espéranto, langue INTERnationale

Langue INTERnationale "espéranto"

Pourquoi?

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marques noms de produits en esperanto ou ressemblant #
 

Le système metrique fut proposé en 1647 par Gilbert Mouton un prêtre de Lyon. Tout comme l'espéranto 120 ans après il ne fut toujours pas connu, ni utilisé à grande échelle.

L'espéranto est une langue internationale au sens de interethnique, interpeuples et non pas universelle ou unique.

L'espéranto présente une harmonie et une esthétique qui rappellent la langue italienne.

L'espéranto satisfait excellemment à toutes les exigences qu'on peut formuler pour une langue internationale (facilité extrême, précision, richesse, naturel, viabilité, souplesse, sonorité, etc.)
 
 
 

C'est en 1887 que le médecin de Varsovie L. L Zamenhof publie le premier manuel de "lingvo internacia".
Le pseudonyme "Doktoro Esperanto" adopté par l'auteur pour des raisons de censure, servit par la suite, contre son gré, pour désigner cette langue.

Pour son oeuvre L. L. Zamenhof a été décoré de la légion d'honneur lors d'un passage en France.
 

Quelques chiffres

Quid 2001 : Le Guiness des records estime le nombre de locuteurs à 6 millions.
 
 
 

"Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à l'étude de l'espéranto sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement grands, qu'on ne peut se refuser à faire cet essai" TOLSTOI

"Toute discussion théorique est vaine, l'espéranto a fonctionné" A.MEILLET

"L'espéranto est une langue naturelle et souple. Il est en mesure d'exprimer les nuances les plus subtiles de la pensée et du sentiment. Il est propre à permettre par conséquent , l'expression la plus juste, la plus littéraire, la plus esthétique, et de nature à satisfaire les esprit les plus ombrageux et les plus particularistes". Maurice GENEVOIX Acad. fr.

En France, la langue INTERnationale est enseignée au niveau universitaire, à Clermont-Ferrand, à Lyon et à Marseille.

L'espéranto fait parti des normes de polices de caractères ISO 8859-3 (LATIN-3) et UNICODE .
Dans la norme ISO 639 / 3166 "Code pour les noms de langues" le code de l'espéranto est "eo".

"Rien moins, respondit Pantagruel. C'est abus dire que nous ayons langaige naturel. Les langaiges sont par institutions arbitraires et convenences des peuples"
Rabelais Tiers Livre chap. XIX
 
 

L'Anglais est la langue internationale


Une langue c'est un dialecte avec une armée
La langue utilisée pour les relations internationales c'est la langue avec la plus forte armée.
 

"une langue disparaît tous les 15 jours, 25 chaque année [...] c'est une véritable cataclysme, qui se produit dans l'indifférence générale. [...]
Après la guerre des Gaules, l'aristocratie gauloise rêvait de se romaniser au plus vite, [...]. Aujourd'hui, la situation est presque comparable. Beaucoup de familles de la bourgeoisie , dans divers pays du monde, ont adopté l'anglais comme langue de prestige. L'anglais conduit les langues à l'extinction, comme le latin autrefois.
[...] L'anglo-américain est envahissant parce qu'il est la langue des pays les plus puissants.
[...] Pour moi, connaître parfaitement une langue,c'est être capable de saisir des jeux de mots débités sur un ton très rapide par des usagers natifs, et la parler sans être identifié comme un étranger. Si on retient ces critères, le nombre de vrais bilingues en anglais est plutôt réduit. Car contrairement à ce que l'on croit, l'anglais est une langue très difficile"
Halte à la mort des langues. Entretien avec le linguiste Claude HAGEGE L'express numéro 2574 2000.11.02

La situation actuelle se laisse bien résumée par le terme "Glottophagie" inventé par L. J. Calvet.

La loi Toubon ne soigne que les symptômes.

"Il y va de l'intérêt économique et politique des Etats-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l'anglais" David ROTHKOPF, ancien responsable de l'administration Clinton. L'Express 2000.09.14 page 6.

"Vous comprenez aisément que les officiels des nations où l'on parle des langues susceptibles d'un emploi mondial n'ont aucune envie d'appuyer et de favoriser des langues artificielles" André Martinet en 1969

"The use of English boosts the political influence of the English-speaking countries in ways perhaps more potent than gross domestic product or military firepower"
(l'emploi de l'anglais accroît l'influence politique des pays anglophones plus puissamment qu'une forte économie ou une grande puissance de feu).
Cette phrase, citée par Dominique Noguez dans "la colonisation douce" (Arléa, 1998) (page 239), figurait dans un article du Washington Post, qui a été repris par l'International Herald Tribune du 7 juillet 1992.

Le même Dominique Noguez cite aussi, à la même page, un article du Daily Mail de la fin 1991:
"Notre langue est tout près d'être universelle. Voici quelques années, elle a été acceptée avec le français comme l'une des deux principales langues de la CEE. Maintenant elle doit devenir l'unique langue officielle de la Communauté".

Richards dans l'Anglo American Report 1961, rapport longtemps tenu caché du public disait entre autres choses : "Un ministre de Education peut ne pas etre un bon juge des intérets de son pays et il convient de lui rappeller que l'anglais est le véhicule de tout ce qui a été pensé et senti au cours des siecles comme il est la clef de l'avenir prodigieux qui nous attend. Si les pays non anglophones peuvent décider eux-meme de leur politique, ils ont néanmoins besoin d'etre guidés fermement afin qu'ils puissent apprécier  ce qui est bon pour eux. En conséquence, si les ministres de l'Education, manquent de reconnaître cette vérité, parce qu'ils sont aveuglés par leur nationalisme, c'est le devoir des représentants du noyau des anglophones de passer outre" etc.
 
 

Essence et avenir de l'idée d'une langue internationale (extraits)

En vue de perfectionner telle ou telle branche de la science, nous organisons à tout instant des congrès internationaux. Mais combien misérable est leur rôle, puisque le plus souvent peuvent y prendre part, non pas ceux qui voudraient réellement en retirer du profit, non pas ceux qui désireraient y communiquer quelque chose d'important, mais uniquement ceux qui peuvent converser en plusieurs langues!

La langue internationale a pour but de donner aux hommes de pays différents, qui sont là comme des muets, les uns devant les autres, la faculté de se comprendre; mais elle n'a nullement pour rôle de s'immiscer dans la vie intime des peuples. Craindre que la langue internationale détruise les langues nationales est aussi ridicule que craindre que la poste, qui donne aux hommes éloignés les uns des autres la possibilité de communiquer entre eux, menace les relations verbales entre les humains. Une « langue internationale auxiliaire » et une «langue universelle exclusive » sont deux choses tout à fait différentes  qu'on ne doit confondre d'aucune manière.

En effet, entre le désir d'une langue internationale et le chauvinisme national, il y a le même rapport  qu'entre le patriotisme et l'amour de sa famille. Quelqu'un peut-il dire que l'extension des relations et des transactions entre gens du même pays menace en quoi que ce soit l'amour familial? Non seulement la  langue internationale est par elle même incapable d'affaiblir les langues nationales, mais elle doit, au contraire, les affermir certainement et les amener à leur complet épanouissement, en effet, actuellement, grâce à la nécessité où nous sommes d'apprendre  diverses langues étrangères, on ne peut que rarement rencontrer un homme qui possède parfaitement sa langue maternelle, et les langues elles-mêmes, dans leurs mêlées, et leurs luttes, s'embrouillent, s'altèrent de plus en plus et perdent leur richesse naturelle aussi bien que leur charme. Par contre, quand nous ne serons plus obligés d'apprendre qu'une seule langue étrangère (et encore. très facile), chacun de nous aura le loisir d'apprendre à fond sa langue maternelle, et alors toute langue, étant débarrassée de la pression qu'exercent sur elle de nombreuses voisines, gardant pour elle seule, dans toute leur plénitude, les forces de son peuple, se développera promptement avec la dernière puissance et le plus vif éclat.

Et l'orthographe, supplice dans la plupart des langues, et surtout dans celles qui auraient le plus de chances pour être adoptées comme internationales? Dans tel mot, telle lettre est prononcée, et dans tel autre, non ; ou bien le même son s'écrit de telle façon dans tel mot; dans tel autre autrement. Il faut des années entières au Français ou à l'Anglais pour parvenir à orthographier régulièrement sa langue: II est radicalement impossible de changer cette orthographe, car, dans la langue écrite, on ne pourrait nullement différencier cette innombrable quantité de mots qui ne se distinguent nullement les uns des autres, ou qui ne le font que par une légère nuance de prononciation. La langue artificielle ayant donné à chaque lettre de son alphabet une prononciation précise, fixée rigoureusement et constamment semblable, la question de l'orthographe n'existe pas pour elle ; au bout d'un quart d'heure, c'est-à-dire aussitôt qu'on s'est assimilé son alphabet, des plus simples, on peut écrire une. dictée dans cette langue sans la plus légère faute, tandis que dans une langue naturelle on n'arrive à ce résultat qu'après un grand nombre d'années d'un travail difficile et ennuyeux.

La deuxième qualité distinctive d'une langue artificielle, c'est sa perfection, qui consiste en une précision mathématique, en une souplesse et une richesse illimitées. Qu'une langue artificielle puisse avoir cette deuxième qualité, c'est une chose qu'ont prévue et prédite une foule d'hommes de la plus haute valeur, qui traitaient cette idée si importante pour l'humanité avec plus de sérieux que ne le font certains jupiters contemporains, qui pensent qu'un commerce même superficiel avec l'essence des langues artificielles compromettrait leur honneur et leur dignité. Nous pourrions citer des lumières telles que Bacon, Leibnitz, Pascal, de Brosses, Condillac, Descartes, Voltaire, Diderot, Volney, Ampère, Max Müller, etc.

Chacun de vous a eu sans doute l'occasion d'entendre plus d'une attaque contre une langue artificielle, mais à ces attaques nous n'avons qu'une réponse à faire : toutes émanent d'hommes qui ignorent totalement la question, qui n'ont même jamais vu de langue artificielle. Non seulement ils n'ont fait aucun examen, aucune exploration, mais même ils n'ont jamais réfléchi à son essence ; et au lieu de penser avant de parler, ils préfèrent crier bien haut à droite et à gauche des phrases stupides mais à la mode. S'ils avaient étudié une langue artificielle, ils s'apercevraient que leurs critiques sont entièrement fausses; et quand bien même ils ne l'auraient pas étudiée, rien qu'en y réfléchissant au point de vue théorique, ils remarqueraient que toutes leurs accusations n'ont pas la moindre base. Que quelqu'un désire faire croire que dans la ville voisine toutes les maisons sont construites en papier, et que tous les habitants sont sans mains et sans pieds, il pourra en imposer à la foule qui accepte pieusement toute parole prononcée sur un ton autoritaire et scientifique. Mais l'homme raisonnable n'écoutera ces paroles qu'avec beaucoup de scepticisme, parce que dans sa sagesse il trouvera que ces phrases manquent de base. Aussi doutera-t-il et ira-t-il simplement dans la ville voisine pour regarder et se convaincre que toutes les paroles entendues sont absolument dénuées de sens commun. II en est de même pour la langue artificielle. Au lieu de répéter aveuglement des phrases, donnez-vous la peine aller au fond, de ces phrases et vous vous apercevrez bien vite qu'elles n'ont pas le plus frêle point d'appui. Si cette réflexion théorique ne vous suffit pas, allez simplement et regardez; jetez les yeux sur un livre d'étude pour langue artificielle, étudiez sa construction, approfondissez quelque peu sa littérature déjà riche et variée, faites un essai quelconque, regardez les faits qui à chaque pas se présenteront devant vous, et vous comprendrez quelles insanités colossales contiennent toutes ces phrases que vous entendez prononcer contre la langue artificielle.

La deuxième raison mise en avant par les adversaires d'une langue internationale, c'est la crainte qu'on ne prenne peut-être, pour en jouer le rôle, une langue nationale, et qu'au lieu d'un rapprochement nous n'ayons un écrasement, une absorption de tous les autres peuples par celui dont on prendrait la langue, grâce à l'énorme supériorité que lui donnerait cette adoption. Cette crainte nous l'avouons, n'est pas sans fondement; mais on ne peut l'élever que contre une forme fausse ou mal choisie de langue internationale. Elle perd toute sa force, si on réfléchit: à ce fait que l'organe en question ne peut être et ne sera qu'une langue neutre, comme nous le démontrerons ci-après.

Ainsi vous avez peut-être entendu cette phrase sentencieuse : «Une langue ne peut être créée dans un cabinet de travail, tout comme un être vivant ne peut être créé dans la cornue d'un chimiste. » Avouons-le, la phrase sonne bien et vous a un tel air de sagesse qu'elle ôte à l'immense majorité des hommes jusqu'à
la pensée de douter que la conception d'une langue artificielle ne soit un véritable enfantillage. Et pourtant si ces hommes avaient assez de sens critique pour se poser à eux-mêmes un tout petit « pourquoi »? Cette phrase ronflante perdrait bien vite à leurs yeux son apparente sagesse; ils s'apercevraient qu'elle n'offre aucun argument logique, qu'elle est une pure association de mots à effet, mais privée de toute base rationnelle. En effet on pourrait tout aussi bien l'employer contre les alphabets de nos langues, artificiels assurément, et dont l'humanité se sert pourtant depuis tant de siècles avec des avantages si évidents. On pourrait s'en servir contre la traction artificielle au moyen de la vapeur, contre le vélocipède, contre toute notre civilisation artificielle. Et l'humanité s'obstine à répéter les mêmes phrases toutes les fois qu'apparaît une nouvelle idée utile.

Supposons cependant une minute que par malheur le Congrès ne soit composé que d'obstinés enlisés dans la routine, que d'ennemis de toute nouveauté, et qu'il leur vienne dans la tête cette idée que, dans les relations internationales, il serait préférable d'employer une langue naturelle incommode plutôt qu'un language artificiel facile, et regardons ce qui va arriver. S'ils veulent prendre une langue vivante qui appartienne à une nation existante, immédiatement se dresse devant eux. comme un obstacle colossal, non pas seulement la jalousie réciproque des peuples, mais encore, chez tous, la crainte très naturelle du danger que ce choix ferait courir à, leur existence nationale; car il est évident que le peuple dont on choisirait la langue en recevrait bientôt une telle supériorité sur tous les autres, qu'il les écraserait et les absorberait. Mais supposons, par impossible, que les délégués au Congrès ne fassent aucune attention à cette crainte légitime ou que, pour éviter la jalousie réciproque des peuples et ce danger d'absorption, ils choisissent une langue morte, par exemple le latin; voyons ce qui arriverait alors. Il est clair que la décision du Congrès resterait tout bonnement lettre morte et qu'en fait elle ne se réaliserait jamais. Toutes les langues, vivantes ou mortes (et ces dernières plus que les premières), sont si épouvantablement difficiles, que leur complète acquisition n'est possible qu'aux gens disposant de beaucoup de temps et de beaucoup d'argent. Par conséquent nous n'aurions pas une langue internationale dans le vrai sens du mot, mais uniquement un organe international à l'usage des plus hautes classes sociales de la société.

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 Thierry SALOMON
 http://esperanto.ipfixe.net
 
 

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