d’utiliser ses aides supérieures, il devra prendre un point d’appui fixe
pour assurer la fixité de ses mains.
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Ce point est l’étrier, à condition que le centre de gravité du cavalier soit à la verticale des étrivières. Cela
s’obtient par un léger recul du bassin et une légère flexion des hanches ce qui permet, sans quitter la selle, de réaliser une mise en équilibre
garantissant la maîtrise des aides supérieures et le dosage correct de leurs actions.
La longueur des étrivières dépendra de l’exercice envisagé, mais on fera mieux avec un peu plus court qu’un peu plus
long.
2 Les aides supérieures
La précision des aides supérieures du cavalier dépend :
à Du liant apporté par l’attitude en équilibre et le système amortisseur des jambes
à De sa tenue des rênes par le système amortisseur des doigts et des épaules
à De la parfaite longueur des rênes
«La main doit être, pour le cheval, une barrière infranchissable» (F. Baucher).
3 Les jambes
Elles agissent latéralement en se rapprochant lentement et en cessant l’action dès le début de l’obéissance.
L’économie dans l’usage de la jambe, limité aux seuls ordres précis donnés en fonction des mouvements demandés et
cessant dès l’obtention de ces derniers, permet d’avoir des chevaux d’une grande légèreté à la jambe.
4 La cohérence des ordres
Chaque aide fournit un commandement au cheval : direction, accélération, ralentissement essentiellement.
Le cavalier fera preuve de cohérence dans son attitude de commandement : en exigeant la légèreté au trot ou au galop à
l’abord de la difficulté, il ne laissera pas filer dès la réception, pour devoir ralentir ensuite.
De même, à l’abord de l’obstacle, la cadence sera ajustée bien avant la ligne de saut, de façon à se présenter sur un
rythme régulier, en équilibre.
Dans le départ au galop, la légèreté sera exigée dès la première foulée, en bannissant la précipitation suivie d’un
ralentissement obligatoire.
Si le cavalier demande un changement de direction, il ne doit pas oublier de continuer à solliciter l’avancement. Si on
demande, par les jambes, plus d’impulsion, la main doit en tenir compte par l’ouverture des doigts.
Bien plus, il faut obtenir, tout le long du parcours, une fluidité de la progression, et assumer chaque
difficulté dans la même décontraction, le même équilibre, cheval aux ordres et cavalier en pleine possession de ses moyens.
5 La fixité des aides supérieures et inférieures
Cette fixité représente en fait l’absence de tout mouvement involontaire ou inutile venant des mains ou des jambes, ce
n’est évidemment pas la fixité de la statue!
Les ordres transmis au cheval par les mains ne seront compris et mémorisés que s’ils sont donnés à propos, s’ils cessent
dès l’obéissance et s’ils présentent la même intensité pour le même but souhaité.
Votre cheval attend vos ordres, il en a besoin ! Encore faut-il qu’ils soient de qualité : une main incertaine va
émousser son attention et, à la limite, irriter le cheval.
La jambe n’est efficace que si elle est absente en autre temps. L’étrier sera préférentiellement à l’aplomb du centre de
gravité du cavalier.
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B LES BASES DE TRAVAIL
1 Le bon chef
Le couple cheval – cavalier est composé d’un chef qui commande (le cavalier) et d’un subordonné qui obéit
(le cheval).
Quelles sont les qualités d’un bon chef ?
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Il doit :
- Assumer son autorité et exiger qu’elle soit respectée;
- Avoir le sens de la responsabilité qui incombe à celui qui commande;
- Etre attentif aux réactions de celui auquel il commande;
- Etre à la fois rigoureux et bon : avoir l’autorité calme et savoir à chaque occasion, remercier et récompenser;
- Ne donner que des ordres clairs, compréhensibles et précis.
« Demander souvent, exiger peu, récompenser beaucoup » (L’Hotte)
Le cavalier s’imposera une discipline de travail, composée de quelques mouvements inlassablement répétés :
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à Commencer chaque temps de travail en mettant le
cheval aux ordres avec un moment d’immobilité absolue de plusieurs secondes;
à Durant le travail, revenir souvent et rester plus ou
moins longtemps à l’immobilité, en tout cas chaque fois qu’il y a incompréhension et désordre chez le cheval;
à A la fin de chaque temps de travail, ne pas mettre
le cheval en récréation sans le conserver au préalable, plusieurs secondes immobile et aux ordres.
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2 La main, barrière infranchissable
Comme il est évident que la maîtrise du cheval par son cavalier ne peut pas se faire par la force (rapport
de poids de 10 à 1), c’est par une éducation que l’allure sera contrôlée.
Deux constatations :
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- L’appui sur le mors, avec l’encolure contractée
transmettant la force de toute la masse musculaire, permet au cheval de surmonter facilement la résistance du cavalier. La réplique de l’embouchure plus puissante n’est qu’un pis aller qui va augmenter les
contractures.
- Tous les chevaux détestent les chocs sur la commissure des lèvres ou le bout du nez.
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Au galop, le cheval fait osciller sa tête d’avant en arrière, de 10 à 20 cm, à chaque foulée, en allongeant l‘encolure.
S’il veut accélérer, il la descendra un peu plus à la fin de la foulée.
Si le cavalier, au lieu d’accompagner avec la main, les mouvements de la tête, affermit sa main en fermant les doigts
quand le nez se trouve le plus en avant, il réalise un contact ferme en fin de foulée auquel le cheval répond en remontant la base de son encolure, en reportant du poids sur ses hanches et en ralentissant.
Le cavalier vient de créer une barrière que le cheval ne pourra transgresser qu’en se mettant dans une situation
inconfortable.
3 La légèreté – Les transitions
Pour que le cheval reporte sa masse sur le train arrière et puisse ainsi
disposer pleinement de sa puissance musculaire et de sa capacité à se mouvoir adroitement dans toutes les directions, qu’il devienne en fait contrôlable, il doit apprendre à fléchir les reins, tendre
son dos et engager ses membres postérieurs sous lui.
Il ne peut le faire que s’il relève la base de son encolure et qu’il se tient tendu. Sinon, il est sur les épaules et se
prépare à vous prendre la main.
Les transitions dans les allures servent à l’éduquer dans ce sens. Toutes les séquences sont utiles : pas, arrêt (3
sec), pas, arrêt (3 sec), un pas de reculer, pas, trot en impulsion, arrêt franc avec engagement, sinon reculer d’un pas, galop, arrêt avec engagement, pas... ainsi de suite. Vous obtiendrez ainsi que votre cheval
soit à l’écoute de votre prochain ordre, qui deviendra de plus en plus discret, jusqu‘à ne plus être que le poids de la rêne plus ou moins souple…
Si on associe à cela, des cessions de nuques et des flexions latérales d’encolure, souvent répétées, la souplesse du
bout de devant sera excellente et les contractures régresseront.
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4 Le calme dans l’impulsion
Progresser sur le terrain demande une dépense d’énergie, pour déplacer la masse cheval + cavalier.
Mais pour que ce travail se déroule sans dommage pour l’intégrité du cheval et avec toute la disponibilité
de ses moyens, le cheval doit être tendu, encolure relevée, dos soutenu et postérieurs engagés.
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C’est un arc, bandé par le cavalier qui engage et soutient par ses aides.
Cette dépense d’énergie ne se fait pas avec précipitation ni énervement, mais dans un couloir réalisé par les rênes et
les jambes et par la régulation permanente des aides du cavalier.
5 Le choix des trajectoires
L’abord de la difficulté est essentiel pour la réussite du passage.
Pour
cela, il faut d’abord fixer dse yeux, le plus tôt possible, la difficulté suivante pour pouvoir tracer virtuellement le meilleur chemin qui y mène.
Si c’est une droite, il suffit de rester dans la ligne.
Si c’est une courbe, elle aura absolument le même rayon du début à la fin, comme les rails
du train, sans resserrement ni élargissement et elle se terminera dans la ligne médiane, perpendiculairement à la difficulté.
L’équilibre de l’allure sera rectifié, si nécessaire, avant le début de la courbe et
la courbe ainsi que l’obstacle seront parcourus dans la fluidité.
Evitez les changements de direction brusques, les courbes serrées, laissez à votre cheval le temps de repérer la
difficulté et d’être attiré par elle comme par un aimant.
Cela n’est possible que s’il a un champ de vision suffisamment large du terrain, donc assez de recul.
En résumé : trajectoires larges et régulières.
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6 Récompenses et punitions
Le cheval est un grand sentimental !
Rien ne le flatte plus qu’une caresse ou une parole sur un ton affectueux. La récompense est obligatoire
dans tous les cas ou l’attitude du cheval est en progrès avec son travail précédent et de toute façon à la fin de toute séance de travail, à l’entraînement ou au concours.
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La récompense est pour lui, un moyen de mémoriser les actions bien réalisées, celles en
accord avec les demandes du cavalier.
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Il doit toujours être guidé et compte beaucoup sur son cavalier pour cela. Sinon, il n’a que son instinct
qui va rarement dans le sens de la précision et de la modération.
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La solution réside dans la réalisation d’un exercice, uniquement quand les conditions
pour qu’il se passe bien, sont réunies : cavalier en bonne position, cheval sur la bonne trajectoire, dans la bonne allure, aux ordres, équilibré, ayant pris l’obstacle en
ligne de mire.
Si tout est là, cela va bien se passer et le cheval va enregistrer l’exercice comme une bonne leçon, qu’il
prendra en exemple pour une répétition future.
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A l’inverse, il n’est pas question de laisser passer la moindre marque d’humeur de sa part, ni la moindre
initiative dans le choix d’une trajectoire ou d’une allure.
Il faut alors marquer la désapprobation par un arrêt ferme, un reculer, une action de jambe ou éventuellement un éclat
de voix (sans grossièreté évidemment, les chevaux n’aiment pas cela!)).
Il faut aussitôt repartir dans le même exercice et exiger l’obéissance cette fois. Tout ceci suppose que l’on a
bien indiqué ses intentions avant la faute, sinon votre brave cheval aura vite conclu que vos ordres ne sont pas cohérents et vous risquez de perdre sa confiance.
7 L’obstacle
Pour évoluer dans un exercice, nous nous servons chez le cheval de 2 qualités qu’il possède très fortes : la mémoire et
la faculté de répéter le même mouvement.
Dans le travail sur le plat, si la réalisation d’un exercice n’a pas correspondu à la demande du cavalier, par exemple
par excès de nervosité, il est assez facile de faire comprendre au cheval qu’il est dans l’erreur par un arrêt, un reculer, une remontrance verbale.
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Sur un saut qui a été réalisé, le cheval étant arrivé de l’autre côté, mais un saut qui présentait
plusieurs défauts (sur les épaules, en perte de vitesse, précipité…), il n’est pas concevable que l’on se mette à houspiller sa monture qui ne peut comprendre les défauts de style.
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