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Les Commissaires. 

Peut être est -il temps maintenant d'évoquer ces fameux Commissaires. Selon le code, ils sont au nombre minimum de trois. Ils peuvent s'adjoindre une ou plusieurs personnes compétentes et leur déléguer une partie de leurs fonctions. Bien entendu, ils ne peuvent pas exercer pour une course dans laquelle ils seraient intéressés tant soit peu. Ils établissent le programme, reçoivent les engagements et forfaits décident de leur validité, fixent ( au moins vingt-quatre heures à l'avance) l'heure et l'ordre des courses, prennent  toutes les mesures pour leur bon fonctionnement et leur régularité, veillent à l'observation des règles du Code, décident lorsqu'une course réunit un trop grand nombre de concurrents soit de la dédoubler, soit de limiter le nombre des partants (par tirage au sort ou élimination selon les gains), annulent les courses ou les renvoient en cas de force majeure (état du terrain perturbations, sociales, etc.. Ils autorisent le vétérinaire officiel à abattre un cheval blessé. Leurs fonctions, très délicates, leur ont valu souvent  d'acerbes critiques.

Ce sont des hommes pleins de bonne volonté mais malheureusement, certain d'entre eux n'ont jamais monté à cheval de leur vie : La plus part sont des hommes d'affaires, des propriétaires, qui ne connaissent pas la course en elle-même. Or, il extrêmes difficile de bien juger une épreuve. Même les professionnels auraient des avis différents. Les commissaires m'apparaissent donc un peu noyés. Ils prennent quelquefois des décisions hâtives-et en d'autres occasions, pour  des cas vraiment graves, ils ne font rien. ! En réalité, ils voient la ligne droite-et c'est tout. A leur décharge je souligne que les films eux-mêmes, aussi bons soient-ils ( les films de la société sont fantastiques, remarquablement pris), ne reflèteront pas les bousculades comme vous vivez quand vous êtes dans la course. Un choc, qui peut être ressenti très gravement dans le feu de l'action, n'apparaît presque pas au film. La réciproque est également vraie : un mouvement inattendu d'un cheval, qui sort de sa ligne, peut paraître effarant à l'écran- et de ne gêner personne dans la course.

L'arrivée

Le juge relève l'ordre dans lequel les six premiers chevaux franchissent le poteau, ainsi que les distances qui les séparent, en prenant pour mesure une longueur de cheval, une fraction de longueur (1/2 ou 3/4), une encolure, une courte encolure, une tête ou un nez. La photographie lui permet une appréciation très rigoureuse. A longchamps, il y a depuis 1959, une installation cinématographique fabuleuse bien entendu une photo fixe est prise sur le poteau d'arrivée - mais il y a encore une caméra, placée au sommet de la tribune principale, qui filme l'ensemble de la course et quatre caméras spécialement placées pour le dernier tournant; un autre appareil, au moulin, exactement dans l'axe de la piste, filme les arrivées de face! ... Une machine américaine fournit en trois minutes un positif qui peut être  projeté aussitôt  dans une salle située sous les balances...

Les jockeys des chevaux classés - et ceux qui ont un cheval d'une écurie classée - ne doivent pas mettre pied à terre avant d'avoir rejoint l'emplacement fixé par les Commissaires Arrivés là, ils dessellent eux- même leurs chevaux  et vont se faire peser " en évitant tout contact", dit le Code. Ils doivent présenter aussi la serviette numérotée. Un jockey dont le poids constaté est supérieur d'un kilo ou plus au poids enregistré avant la course, peut être mis à l'amende et puni d'une interdiction  - ainsi que l'entraîneur. Mais, depuis " l'affaire Saint Martin " le cheval n'est plus distancé. Si le poids du cavalier est devenu inférieur, le cheval est automatiquement distancé (ainsi que ses compagnons d'écuries, s'il y a lieu) et les  Commissaires décident de la peine.

Les chevaux classés doivent attendre la pesée de leurs cavaliers avant de regagner les écuries. Un signal annonçant la fin du pesage retentit quand il n'y a ni réclamation, ni enquête.

Si un cheval classé est accidenté, son cavalier peut rentrer à pied, s'il est accompagné  par un Commissaire ou un juge. Si le jockey est accidenté,, il est évidement dispensé du pesage. Tout cheval dont le jockey met pied  à terre sans raison ou ne se présente pas aux balances dans un délai de cinq minutes après  les autres, peut être distancé.   

Réclamations et enquêtes. 

Le propriétaire, entraîneur,  jockeys et leurs représentant ont le droit de réclamer contre un ou plusieurs concurrents avant la fin du pesage qui suit l'arrivée pour toute manœuvre, toute erreur, involontaire ou frauduleuse, tendant à fausser cette arrivée. Le code leur laisse même, dans certains cas, un délai d'un mois. Les Commissaires eux-mêmes interviennent, fréquemment d'office, après interrogatoire des intéressés. Une amende peut être infligée au jockey coupable d'une réclamation frivole.

Je souligne qu'une enquête de longue durée ( plus de quelques minutes) ne suspend pas les effets d'une course - ceci pour éviter l'ajournement sine-die du paiement des tickets de pari mutuel et si bien qu'un cheval distancé au bout de plusieurs jours pour une victoire reconnue abusive peut avoir rapporté la faute somme à ses supporters, alors que les malheureux parieurs de "l'honnête second ", devenu premier sur le tapis vert, ne toucheront pas un centime ! Mais que faire dans un tel cas c'est une lois du jeu. Les décisions des Commissaires sont-elles sans appel ? .

 

Si elles sont strictement conformes aux dispositions du Code. Dès qu"elles comportent interprétation dudit Code ou un document officiel, les intéressés ont cinq jours pour se pourvoir en appel par lettre recommandée auprès d'une Commission spéciale comportant trois membres de la Société, dont le président. L'appel est suspensif : les chevaux concernés peuvent être normalement engagés- mais ils ne prendront à aucune épreuve tant que la décision de la commission ne sera pas connue.

Qu' elles sont les sanctions applicables à un jockey ?

L'amende, l'avertissement, l'interdiction de monter pendant la durée déterminée, le retrait de la licence, l'expulsion des locaux  affectés au pesage ainsi que des terrains d'entraînement. L'intéressé est toujours entendu. Un jockey qui n'a pas payé une amende n'a pas le droit de remonter en courses. Un jockey qui a été privé de sa licence ne peut être entraîneur, ni propriétaire. Le système actuel de sanction est aberrant. L'application systématique de la loi va à l'encontre du bon sens. Avoir quatre jours de suspension juste avant l'Arc de Triomphe, lorsqu'on a la chance d'y monter un candidat sérieux, n'a rein de commun  avec quatre jours début décembre, alors qu'il n'y a pas de prix important à disputer !        

La sanction est un problème très difficile, car il n'y a que des cas particuliers. Il faudrait au moins être jugé par des vrais professionnels, qui pourraient trancher en connaissance de cause, selon la gravité de la faute et le manque à gagner que peut entraîner une suspension.

 L 'article 69 du code des courses dit : "il est interdit d'administrer ou de faire administrer à un cheval, par quelques procédé que se soit, un produit de nature à modifier, au moment de la course, la condition physique de ce cheval, soit en exaltant, soit en déprimant, soit en troublant de quelque façon que se soit le fonctionnement naturel de l'organisme de ce cheval."

  S'ils ont quelques doute à ce sujet,  les commissaires peuvent effectuer sur un concurrent tous les prélèvements biologiques et les examens qu'ils jugeront nécessaires. Ils doivent exiger ces prélèvement sur tout cheval dont le comportement pendant la course ne leur aurait pas paru normal, comme sur la demande du propriétaire ou de l'entraîneur.

Je souligne que l'entraîneur est dans l'obligation de protéger le cheval dont il a la garde et de le garantir, avec l'aide de son personnel, contre toute manœuvre. Il sera toujours tenu pour responsable quand un de ses pensionnaires ayant participé à une course aura été reconnu sous l'influence d'un produit interdit.

 Les commissaires n'usent pratiquement jamais de leur droit de contrôle sur les chevaux battus.

 

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