la page non-officiel de fraternite, journal du PT algerien

PAIX - PAIN - TERRE - LIBERTE

Page non-officielle de Fraternité, journal du parti des travailleurs algériens.
"Le parti qui fait ce qu'il dit et qui dit ce qu'il fait"

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mise à jour janvier 99.

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Déclaration (extraits)

Réuni en session ordinaire, le comité central du Parti des travailleurs, après avoir constaté la dégradation effrayante de la situation sécuritaire et sociale, rappelle :

Le 12 septembre 1998, suite à la décision du président de la République d'organiser des élections présidentielles anticipées, le secrétariat politique du PT déclarait: "Trois scrutins ont eu lieu depuis 1995. Les problèmes demeurent entiers. Il ne peut y avoir d'élections libres et démocratiques, de respect de la volonté populaire ni de progrès social en l'absence de la paix et des libertés démocratiques, du respect de la dignité humaine... "

Et devant la situation ouverte par cette décision, et les risques de dérapages, le PT, fidèle à ses engagements pour la paix, afin de préserver les vies humaines et l'unité de la nation, a proposé :

"Pour réunir les conditions nécessaires à l'expression de la souveraineté du peuple, à l'instauration de la démocratie, au règlement des problèmes sociaux et économiques énormes de notre pays, le PT s'adresse solennellement au président pour qu'il convoque un congrès national algérien, regroupant les partis et les institutions, y compris les corps constitués, les personnalités influentes, pour ouvrir une issue positive au peuple algérien, pour que tous s'engagent à tout mettre en úuvre pour sortir l'Algérie de la violence, de l'impasse, c'est-à-dire à restaurer la paix, à garantir le pain, la dignité pour toutes et tous. "

( ... ) Alors que les précédents scrutins ont déjà établi qu'en l'absence de paix, de sérénité, aucune élection ne peut permettre l'expression véritable de la souveraineté du peuple, tout un chacun est en mesure de constater aujourd'hui l'aggravation de la confusion, les pressions directes ou indirectes exercées sur les consciences, sur les partis, la volonté de les discréditer, voire de les détruire, sous couvert de "consensus".

Le FIT, tout en réaffirmant son attachement au multipartisme, fondement de la démocratie, à la liberté de candidature et au libre choix des citoyennes et des citoyens entre les différents programmes, est plus que jamais convaincu que la paix est la condition pour le libre exercice de la politique.

Par conséquent :

  • considérant qu'à ce jour, toutes les tentatives du PT pour amener le président de la République et les partis à initier une action salvatrice pour traduire la volonté de tous d'úuvrer pour le rétablissement de la paix, le règlement des problèmes fondamentaux avant les élections, n'ont pas abouti;

  • considérant que les nombreuses promesses électorales faites depuis 1995, aussi bien par le président de la République que par les partis qui siègent à l'Assemblée populaire nationale, n'ont pas été concrétisées, plus parficulièrement la restauration de la paix, l'amélioration des conditions de vie et le respect de la personne humaine;

  • considérant que l'Algérie est à la croisée des chemins et que tous les partis sont interpellés pour assumer leurs responsabilités face à la nation, face aux générations futures;

  • considérant que les débats ouverts par le comité central, depuis le 25 septembre 1998, au sein du parti et entre les militants et les citoyens à l'échelle nationale, ont dégagé une option majoritaire, qui, sans se faire d'illusions sur la nature des élections, se prononce en faveur de la participation du parti aux élections sur la base de ses positions et propositions, et notamment la réalisation du congrès national algérien pour l'arrêt de la violence, pour désamorcer toutes les bombes qui menacent l'unité de la nation, pour jeter les bases d'une ère de paix, et donc de démocratie et d'espoir.


Pour ces raisons, et parce que c'est le sort de la nation algérienne qui est en jeu, le comité central du PT, malgré les conditions sécuritaires, politiques et sociales dans lesquelles sont préparées ces élections, et qui ne peuvent garantir le libre choix, décide de présenter la candidature de Louisa Hanoune à l'élection présidentielle anticipée d'avril 1999.

Jeudi 21 janvier 1999. 22 heures


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