|
Ce plan d'entraînement s'adresse aux triathlètes qui souhaitent compléter leur préparation foncière (période visant à "préparer le terrain" sur tous les plans physiologique, technique, etc en vue du travail spécifique relatif à un objectif précis) par un travail plus approfondi des qualités de coordination relatives au pédalage. Outre cet aspect prépondérant, l'utilisation du home-trainer (HT) offre un nombre important d'avantages qui seront évoqués ci-après ; parmi eux on notera les possibilités accrues de quantifications de l'entraînement.
Introduction
Une à deux séances par semaine alternée(s) avec les séances d'entraînement sur route ou en VTT seront nécessaires (et suffisantes). L'utilisation du HT se limitera à la saison hivernale, car d'un point de vue de la spécificité (qu'il ne faut pas totalement exclure sous prétexte qu'on se trouve dans une période d'acquisition de capacités relativement fondamentales) rien ne remplace, bien évidemment, la pratique naturelle du vélo en situation de course : relief, vent, mobilité du vélo autorisant le pédalage en danseuse, technique de descente, freinage, agilité, maniabilité, cadence de pédalage maximale et j'en passe ; cette période d'entraînement, prenant en compte l'utilisation du HT, s'étendra sur 3 mois. L'objectif de ce travail s'accorde avec les orientations techniques d'une préparation foncière classique : développement des capacités de coordination, aérobies, PPG, développement de la force On est encore assez loin des vitesses de course spécifiques.
Les avantages du HT
Nous, les citadins perdus dans l'immensité des méandres urbaines emplie de vilaines voitures dangereuses ; nous qui humons, à pleines bouffées, les vivifiantes émanations gazeuses de ces milliers de turlies motorisées ; nous qui devons affronter des températures polaires aux petits matins hivernaux de nos élans sportifs ; nous les humains pressés, étreints par les affres de nos tâches besogneuses et coercitives (ne déprimez pas, je m'arrête ici ces élucubrations émanant de notre douce civilisation !) . A nous tous : sachons apprécié le HT !!! Les vertus de la virtualité virevoltante d'un ersatz de vélocipède autour duquel on se crée son propre environnement : musique, ventilation, téléphone, télévision en échappant aux inconvénients évoqués précédemment, font de la pratique du HT un choix manifeste ! Adoptons le.
Concrètement en voici les principaux intérêts :
Cette planification s'étale sur 11 semaines
| Premier cycle |
Période d'adaptation et d'évaluation
(2 semaines / 4 séances + 1 séances sur route (test))
Séance 1 Séance d'adaptation, familiarisation avec le matériel
Séance 2: Test de détermination de fréquence cardiaque maximale (FCmax)
Séance 3 : 2ème séance d'adaptation au travail de home-trainer
Séance 4 : Détermination de la cadence maximale de pédalage (Cmax)
| Deuxième cycle |
Initiation au travail de
l'hypervélocité,
Développement aérobie (zone transitoire),
(2 semaines / 4 séances)
Séance 5 : Développement de la capacité aérobie
Séance 6 : Travail de la technique de pédalage par l'hypervélocité
Séance 7 : Travail de la technique de pédalage par l'hypervélocité
Séance 8 : Développement de la capacité aérobie
| Troisième cycle : |
Travail de la vélocité,
Développement aérobie (zone transitoire /
seuil anaérobie),
Initiation au travail de la force
(2 semaines / 4 séances)
Séance 9 : Travail technique ; éducatifs et hypervélocité
Séance 10 : Technique par un travail en 'Force'
Séance 11 : Développement de la capacité aérobie (près du seuil anaérobie)
Séance 12 : Technique par un travail en force enchaîné
avec un travail d'hypervélocité
| Quatrième cycle |
Travail de la force,
Acquisition des capacités de coordination
relatives au pédalage,
Amélioration de la VAM (2 séance)
(3 semaines / 5 séances)
séance 13 : Amélioration de la VAM
Séance 14 : Technique par un travail d'hypervélocité enchaîné avec un travail en force
Séance 15 : Pédalage sur une jambe
Séance 16
Séance 17
| Dernier cycle |
Amélioration de la VAM
Acquisition des capacités de coordination
(force + hypervélocité)
(2 semaines / 4 séances)
Séance 18
Séance 19
Séance 20
Séance 21
A l'issue de ce programme l'hiver sera passé et vous devriez pouvoir aborder plus directement votre entraînement sur route . avec une longueur d'avance par rapport à votre saison précédente. Vous aurez en outre acquis un meilleurs pédalage.
La programmation
| Premier cycle |
| 1ère séance |
Objectif : Séance d'adaptation, familiarisation avec le matériel
Durée : 30 minutes
Préparation du matériel :
Description :
Cette première séance est relativement simple. Il s'agit de 30 minutes à faible intensité (120-130 pulsations/minute).
Ecoutez vos sensations.
Vous serez peut-être surpris de constater que votre position ne vous convient pas parfaitement ; inconvenance que vous n'auriez pas remarquer sur la route tant les repères sont beaucoup plus variables. Si c'est le cas il est toujours temps d'essayer de nouveaux réglages. Attention, souvent, quelques millimètres suffisent pour trouver le meilleur compromis, que ce soient :
Mais les réglages les plus intéressants à prendre en compte en HT sont sans doute ceux qui sont relatifs à la position du pied sur la pédale :
Prochainement sur ce site seront diffusés l'ensemble des réglages utiles en cyclisme.
| 2ème séance |
Objectif : Test de détermination de fréquence cardiaque maximale (fcmax)
Durée : 40 minutes
Protocoles :
On peut en utiliser plusieurs suivant qu'ils sont continus ou fractionnés. Dans les deux cas ils seront progressifs. Rappelons que le but ultime de ce test est la détermination de la FC max. Notons que la FC max n'est pas à priori la même en vélo, en natation et en course à pied.
Pourquoi ? Car notre aptitude à apporter l'oxygène dans les groupes musculaires spécifiques à l'une ou l'autre des trois disciplines est différente. Cette mobilisation est fonction :
- du développement des réseaux capillaires sanguins dans les muscles ; en effet plus ce réseau est important, plus le volume de sang à distribuer est important et plus le cur battre plus vite.
- de la proportion de fibres lentes, riches en mitochondries (véritables usines chimiques utilisant en priorité l'oxygène pour produire de l'énergie chimique qu'est l'ATP à partir des glucides),
- et de l'effet d'occlusion que peuvent engendrer les muscles lorsque leurs contractions se prolongent trop longtemps au cours de l'activité cyclique. Par exemple si la contraction des quadriceps est trop importante et statique dans un pédalage trop lent (cas classique) le sang parvient difficilement aux réseaux capillaires responsables de l'apport d'oxygène aux fibres musculaires. Le volume de sang à apporter étant moins grand (par comparaison avec un pédalage plus relâché mais plus rapide) le cur bat moins vite.
- etc
Un pédalage véloce voire légèrement hypervéloce sera donc préféré dans ce type de tests.
Test progressif continu par paliers de une minute :
15 minutes d'échauffement souple à 120-130 pulsations/minute. A l'occasion de cet échauffement on peut vérifier si tout son matos est OK.
Déroulement du test :
Durée du palier (P) ou de la récup. (R) |
Fréquence cardiaque à atteindre à la fin du palier |
Cadence de pédalage (en rotations par minute) |
Remarques |
|
3 minutes |
135-140 |
80-90 |
||
3 minutes |
145-150 |
85-95 |
||
3 minutes |
155-160 |
90-100 |
||
3 minutes |
165-170 |
100-110 |
Dés lors qu'on sent l'apogée de son effort proche, il faut tout donner en ne se souciant plus du protocole |
|
3 minutes |
175-180 |
100-115 |
||
3 minutes |
185-190 |
105-120 |
||
3 minutes |
195-200 etc |
105-120 |
||
Le test peut donc durer 21 minutes.
A l'issue du test, 10 minutes de retour au calme. Boire, s'éponger et faire le vide. Un autre avantage du HT est qu'on peut quasiment s'endormir dessus à 120-130 de FC sans se soucier du pilotage ! Après avoir fait le vide, repensez le déroulement de votre test et rêvez. Interrogez-vous pour savoir si vous vous êtes vraiment bien donné.
J'ai personnellement essayer ce protocole. Il me semble bon.
Test progressif
fractionné par paliers de une minute avec 1' de récupération entre chaque palier :
Durée du palier (P) ou de la récup. (R) |
Fréquence cardiaque à atteindre à la fin du palier |
Cadence de pédalage (en rotations par minute) |
Remarques |
(P) 2 minutes |
135-140 |
80-90 |
|
(R) 1 minute |
|||
(P) 2 minutes |
140-145 |
85-95 |
|
(R) 1 minute |
|||
(P) 2 minutes |
145-150 |
90-100 |
|
(R) 1 minute |
|||
(P) 2 minutes |
150-155 |
90-100 |
|
(R) 1 minute |
|||
(P) 2 minutes |
155-160 |
95-105 |
|
(R) 1 minute |
|||
(P) 2 minutes |
160-165 |
100-110 |
|
(R) 1 minute |
|||
(P) 2 minutes |
165-170 |
105-115 |
Dés lors qu'on sent l'apogée de son effort proche, il faut tout donner en ne se souciant plus du protocole |
(R) 1 minute |
|||
(P) 2 minutes |
170-175 |
105-120 |
|
(R) 1 minute |
|||
(P) 2 minutes |
175-180 |
110-120 |
|
(R) 1 minute |
|||
(P) 2 minutes |
180-185 etc |
110-120. |
Ce test est plus long compte tenu des récupérations. En revanche il est plus
progressif que l'autre protocole.
| 3ème séance |
Objectif : 2ème séance d'adaptation au travail de home-trainer
Durée : 45 minutes
Déroulement :
| 4ème séance (sur route) |
Objectif : Détermination de la cadence maximale de pédalage.
Cette cadence reflète l'aptitude de coordination intermusculaire dans la technique de pédalage. Plus l'athlète atteint une cadence maximale de pédalage élevée, et meilleur sera le rendement énergétique lié à son coup de pédale.
Durée : 2 heures 2h30 ; 55-60 km
Matériel :
Ne vous habillez pas trop engoncé. Sinon risqueriez de ne pas avoir l'aisance suffisante pour dérouler correctement votre pédalage.
Il faut avoir un compteur à cadence-mètre : un SIGMA 1200 par exemple. Si vous n'avez pas ce matériel il y a un moyen, mais il nécessite de faire un petit calcul et de connaître le braquet utilisé B ( (Nb de dents du grand plateau / Nb de dents du petit plateau) x circonférence de la roue). Par exemple, vous notez la vitesse 'V' atteinte lorsque vous étiez à votre cadence max (Cmax). Puis, chez vous tranquillement vous faîtes le calcul suivant :
Cmax = ( (100 x V ) / (6 x B) )
Par exemple vous étiez à 50 km/h. Votre braquet était un 39x20 ((39/20)x2,104=4,1m) soit 4,1 mètres. Ainsi Cmax = 5000 / 24,6 = 203 rotations par minute
Jamais vous n'auriez pensé que le vélo nécessitait autant de savant calculs !
Protocole :
Tout d'abord il faut trouver une pente douce, mais autorisant cependant une légère résistance. En effet, du point de vue de la coordination, si les muscles (responsables du sixième sens ou "proprioception") n'ont aucune résistance ils ne peuvent avoir de retour d'information (feed-backs) sur le dosage de la contraction et sur la synchronisation intermusculaire, et dans ce cas, le pédalage devient anarchique, saccadé, on rebondit sur la selle et surtout on présente un drôle de rictus sur le faciès !!! Une telle route peut, par exemple, être celle qui part de Gémenos (le rond-point de la fontaine) pour aller vers Aubagne directement. En fait une pente de 1,5 à 2 ou 3% suffit. On veillera cependant à choisir le bon braquet.
On choisira un test progressif alterné. Ainsi avant de tenter directement d'atteindre une cadence maximale de pédalage, on effectuera plusieurs séquence de 45" d'hypervélocité de plus en plus grandissante.
Déroulement :
Durée du palier (P) et durée de la récup (R) |
Cadence de pédalage |
(P) 45" |
100-110 |
(R) 1 minute |
|
(P) 45" |
110-120 |
(R) 1 minute |
|
(P) 45" |
120-130 |
(R) 1 minute |
|
(P) 45" |
130-140 |
(R) 1minute |
|
(P) 45" |
140-160 |
(R) 1 minute |
|
(P) 45" |
160-180 |
(R) 1 minute |
|
(P) 45" |
Première tentative de Cmax |
(R) 1 minute |
|
(P) 45" |
Deuxième tentative etc |
Sachez que les meilleurs cyclistes (les pistards en général) arrivent à plus de 250 rotations par minute (cadence instantanée . évidemment !
Par la suite on définira l'hypervélocité par une cadence de pédalage supérieure à la cadence de pédalage spécifique de course. Plus une course est longue plus la cadence est faible. Par exemple au Tour de France la cadence avoisine en moyenne 80-85 rotation par minute (rpm). Sur un triathlon 'Sprint' (soit 20 km de vélo) la cadence peut s'élever à 100-110 rpm. Sur un courte distance elle est de 90-95 rpm en moyenne.
Sâchez que, par nature, ces dernières cadences (à partir de 90-95 rpm) sont relativement élevées. L'acquisition de celles-ci nécessite un entraînement. La cadence de pédalage diminue avec la fatigue (ce sera dans ce cas une fatigue nerveuse et neuromusculaire : vigilance, programmation motrice centrale, neurotransmission au niveau de la plaque motrice etc ...).
| Deuxième cycle |
| 5ème séance |
Objectif : Développement de la capacité aérobie
Durée : 45 minutes
Déroulement de la séance :
5 minutes de pédalage souple ; prises de ses marques comme d'habitude (matériel,
ravitaillement en eau, serviette, réglages des cales toujours perfectibles et pouvant
faire l'objet à de nouveaux essais)
4 x (30" d'hypervélocité + 30" souple)
1 minute souple : boire, se sécher etc
3 x (7 minutes à 80-90% de la FCmax et à 50-55% de la cadence maximale de pédalge (Cmax) + 3 minutes de récupération)
| 6ème séance |
Objectif : travail de la technique de pédalage par l'hypervélocité
Durée : 45 minutes
Déroulement :
Je vous rappelle que la phase d'échauffement est un passage obligé, certes pour préparer progressivement le corps à la réalisation d'une charge de travail en toute sécurité, mais également pour amener l'organisme à des conditions favorables à la réalisation de cette charge de travail : augmentation de la température, adaptations cardio-respiratoires, amorçage du métabolisme énergétique adéquat
Réflexions :
Le pédalage est un acte moteur simple au regard de la complexité technique de la gestuelle en gymnastique par exemple. Pourtant il est possible d'en améliorer très significativement l'efficacité, c'est à dire d'en augmenter le rendement. Pour la même quantité d'énergie dépensée on peut (après travail) produire plus de coups de pédales (et donc avancer plus vite).
L'hypervélocité en pédalage se caractérise par la mise en exergue de toutes les capacités de coordination inter et intramusculaire uni et bilatérale.
Coordinations intermusculaires unilatérales : l'ensemble des muscles d'une jambe responsables par exemple de la phase de traction (remontée de la pédale vers l'arrière) doivent se contracter en même temps : jambiers intérieurs, ischio-jambiers, ilio-psoas on parle alors des muscles agonistes ; dans le même temps les muscles de la même jambe responsables de la phase de poussée (quadriceps, triceps suraux, fléchisseurs des orteils ) doivent se relâcher en même temps pour économiser de l'énergie ; il s'agit là des muscles antagonistes. Chez le débutant (du point de vue de la technique du pédalage), il est courant de remarquer des contractions parasites : c'est dommage car elles coûtent chers pour pas un rond !
Coordinations intermusculaires bilatérales : il s'agit de la synchronisation des muscles 'tracteurs' d'une jambe avec les muscles 'pousseurs' de l'autre jambe. Plus généralement dans le cas d'un pédalage idéalement rond (qui n'existe pas de fait) cela consiste à coordonner l'action d'une jambe avec l'action opposée (dans une symétrie centrale) de l'autre jambe.
Coordinations intramusculaires : il s'agit de la synchronisation de l'ensemble des contractions des fibres d'un même groupe musculaire. En effet plus les fibres sont synchrones dans leur contraction plus la force développée est importante et plus le mouvement est rapide. C'est la classique métaphore de la troupe de soldats qui traversent un pont : s'ils sautent en même temps le pont à toutes les chances de s'écrouler, alors que s'ils sautent de manière anarchique rien ne se passent (c'est le signe qu'ils désertent !!!).
Si l'on parvient à mobiliser ces aptitudes à l'occasion d'un travail en
hypervélocité, il semble très probable que la qualité du pédalage s'en trouvera
améliorée. Une condition me semble cependant requise : il faut être concentré, être
à l'écoute de ses muscles, il faut sentir ses muscles. Ceci est possible grâce à un de
nos sens trop rarement évoqué (un sixième sens) : la proprioception. La proprioception
c'est la perception du niveau de contraction et de la longueur des muscles
Travail proprement dit :
2 minutes souples
Considérations relatives à l'intensité de travail :
En supposant que nous nous focalisons ici uniquement sur le travail de la technique de pédalage il faut choisir une intensité qui autorise à atteindre des cadences de pédalage élevées, c'est à dire une intensité faible. Mais si celle-ci est trop faible vous aurez du mal à atteindre le niveau de coordination requis. En effet vos muscles, travaillant quasiment à vide, ne pourront vous retourner l'information relative à la proprioception musculaire (longueur et niveau de contraction des muscles), occasionnant ainsi un certain nombre de maladresses.
5 minutes de retour au calme
| 7ème séance |
Objectif : travail de la technique de pédalage par l'hypervélocité
Durée : 45 minutes
Déroulement :
Concernant le détail ci-dessous l'important est de terminer chaque répétition à la
cadence indiquée. Certes, si vous pouvez effectuer toute la répétition à cette cadence
c'est mieux
5 minutes à 50% de Cmax
5 minutes de retour au calme
| 8ème séance |
Objectif : Développement de la capacité aérobie
Durée : 1 heure
Déroulement :
4 x (6 minutes à 80-90% de la FCmax et à 50-60% de Cmax) + 3 minutes de récupération)
| Troisième cycle |
| 9ème séance | RETOUR à la périodisation |
Objectifs :Travail technique ; éducatifs et hypervélocité
Durée : 45'
Déroulement de la séance :
| 10ème séance | RETOUR à la périodisation |
Objectif : Technique de pédalage par un travail en 'Force'
Durée : 55'
Déroulement de la séance :
Réflexion :
Le travail en hypervélocité favorise le relâchement des muscles antagonistes à la contraction ; ce relâchement est particulièrement efficace car il efface un certain nombre de contractions parasites qui 'engourdissent le pédalage En ce sens c'est un bon moyen d'amélioration de la coordination. Cependant il ne permet pas d'apprécier précisément les différentes phases du pédalage.
L'accès à la représentation mentale du pédalage est permise par la lenteur gestuelle et l'éxagération des forces appliquées sur la pédale. Le travail en force, et par voie de conséquence le travail de la force, semble tout tracé pour une telle acquisition.
La cadence de pédalage doit être de 60 rpm tout au plus. C'est très lent et cela permet de prendre son temps pour intérioriser le pédalage. Ce travail, pour qu'il soit effcace, demande beaucoup de concentration.
Travail proprement dit :
Si vous avez un durcisseur ou un moyen de régler l'intensité de votre HT c'est le
moment de tester sa résistance ; donc préparez vous et votre matériel à choisir une
puissance élevée. On appelera "puissance élevée" une puissance dans laquelle
il vous impossible de pédaler à une cadence élevée. En d'autres termes je définirai
la puissance par la cadence de pédalage à soutenir : par exemple une cadence à 60 rpm
correspondra à une puissance inférieure à celle d'un pédalage à 50 rpm
Réglez bien le serrage de vos chaussures de vélo. Vérifiez que votre pied est bien
tenu, notamment dans la partie "traction" du pédalage".
| 11ème séance | RETOUR à la périodisation |
Objectif : Développement de la capacité aérobie (près du seuil anaérobie)
Durée : 1 heure
Déroulement :
5' minutes amenant progressivement la FC à 120-130 pulsations par minute. Puis 5 fois
: 30" d'hypervélocité à 110-120 rpm / 30" souple. Puis pour terminer cette
échauffement : 5' légèrement soutenues à 130-150 pulsations par minute et à 90-100
rpm.
5 fois la séquence suivante :
| 12ème séance | RETOUR à la périodisation |
Objectif : Technique par un travail en force enchaîné avec un travail d'hypervélocité
Durée : 1 heure
Déroulement :
Réflexion :
L'intêret d'enchaîner une répétition de force avec une répétition d'hypervélocité provient, comme vous devez commencer à vous en douter, des mécanismes neuromusculaires hypothétiques : en effet en partant du principe que les contractions musculaires volontaires, à vitesse lente et mobilisant un maximum de fibres musculaires par une charge importante, permettent de prendre conscience des groupes musculaires impliqués dans chaque phase du mouvement de pédalage, on peut spéculer sur le fait qu'un pédalage hypervéloce consécutif permettra d'intégrer cette prise de conscience dans sa globalité, participant de ce fait à la construction d'un schéma psychomoteur du pédalage plus économique.
Travail proprement dit :
Répéter le tout 3 fois
10' minutes de pédalage à 50% de Cmax à 75-80% de FCmax
| Quatrième cycle |
| 13ème séance | RETOUR à la périodisation |
Objectif : Amélioration de la VAM
Durée : 50' à 1h
Contenu de la séance :
Effectuer 3 à 4 fois la série suivante :
7 fois (30 secondes à fond + 30 secondes de récup.)
3 minutes de récup
| 14ème séance | RETOUR à la périodisation |
Objectif : Technique par un travail d'hypervélocité enchaîné avec un travail en force
Durée : 45'
Contenu :
On a déjà vu l'intérêt d'un travail en force suivi par une section d'hypervélocité. A l'inverse on peut supposer qu'il doit être également judicieux d'effectuer l'inverse. En effet, toujours en faisant reposer notre raisonnement sur les principes de psychomotricité, on peut penser qu'à l'occasion d'une section de quelques secondes voire 1 minute en hypervélocité, les muscles parasites (inutiles et donc susceptibles de ralentir le mouvement) vont devoir se relâcher pour ne laisser place qu'à la contraction, en temps utiles, de chaque groupe musculaire correspondant à chaque phase du pédalage. Ainsi on devrait arriver à un pédalage relativement fluide. Ce phénomène s'effectuera plus ou moins inconsciemment, la multitude de contractions et de relâchements musculaires par seconde ne pouvant pas faire l'objet d'un traitement central. Une fois cette fluidité obtenue il est bon d'exacerber les contractions efficaces ainsi obtenues dans le cadre d'un pédalage plus conscient : un pédalage en force par exemple dans lequel le travail de chaque groupe musculaire doit être mis en exergue afin que le pédalage ne soit pas saccadé.
Travail proprement dit :
Puis 5' à 95 rpm légèrement soutenue (80-85% de FCmax) en se concentrant
particulièrement sur le pédalage.
| 15ème séance | RETOUR à la périodisation |
Objectif : Pédalage sur une jambe
Durée : 40'
Contenu :
Réflexion
Depuis déjà qq séances nous effectuons quelques éducatifs en n'utilisant qu'une seule
jambe. Il va de soi que ce travail, possible par l'utilisation des cales automatiques,
permet de se focaliser suir l'efficacité d'une seule jambe en tentant par là même
d'améliorer toutes les phases du pédalage. Cette amélioration est sensible lorsqu'on
cherche à tout prix à effacer les fameux "trous moteurs". Attention
l'utilisation du HT dans ce type d'exercice mets moins en évidence les trous moteurs que
sur la route où l'on voit bien ce défaut à travers les acoups et la cinétique "en
piston" du vélo. Il faudra bien se concentrer sur son pédalage en tentant d'en
assurer a régularité.
Comme vous l'avez peut-être constaté les séances précédentes pédalez sur jambe ça
fait mal aux ischio-jambiers mais également aux abdominaux. En effet concernant les
ischios c'est facilement compréhensible ; concernant les abdos cela relève d'une
configuration biomécanique particulière où les points d'ancrage sont différents. Par
exemple il n'y a plus le contre-balancement de la jambe opposée. Et cela mets d'ailleurs
en évidence le fait que les abdominaux ont une influence non négligeable dans le
pédalage.
Travail proprement dit :