LA PEINE DE MORT AU TEXAS

LA PEINE DE MORT AU TEXAS

PAR FARLEY C. MATCHETT

 


INTRODUCTION



Le sens d'une loi qui inflige une punition est une chose, mais que devient-il dans la pratique,face à la théorie des livres débouchant sur quelque chose de complètement différent,ici au Texas.
La loi,comme elle est écrite,toujours éloignée du fondement de la justice,ici au Texas,et pourtant le Texas est un grand état. C'est un état qui a rejoint l'Union avec ses propres particularités....des lors qu'il conserverait ses propres reformes concernant les lois d'Appels et quelques autres choses moins importantes. C'est le seul état américain conservant aujourd'hui,150 ans plus tard,ces mêmes particularités intactes. Si je peux ajouter aussi qu''au moment où la guerre civile qui venait d''être gagnée depuis peu par le nord,opposé à l'esclavage,l''état du Texas se déclara lui même Confédération,mais enfin de compte,perdit la guerre.

Quand ils arrivèrent a la table de négociations,ils n'étaient donc pas très contents et revendiquaient beaucoup de choses. "Ladies and Gentlemen", Bienvenue dans le monde du vieux sud et de la justice biblique,comment hommes et femmes,ici dans le couloir de la mort au Texas,sommes venus faire expérience.


 

L'HISTOIRE DU CAS DE L'AUTEUR


Mon nom est Farley. Charles MATCHETT, #999060, et je suis condamné à mort,ici dans l'état du Texas.. Mon crime,comme il est défini par le code pénal du Texas,est un fait de légitime défense. De par le manque de conseils suffisants et de qualité de mon procès,j'ai été,par la suite,envoyé dans les couloirs de la mort après un procès de 7 jours. Je suis resté 19 mois dans la prison du Comté de Harris avant que l'état soit prêt pour mon procès. Pendant ce laps de temps, je rencontrais celui qui est appelé avocat commis d'office 8 fois durant ce période. Il y eu une préparation ridicule de procès et j'ai même demandé au juge de démettre cet homme parce que j'avais un mauvais pressentiment, mais ma requête a été refusée lors d'une audience.
Quand le procès commença, cet homme arriva souvent en retard a la cour,pas préparé et une fois même, il s'endormit durant un moment crucial du procès. A deux reprises, il dut même être réveillé par le juge. La cour d'appel décida lors de mon premier appel que si cet avocat avait formulé une objection correcte durant ce moment crucial, alors ils n'auraient pas eu d'autres choix que de faire annuler mon cas. Comme ils ne le firent pas, ils ne devraient pas appliquer la loi en utilisant les services de cet avocat. Si cet homme avait voulu juste prononcer ces 3 mots: "Objection, Votre Honneur" alors j'aurai été libéré à mon premier appel qui est appelé l'appel direct... Incroyable n'est ce pas!! Cet homme n'a jamais présenté mon cas dans sa forme de légitime défense et me laissa ouvertement offert au plaignant dans ce qu'elle souhaitait faire durant le procès. D'ailleurs, elle m'a littéralement crucifié devant ma famille et nous ne pouvions concevoir dans nos têtes les événements qui surviendraient.
Le 7eme jour, on m'a demandé de me lever devant le juge. Le jury répondit "oui" à la question n°1 qui est la question de culpabilité. ils répondirent "non" à la question n°2 qui était si j'avais fait cela consciemment et intentionnellement et répondirent "non" à la question n°3 qui est la question concernant la présence de quelques circonstances atténuantes dans ce cas. Quand le jury répond de la manière que je viens de décrire à ces 3 questions, la peine de mort est automatique. S'ils avaient répondu "oui" a la dernière question, j'aurai obtenu une "sentence de vie" pour un crime commis en état de légitime défense. Cependant le justice a été niée par tous les moyens pour ne pas déboucher sur une complète libération. Quand le juge donna ces trois réponses, mon coeur s'enfonça dans la semelle de mes souliers. Mon monde, tel que je le connaissais n'était plus ce qu'il était. Pendant la période où, assis en cellule, j'attendais le procès, j'avais espère que la justice roulerait pour moi comme les eaux brassées de la rivière coulant jusqu'à la mer. Mon cauchemar était lui-même ravivé par le souvenir des moments où j'avais été battu pendant 36 heures pour des aveux. pour être honnête, j'aurais confessé l'assassinat du président Kennedy juste pour qu'ils arrêtent de me frapper, juste..."arrêtez! S'il vous plait..." Je maintenais ma tête droite parce que si je devais faire face à la mort, qu'ils ma laissent l'affronter avec courage et dignité dans toutes les circonstances.
Je refusais de donner a ces 12 personnes,qui avaient, quelques moments plutôt, prononcé ma sentence de mort à tort, la grande satisfaction de me voir brisé. Je savais qu'ils m'avaient fait du tort et Dieu sait qu'ils m'avaient fait du tort, cependant, je ne leur permettrais pas de voir mon visage et mon coeur défaits. Je ne leur donnerais pas non plus l'apparence d'un coq arrogant car il n'y a rien d'arrogant à recevoir la peine de mort. Ce n'est pas un "test", c'est une réalité.

Mon père, que j'aime de tout mon coeur, a eu un attaque cardiaque dans la salle d'audience. Il survécut a cela, mais 6 mois après, quand il revint au couloir de la mort, à Ellis One Unit, Il subit un autre arrêt cardiaque qui lui fut fatal. Il est juste que, pour toutes ces raisons, je combatte si assidûment. Si l'on m'avait administré avec droiture la justice, je ne crois pas que mon père aurait subi sa 1ere attaque cardiaque. Il y a tant d'injustices dans mon cas que, parfois, quand je lis la loi telle qu'elle est écrite actuellement et que je fais des comparaisons avec mon cas, je me mets en colère. Est-ce-que une personne rationnelle et normale n'en ferait pas autant?
Je pris la vie d'un homme en train d'essayer de prendre la mienne. Il n'y a pas un jour qui passe où je ne revis ces horribles événements et mon coeur souffre énormément de cela. Mais qu'en serait-il s'il avait pris ma vie?? Serait-il dans les couloirs de la mort?? Le système américain ne lui aurait-il pas donné une juste secousse par ses tribunaux?
Je pense que oui et je dis cela avec fermeté car ma victime était blanche et le cas d'un homme noir ayant tué un homme blanc est pour cela significatif. Une fois encore quelqu'un de rationnel conclura que je n'ai pas eu de chance. Si cela avait été lui l'accusé, il n'aurait même pas été présenté devant la cour. Je ne souhaite pas m'engager plus en avant sur les relents de racisme de mon procès car, pour moi, c'est une chose dans laquelle on pourrait se complaire et je blâme seulement mon avocat incompétent pour tout ce qui m'est arrive. Un avocat compétent n'aurait jamais laissé la plaignante faire ce qu'elle a fait.
Puis-je ajouter ce fait...Mon avocat commis d'office était noir et payé par les mêmes personnes qui avaient tenté de me tuer. Son salaire contre ma vie... A vous d'en juger ou alors devais-je laisser la suite des événements refléter sa façon de penser. Il ne prit pas en compte des événements cruciaux tels quand j'ai fait appel aux paramédicaux pour constater le tabassage et l'infirmière de la prison qui voulait témoigner sur la façon dont j'avais été méchamment battu quand elle m'avait reçu. Il ne me sera pas autorisé à témoigner en dépit de ma demande et sa défense avait plus de trous qu'un fromage suisse. Je ne savais pas grand chose des lois comme je n'avais jamais été en
conflit avec la loi. J'ai donné à ce pays 6 ans d'honorables et assidus services dans l'armée et j'ai quitté l'armée avec les honneurs à mon départ. Pour ces gens qui m'ont condamné a mort par erreur, j'avais mis ma vie en jeu pour que la liberté et la justice continuent d'être des choses ordinaires dans ce grand pays. Voici comment j'ai été remercié mais je ne veux pas accepter cela. Ce qui m'a été fait, ainsi qu'à des nombreux autres hommes et femmes par la peine de mort, d'un bout à l'autre de l'Amérique, est sérieusement mauvais. Dans des centaines de cas, le racisme et la pauvreté jouent un rôle clef pour ces décisions qui aboutissent à la peine de mort.
Les medias jouent aussi un rôle crucial en exploitant ces événements qui prennent une grande place. Tout le monde a l'extérieur les voit alors qu'eux connaissent la réalité des événements. Je dirais qu'ils inventent un scoop sensationnel et font du portrait de l'accusé un abominable criminel. Si une graine est semée dans l'esprit d'une personne au travers de journaux, radios ou télévisions, le public n'hésitera pas a en déduire une représentation d'une femme ou un homme très mauvais. Quand le procès commence, l'accusé ne garde pas une chance et voici donc la tactique de la justice américaine. Cette tactique fait appel au travail destructeur des medias au bénéfice du plaignant et croyez moi...ça marche. En dépit de toutes les erreurs qui ont été commises contre moi, je n'ai pas de colère contre quelqu'un même à l'égard de mon avocat commis d'office. Ce pauvre individu est seulement aussi muet qu'une boite de pierres et plus faible qu'une eau de vaisselle vieille de 9 mois. Même si je ne suis pas en colère contre lui, je suis quand même désolé pour lui et les 12 membres du jury car d'une part,ils n'ont pas eu le courage de résister pour ce qui est juste
et d'autre part, ils n'ont pas eu les capacités intellectuelles de penser par eux-mêmes. Ce qui fait mes amis, qu'il est encore plus triste de recevoir la peine de mort. Ce serait plus facile pour moi
d'en rester là et de dire que je les hais tous pour ce qu'ils m'ont fait et que c'est justifié. Je l'ai dit une fois mais je ne redirais jamais ces mots...Haine, pour ceux qui m'ont donné tort, pas même
les policiers qui m'ont battu.
Quand j'étais petit, le racisme était évident où nous habitions et je faisais l'erreur de dire que j'haïssais tous ceux qui appelaient ma grand-mère, ma mère, mon père, mes soeurs et frère et moi même par un nom raciste. Un jour, nous nous amusions dans le jardin de ma grand mère, après l'office, un dimanche. Ils passèrent en criant le N (de Nègre...note de traduc). Je brisais le silence du jardin d'une déclaration audacieuse en disant que je les haïssais. Mon père me gifla sur la bouche juste assez fort pour que je fasse attention et, entre son châtiment et celui de ma grand mère, je n'ai plus dit ce mot de cette façon a l'encontre d'une autre personne. Cela fait 28 ans de cela. Leurs mots font encore écho à ma mémoire pour ceux nombreux qui montrent leur ignorance qu'une base morale et que l'éducation étaient notre manière de voir l'égalité.
Je suis, pour toujours, reconnaissant à mon père de m'avoir tape sur la bouche ce jour la parce qu'il me donna la plus grande leçon de ma vie... Compassion, tolérance et pardon. La haine est le germe semé dans le coeur de l'homme qui consume tout ce qui est bon à l'intérieur de l'homme. Une amertume apparaît qui rend cette personne, chaque jour, plus misérable. Enfin de compte, il commence a s'attaquer violemment au monde dans le but qu'autour de lui, tout le monde devienne aussi misérable que lui. Juger un homme par sa couleur de peau est simplement idiot dans tous les cas.
Il est plus facile pour moi de pardonner et d'avancer dans ma vie que de vivre dans le passé avec la haine et les impuretés au coeur.
Je suis engagé dans la plus grande lutte à laquelle je n'ai encore jamais fait face dans ma vie. Jamais je n'ai rencontré des obstacles avec des telles difficultés depuis cette sentence de mort. Je n'ai pas le temps pour la haine ou la ruse dans mon coeur parce que je dois a ma grand mère, à mes filles et à vous, mes amis, les réels héros de cette traumatisante situation et plus que vous ne pouvez l'imaginer. Quand je n'ai pas le moral et que je sens que je n'avance pas, c'est a vous qui me donnez ces mots d'encouragement venant de milliers de Kms, sous la forme d'une lettre. C'est vous qui avez fait de généreux sacrifices pour me permettre d'avoir l'argent pour payer un bon avocat. Vous croyez en moi et en ma cause, assez fort pour faire ces sacrifices. pour cela, je ne vous laisserais jamais tomber dans ce combat. Avec votre soutien, je fais le voeu que le jour où
je serais, soit relâché, soit mort, de ne jamais cesser de crier pour la justice. Je ne peux remercier chacun d'entre vous suffisamment par ses actes de gentillesse pour l'amour de l'humanité. Je vous demande de ne jamais me laisser tomber dans ce combat. S'il vous plaît, rappelez vous toujours cette seule chose: Ce n'est pas ce que vous faites pour moi ou ce que vous me donnez, l'important est dans le fait que vous restiez à mes cotés dans cette lutte. Cela signifie pour moi plus que tout l'argent au monde.



 

HISTOIRE SOCIALE


C'est une chose précise et absolue, la peine capitale a une grande place dans l'histoire de cet état. L'histoire montre la relation entre le climat de violence et la justice du Texas.
En 1924, le Texas franchit un pas dans les objectifs et moyens de répression en installant une "flambante" nouvelle chaise électrique dans les murs d'Unit à Huntsville. Elle était à la même place que celle prise actuellement par l'injection létale. Cette méthode était une administration de la justice, réalise habituellement au niveau du Compté. Quand cette punition était la pendaison, elle était habituellement pratiqué quelques heures après le verdict. Pas d'appel, rien, excepté une mort rapide. Entre 1924 et 1964, quand la dernière électrocution eut lieu, avant la longue décennie du moratoire, le Texas avait mis 506 hommes dans les couloirs de la mort et ils en ont exécuté 361, de ceux qu'ils nomment "Hommes" Ce fut 40 ans pendant lesquels la peine de mort fut active et 361 hommes ont pu être mis à mort, pour une moyenne de 9,25% par an, ce qui est relativement peu pour cet état (par rapport à la greva accélération des exécutions de ces derniers années....note de traduc.). Que ce soit par la basse ou la haute cour, la vie devait être rejetée au nom de la peine de mort. On peut facilement imaginer le processus judiciaire que ces gens ont subi durant cette période. Maintenant, nous vivons dans une société moderne, technologiquement avancée et nous avons plusieurs possibilités d'appel après un verdict.
Les autorités n'ont jamais remis en cause ces possibilités d'appel, comme nous en Bénéficions encore dans les années 90. Aucun autre état des USA ne dispose de lois d'appel comme le Texas. Ainsi cela autorise le Texas à faire comme si nous pouvions choisir, alors que les cours fédérales ont littéralement les mains liées quand il s'agit de contester différentes situations constitutionnelles.
Le Texas est connu pour utiliser largement la peine de mort contre les minorités raciales, la jeunesse, les pauvres, et les retardés mentaux. Pratiquement toutes les victimes (de meurtre...note de traduc) sont blanches. Il y eut juste un cas d'un blanc ayant eu la peine de mort pour avoir tué un noir, mais il mourut de cancer avant que l'état puisse lui administrer ce qu'ils appellent "la justice". Beaucoup d'hommes dans les couloirs de la mort sont jeunes, mentalement handicapés, illettrés et analphabètes. Ils sont issus des classes pauvres et sans éducation de notre société.
La période "Post-Furman" est défini comme une période où les USA ont revu un cas de Georgie qui contestait la constitutionnalité de la peine de mort et la législation qui s'y réfère. Cela fut désigne comme "Furman contre Georgie". Ce cas acheva l'existence du système de la peine capitale. Ce cas referma la porte sur la peine de mort pour un moment, jusqu'en 1972.
En 1973, le Texas reconstruit les schémas d'accusation et déclara caduc ses premiers statuts de la peine de mort de la période "Post-Furman".
La constitutionnalité de ces nouveaux statuts passa devant la cour suprême. La peine de mort fut réinstaller et sa pratique augmenta jusqu'au taux de 25 hommes annuellement. En 1990, la capacité d'accueil du couloir de la mort (à Huntsville...note de traduc), dépassa 300 hommes. Cela aurait été beaucoup plus élevé si il n'y avait pas eu, dans le milieu des années 90, une série de cas de peine de mort, issue du Texas, qui a embouteillé les fonctions judiciaires de la cour suprême.
Le Texas est bien connu pour ces décisions judiciaires injustes. Aujourd'hui, il peut y avoir des issues qui me sont octroyées mais demain ces mêmes issues ne me le seraient plus. C'est comme si c'était une justice à double vitesse et cela concerne habituellement ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir des avocats qualifiés.
Etre engagé dans un cas de peine capitale, c'est le cas le plus complexe dans le système judiciaire américain. Il faut quelqu'un qui combatte jusqu'au bout pour ses droits. La cour d'appel engage même des avocats particulièrement astucieux pour ce qu'il décortique toute une situation, pour la reformuler entièrement. Le travail de l'avocat, s'il est fait correctement ne laissera aucune pierre sans laretourner, dans le but de renverser la situation. C'est pourquoi, un bon avocat doit être bon jusqu'au bout. Mais tout le monde n'est pas capable d'en avoir un et doit compter seulement sur les avocats commis d'office. Ces avocats ne font rien de plus qu'aider le procureur à garder intacte cette justice à deus vitesses car ils n'aident certainement pas l'accusé. Si cela n'était pas vrai, nombreux hommes et femmes ne seraient pas restés dans leurs cellules pour défendre leur vie.
En 1993, dans un cas venant de Texas, qui a été en butte à une condamnation internationale, la cour suprême des USA accéda à l'audition du cas "Herrera contre Collins". Les auditions ont mis à jour un important témoignage après les conclusions du procès que l'accusé ait reçu la sentence de mort. D'autre part, il fallait vérifier si ce cas avait été porté à la connaissance de la commission fédérale des révisions.
Le responsable de la justice, soutenu par l'opinion majoritaire,maintintqu'un demandeur d'appel fédéral ne pouvait pas mettre en avant une telle prétention d'innocence, tant que son procès avait été considéré comme juste. Il avait été autorisé préalablement à demander la clémence.
Le Texas a un des plus mauvais programmes de clémence des USA. Les 18 membres (de le commission fédérale) n'ont même pas été réunis. Ils ont simplement transmis leur vote par téléphone...
Ils ont récemment admis leur tout premier cas de clémence pour Henry Lee Lucas. mais cela s'est fait après après de nombreuses vérifications minutieuses démontrant qu'ils ne se réunissaient jamais ensemble, comme la loi le prévoyait dans les cas de peine de mort. Le juge Blackum a écrit, ce qui est un avis très discordant de l'opinion majoritaire, que "son opinion était contraire à toutes les idées de décence d'éxecuter quelqu'un qui est réellement innocent!" C'est le même homme qui, le 22/2/94, annonça à l'Amérique et au monde entier entier, que lui disait STOP! à la plus haute cour des USA parce qu'un jour de plus, il ne "bricolerait" plus longtemps avec la machine de mort. "Depuis plus de 20 ans, je me suis efforce, parallèlement à la majorité de cette cour, de développer les règles de procédure qui conduiraient à plus qu'une apparence d'impartialité pour des efforts concernant la peine de mort. Plutôt que de continuer à épargner à cette cour ses illusions, il désirait qu'un niveau d'impartialité soit atteint et que les nécessités de réglementation soient allegées. "Je me sens moralement et intellectuellement oblige de concéder simplement que la peine de mort a échoué". Quand la justice donna son opinion sur le cas mis a sa disposition? ce dernier était issu du Texas...Quelle étrange coïncidence! Ainsi, Il n'y avait pas d'autre choix que d'invalider plus de 100 cas de peine de mort issus du Texas. Incontestablement cet état n'a jamais autant fait que d'apporter des surcharges à la haute cour des USA, avec ce que la cour suprême de justice appelait des cas "frivoles" qui ne justifiaient pas la peine de mort. Ces hommes ne furent jamais libérés et en fait leurs peines furent commues en perpétuité.
La premier exécution de "l'après Furman" n'eut pas lieu avant décembre 1982 et concerna Charlie Brooks. A son entrée dans les murs d'Unit, se tenait une énorme foule se délectant et se réjouissant, comme s'ils étaient en train d'attendre un événement sportif majeur. Cet homme était là pour être le premier à recevoir l'injection létale dernièrement installée.
Ils disaient que c'était moins douloureux et plus humain.
J'ai l'honneur d'avoir d'avoir un avis différent sur le sujet car, quel est celui qui a survécu pour parler des effets et de la douleur que cela occasionnent? Il existe une documentation aujourd'hui qui apporte clairement l'évidence d'exécutions "bousillées" avec des graves complications pour le prisonnier, avant que la mort ne survienne.

Dans les 2 décennies qui ont suivi Furman, plus le temps passa, plus le Texas favorisa l'accroissement de la peine de mort. Cela devint, de façon accrue, l'outil favori pour les politiciens recherchant une réélection ou la nomination dans une administration. dans ses promesses en vue de sa réélection, le précédent gouverneur du Texas, Marck White utilisa lui même une campagne de télévision en descendant vers le couloir de la mort, la où les murs étaient ornes de ce qui étaient considérés comme des trophées. Il y avait des grandes photos d'hommes exécutés par l'état du Texas, basses et écoeurantes tactiques, juste pour se faire élire a des fonctions publiques.
René Hass, dans ses promesses pour obtenir un poste à la cour suprême du Texas, a défendu très fortement la peine de mort et s'engagea a traiter en conséquence ces cas quand ils se présenteraient à elle. La cour suprême du Texas, dans toutes les tailles,formes ou modèles, ne revissent aucune affaire criminelle. Ils revissent seulement les affaires civiles.
La cour d'appel criminel du Texas est la seule qui revisse les cas de peine de mort. Elle (René Hass) a menti au public et celui ci a accepté ça parce que elle soutient la peine de mort. C'était
d'abord une avocate, puis une juge du district et elle connaît très bien la différence entre les deux cours. Le problème est que le public a une telle obsession démesurée pour avoir la peine de mort que très souvent, d'autres individus, comme cette femme, voient la peine de mort comme rien de plus qu'une opportunité pour obtenir quelques votes des électeurs qui soutiennent la peine de mort et ils mentent même à la télévision nationale.



 

HISTOIRE LEGALE


Le premier cas de peine de mort qui a été revisse sous la nouvelle législation, était le cas "Jurek contre l'état". La cour d'appel s'est appuyé sur la constitutionnalité de la législation dans ce cas pour voter 3 contre 2 pour. En votant ainsi, ils contestaient cet appel de nombreux prisonniers qui récusaient la législation. Et voila, mon ami! Ce fut le début de périodes mouvementées pour les prisonniers du couloir de la mort. Le juge Truman Roberts soutint que la législation du Texas n'autorisait qu'une trop vague terminologie et ne permettrait pas aux jurés de dispenser leur pouvoir de clémence à l'aide d'une vision nette sur des témoignages équilibre. La législation du Texas ne donnait aucun moyen pour des circonstances explicitant un niveau satisfaisant d'équilibre par l'indication de ses écrits, laissant ainsi les jures se façoner une opinion défavorable de l'accusé.
L'équilibre des témoignages est tout à fait crucial lors des procès et cela apparaît au moment de la sentence, la culpabilité devra être "prédéterminée". S'il n'y a pas une défense comportant ces témoignages équilibrés, alors cela laisse la porte ouverte pour une sentence de mort très claire. L'équilibre des témoignages est tout a fait crucial parce que cela donne au jury une chance de percevoir le caractère de l'accuse.
Cela tient compte de tous les paramètres, tires de sa vie au collège, à l'église et dans toutes activités sociales. Cela tient compte autant du fait que l'accuse a été trompe comme un enfant que par des facteurs psychologiques.
Cela revisse la culpabilité de l'accusé d'un crime et son équilibre mental aux moments des faits. Si ces éléments cruciaux ne sont pas mis en avant, personne ne saura que la famille du prisonnier "Mr tout le monde", le battait quand il était enfant. "Mr tout le monde" n'avait jamais connu son père et sa mère le négligent souvent pendant des semaines. "Mr tout le monde" avait appris à voler des son plus jeune âge, juste pour manger. Tout cela mes amis, sont des réels facteurs pour des connaissances justes et cela va même beaucoup plus loin que ce que j'ai seulement mentionné...
Ici, où je vis, il y a des hommes qui, dans leur esprit et leur âme,sont pour toujours marques de par les quantités de tels abus subis quand ils étaient enfants. Quelques uns de ces abus sont démesurés pour les mentionner mais les faits sont là... Cela existe et puisque cela a été reconnu, nous faisons donc à la société "une faveur" en les tuant.
Si nous regardons plus en profondeur que la surface des choses, nous verrons que le problème sous-jacent est quelque chose qui peut être mentalement erronée. Comment le comprendre effectivement, a moins que nous essayons d'étudier et de rechercher pour obtenir des réponses.
Pourquoi est ce que la société doit tuer un tueur? Si je ne me trompe pas, a son tour la société fabrique elle même un tueur. Je dis cela car c'est une évidence que la peine capitale est la plus dure des peines, qui ne sert pas de prévention. La société tisse donc la trame du cycle de la violence. Ils tuent le tueur et ils tuent et tuent encore. Ce que nous avons ici est un cycle de violence a grande échelle.
Il n'y a qu'une solution.! ABOLIR LA PEINE DE MORT DANS LE MONDE ENTIER.
Dans les années 80 et au début des années 90, dans une série de cas de peine de mort, la cour suprême accepte de décider que, comme la cour d'appel avait interprète le législation du Texas, au sujet de la peine de mort, cela permettrait aux jures de prendre en considération tous les types de facteurs d'équilibre. Cela fut reconnu dans un cas, celui de "Franklin contre Lynaugh". Comme le cas "Jureck contre Texas" avait été le premier a contester le législation, quand cela revint devant la cour, cela fut de nouveau conteste mais, cette fois, par Franklin qui avait réussi, alors que le même appel présente par Jureck avait été refuse.


 

LES ASPECTS DE LAINJUSTICE SYSTEMATIQUE


Quand nous disons que la peine de mort est "corrompue", nous ne voulons pas seulement parler des avocats de la défense qui ne font rien lors de proches ou des autorités élus qui mentent au public ou des juges et jurys ou membres des cours fédérale qui font comme s'ils avaient les mains liées. Quand nous parlons de corruption, nous voulons évoquer le système dans son ensemble...du plus haut au plus bas.
Revoyons un instant l'injustice raciale par les chiffres statistiques.
De 1974 à 1983, nous apprenons que seulement 51% des meurtres au Texas concernent des victimes blanches, alors que 85% des peines de mort ont été prononces pour des cas de meurtres de victimes blanches. 23,4% des meurtres au Texas concernent des victimes noires mais ces mêmes meurtres ont débouche seulement sur 3,6% des sentences de mort, comme l'indiquent les études faits en 1993 par le professeur James Marquart.
Les études du Pr. Marquart mettent en avant des surprenantes disparités.
Entre 74 et 83, 12,8% des meurtres étaient le fait de noirs sur des blancs, lors de vols à main armée et 8,9% étaient le fait de noirs sur d'autres noirs, lors de vols à main armée. Il n'est pas surprenant de voir que 18,2% des personnes dans les couloirs de la mort étaient des noirs ayant tue des blancs durant des vols à main armée et 1,2% des condamnes à mort étaient des noirs ayant tue d'autres noirs durant des vols à main armée.
Concernant le meurtre avec viol d'une femme blanche par un homme noir, le pourcentage de la population dans les couloirs de la mort est en fait de 5,3%. Par opposition, le pourcentage de noirs, accusés de meurtre avec viol de femmes noires, est de 0,4%... Il y a un seul cas identifiable concernant un blanc ayant tué avec viol une femme noire et plutôt que de le charger avec le viol, ils ont retravaillé l'acte de l'accusation en meurtre avec vol a main armée, malgré qu'un témoignage montrait à la cour qu'il avait forcé cette femme a l'aide d'un revolver pour accomplir d'impudiques actes sexuels, tel que la sodomie orale...alors que la revolver était a quelques centimètres de son front. Il l'avait kidnappée, l'avait volée et finalement violentée en la menaçant de son revolver. C'est un exemple clair d'un préjudice judiciaire à l'encontre d'une victime issue d'une minorité dans les cas de peine de mort.

Dans l'affaire "Batson contre Kentucky", le procureur du Texas continua d'utiliser abusivement les couleur de peau d'une manière raciste, sans tenir compte de la façon correcte que la cour d'appel avait consenti à réaliser. Le cas Batson aurait du être traite de façon neutre et exiger d'explications pour refuser que des Afro-américains fassent partie d'un jury dans un procès de peine capitale. Ils pensaient que las Afro-américains, les juifs et les espagnols étaient plus compatissants face à l'oppression de par notre histoire passe "oppressive". donc la plupart des procureurs ont l'intention de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garder les minorité hors des listes des jures.
Batson qui contesta ce fait, gagna, ainsi la plupart des cours basses suivirent les règles correctement... exceptée le Texas! Ils repoussaient celui-ci légalement hors des tribunaux en légiférant qu'ils ne pouvaient pas le choisis de par son travail, sa préférence religieuse ou autres choses, exceptés les vrais motifs qui étaient simplement la couleur de sa peau.
Tout cela viole les lois sur la discrimination et le Texas ne ferait jamais cela...?
Ce racisme est ouvert sur la place publique et ils s'en défendent en utilisant un langage légal trompeur qu'ils écrivent eux mêmes.
Ces tactiques incendiaires sont très communément utilisées parmi les procureurs du Texas au milieu des procès. A l'occasion du cas de Karry Max Cook, qui était une victime de mutilation sexuelle, le procureur rappela au jury que le vagin de la victime, qui avait été coupé, n'avait été jamais trouvé. Sans la moindre base de preuve de cette affirmation, le procureur conclut que l'accusé l'avait probablement mangé. Dans le cas de Calvin Burdine, un homosexuel, ce dernier devint une une victime de cette tactique incendiaire. Durant son procès, le procureur rappela au jury que Calvin était un homosexuel avoue et qu'une sentence de prison a vie serait pareil à l'envoyer à une partie! Ceci est juste une petite partie de l'inconduite du procureur...

C'est si puéril que cela serait "humoristique" si, en fait, il n'y avait pas une vie en jeu. Leurs collègues les afflubaient de surnoms, comme en portaient les deux procureurs femmes du bureau du procureur général qui étaient surnommées "La Princesse de la Mort" et "Lady Mac Death". Leurs vrai noms étaient Leslie Benitez et Paula Offenhauser, et je dois dire que, finalement, c'était assez bien trouvé... tant pis pour ceux qui en supportaient les conséquences.
Les faits, que j'ai mentionnes dans ce chapitre, représentent seulement quelques unes des nombreuses inconduites des procureurs. Il n'y a pas de supérieur hiérarchiques dans un tel bureau, même si des témoignages furent présentés devant la haute cour d'Amérique. En fait, ils ont écrit et défendu des lois d'immunité pour se protéger parce qu'ils savent qu'ils sont complètement "embrouillés". C'est comme un filet de sécurité qu'ils ont crée. C'est plus facile pour eux de s'excuser au sein de la cour pour un acte criminel, que, pour nous, rester en prison. Je l'appelle acte criminel car ce n'est rien de moins qu'un meurtre prémédite dans sa plus haute conception. Ils le prévoient, le mettent en scène et ensuite exécutent l'accusé... meurtre planifié.
Ce que je trouve difficile, c'est comment on peut dire à une mère désespérée qui croyait en son enfant: "Je suis désolé pour l'exécution".
Il n'y a aucune compensation au monde qui lui est infligée à elle et aux autres membres de la famille de l'accusé.
L'inconduite ne commence ni ne finit avec le procureur, mais les juges ont rejoints le centre de la scène avec leurs camarades procureurs.
De nombreux juges sont d'anciens procureurs eux-mêmes, avant d'accéder aux tribunaux judiciaires. Ils sont, eux aussi engagés dans un comportement consciemment choquant et faisant fî de l'éthique. Les cours d'appel, aux deux niveaux, d'état et fédéral, ont ont déclenchés ouvertement les hostilités contre les droits des accusés. Quelques juges ont intentionnellement donné des dates d'éxécutions lors de certaines vacances, le jour de l'anniversaire des victimes.
Un des juges a même prononcé et signé une sentence de mort le visage souriant.

De tous les cas du Texas concernant les inconduites judiciaire, aucun ne surpassa celles du juge William Harmon. Comme par hasard, c'est le même homme qui me lut ma sentence de mort, le même juge qui refusa de dessaisir l'avocat commis d'office désigné dans mon cas, le même juge qu'avait tiré du sommeil cet avocat lors du procès.
En 1991, lors du procès de peine capitale de Carl Buntion, déclara à l'accusé qu'il faisait le travail de Dieu en le faisant éxécuter.
Il mit ensuite la photo du fameux juge Roy Bean, spécialiste de la pendaison, à l'entrée de son tribunal alorsqu'il avait apposé son nom (Harmon) sous le nom de Roy Bean . Il créa des relations de féodalité grandissante avec les avocats de la défense et sans justification, il les révoqua deux fois dans ce seul cas (Buntion). Ils étaient en train d'essayer de sauver la vie de l'accusé et il est évident que cela ne convenait pas au juge Harmon. Il suivait la plaidoirie de l'avocat dans sa chambre d'hôtel à 1 h du matin et il menaçait de représailles si les avocats de la défense mettaient dans leurs dossiers de nouvelles motions que lui avait récusées dans ce cas. Il riait même visiblement à un prêtre qui se tenait debout pour témoigner que Mr Buntion était profondément religieux. A plusieurs reprises, il appela les magistrats de la cour d'appel criminel "bâtards libérales" et "idiots" parce que leur façon de faire la loi s'imposait au juge Harmon et permettait d'autoriser les preuves à apporter dans les témoignages, alors que le juge Harmon n'avait pas vraiment choisi cela. Ainsi, nous comprenons mieux son ressentiment à l'égard de la plus haute cour d'appel criminel. A propos des inconduites judiciaires, la commission du Texas réprimanda formellement le juge Harmon pour sa conduite outrageante mais Buntion reçu la sentence de mort.
Il aurait du automatiquement accéder à un nouveau procès complet, voyant combien le procès précédent avait été "accoudré" et rempli d'obstructions juridiques. Ce que nous avons ici, c'est une tape donnée sur le poignet d'une personne qui à fait une faute importante et pour l'autre, la punition ultime, une sentence de mort qui est toujours en vigueur à ce jour. Ce léger voile est brisé par l'application de la peine capitale dans sa réalité mentionnée précédemment.


 

EXECUTION DE MALADES MENTAUX ET DE RETARDES MENTAUX



D'après l'avis de nombreux partisans de la peine de mort, le Texas est, et de loin, le leader dans l'application de celles-ci et serait sans doute une exception. Particulièrement pour ceux qui souffrent d'handicap mental aigu.
La majorité de la cour suprême a dit qu'il n'y a rien de constitutionnelle troublant à éxécuter un prisonnier mentalement altéré. Il est largement reconnu que ces éxécutions sont des violations importantes des droits fon damentaux de l'homme. Voici un cas de peine de mort concernant l'éxécution de Johnny Paul Penry, retardé mental, qui avait été condamné à mort en 1981 pour un meurtre accompagné de viol. Mr Penry avait eu à plusieurs reprises un diagnostics établissant un Q.I entre 5O et 64. Au moment du délit, il avait 22 ans mais avait des capacités mentales de quelqu'un de 6 ans. Il souffrait de sévères dommages au cerveau, résultats possible d'actes répétés d'abus physiques à son encontre lorsqu'il était enfant. Il n'avait jamais franchi les barrière
de la petite enfance et ainsi, fut envoyé pendant sa jeunesse dans diverses institutions et ensuite... au couloir de la mort ou il réside encore aujourd'hui. Les tribunaux ont refusé d'entendre les contestations de ses avocats commis d'office qui prouvaient constamment ces récusations mentales. Ils s'appuyaient même sur l'association du barreau d'Amérique qui ne reculait pas devant les éxécutions de malades mentaux. Néanmoins, les tribunaux refusent encore d'entendre quelques arguments oraux et écrits. J'éstime qu'ils appliquent la sentence "oeil pour oeil"
si rigoureusement qu'ils sont devenus eux-mêmes aveugles.
Concernant l'arrièration mentale, il n'y a aucun moyen de connaître le nombre de personnes, envoyées dans les couloirs de la mort, ces deux dernières décennies et qui souffraient de maladie mentale aiguë au moment de leur délit. Il n'y a pas de doute que ce nombre est plus élevé que le nombre reconnu de personnes retardées. Si les effets de dommages mentales étaient ajoutés sous la rubrique de maladies mentales, ce nombre pourrait environner plus de 500 personnes ayant eues une sentence de mort depuis 1973.
Le cas "Penry" n'est pas exceptionnel au Texas. Ils se comptent par douzaine autour de moi à souffrir à des degrés variés de retard mental. Je dis cela parce que les retardés mentaux sont modérément éduqués et même illettrés, de la folie au simple dérangement mental.
Il y a seulement une poignée d'hommes ici qui sont au-dessus d'un Q.I moyen de 70. J'ai vu des fous mettre eux mêmes le feu alors qu'ils étaient autoriser à fumer. J'en ai vu qu'on laissait avec leurs matières fécales, dans leurs cellules, ne se lavant pas pendant des semaines et le système les oublie comme la plus part des autres gens de la société. Ils ont la mentalité des enfants, néanmoins le Texas ne voit rien de troublant à éxécuter ces gens retardés mentaux. J'ai moi-même un problème avec ça, parce que je vois cela comme étant équivalent à sortir un enfant d'un centre de soins quotidiens et de l'éxécuter.
Ce qui veut dire que leur statut mental est double pour un même niveau de pensée: il ou elle n'est pas plus qu'un enfant piégé dans le corps d'un homme ou d'une femme. Je n'excuse pas définitivement pour cela tous ceux du couloir de la mort.
Quand nous nous préoccupons de la situation des prisonniers se trouvant être des malades mentaux, pourquoi ne pouvons nous pas apporter à ces gens un peu d'aide? N'est-il pas possible que nous puissions réhabiliter une personne et sauver des vies dans le même temps?
Nous avons envoyé un homme sur la lune pour la première fois, il y a plus de 20 ans. Nous envoyons des satellites pour des millions de dollars en orbite à bord de la fameuse navette spatiale pour des communications de haute technologie. Nous étudions la planète Mars mais nous ne pouvons pas étudier les comportement irrationnels d'un homme à qui on a diagnostiqué une maladie mentale. Nous ne pouvons pas garantir à un homme les droits fondamentaux de l'homme accusé mais nous pouvons envoyer un homme sur la lune... Je me demande souvent comment on peut faire qu'une chose si simple soit si difficile.
Il est mal d'éxécuter un malade mental ainsi qu'éxécuter n'importe quel humain, quelque soit l'endroit. Pour cela notre monde civilisé est moralement et complètement mauvais. Nous ne pouvons pas même concevoir les notions que nous appelons nous-même société civilisée quand nous tuons un handicapé mental, les minorités ethniques, les blancs défavorisés socialement et les américains de race indienne.
Non, je pense que la barbarie est la plus adapté au Texas et dans tous les états ou il y a la peine de mort.


 

CONCLUSION



Mon objectif à été de vous éclairer sur la peine de mort au Texas, avec ces faits et chiffres. A différents moment dans cet article, j'ai donné mes opinions personnels, aussi bien sur les différents
aspects de mon cas personnel que sur les degrés divers des nombreuses injustices, telles que je les vois concernant la peine de mort. Mes faits et chiffres ont été minutieusement recherchés à travers tous les chiffres issus de la banque de données de la Coalition Nationale pour l'abolition de la peine de mort.
Je vous remercie pour le temps et les efforts nécesaires pour écouter ma voix qui ne revendique rien de moins que la justice. Je vous remercie pour vos nombreuses contributions, mais plus que tout, je remercie chacun de vous de croire en moi et dans ma cause pour une vraie et juste libération. Cela à été un cauchemar pour moi. La peine de mort a été complètement corrompue par des facteurs autant raciaux que de discriminations socio-économiques. C'est totalement déshumanisant et rien de moins qu'une vengeance préméditée. J'ai vu la peine de mort sous tous les angles, tels qu'elle est décrite. Je reste assois ici, compatissant, alors qu'un de mes amis marche vers la mort, pour un record alarmant l'année dernière. Je vois encore, au moins une fois par mois, quelques types se fatiguer, juste à dire qu'ils étaient prêts à mourir. Je ne sais pas, mais ce que je fais savoir, c'est qu'il y a un feu brûlant pour la vérité au sujet de mon cas. Il y a un feu qui cherche à revendiquer ma place, dans la société un jour.
Il y a un feu qui depuis longtemps, embrasse trois petites filles que j'ai quittées depuis 8 ans déjà. Il y a un feu qui a envie de soutenir depuis longtemps une petite vieille dame que j'appelle Grand-mère et qui est debout à mes côtés, comme le rocher de Gibraltar, jusqu'au bout de cette épreuve. Il y a un feu qui m'unit avec mes nombreux amis, pour un jour, être dans la communauté européenne et pouvoir leur dire en face: merci à vous d'avoir sauvé ma vie. Je voudrais donner ma propre vie au monde, plutôt que de la donner si facilement au Texas.
J'ai besoin de toute l'aide que je peux recevoir dans ce combat.
J'ai besoin spécialement de vos prières et vos lettres de soutien.
Quelquefois un mot d'encouragement peut arriver au moment oû j'en ai le plus besoin. Quelques mots de compassion peuvent être soignant pour un esprit blessé. J'ai une flamme d'esprit combattant en moi, mais parfois je suis fatigué, je suis inquiet pour les frais d'avocat.
Il n'y a pas de plus grande peur que j'endure que de mourir dans les mains du Texas. Il n'y a pas de dignité dans la mort ici mais je ne crains pas de mourir car c'est un pont sur lequel nous devons tous
embarquer un jour. Il y a une ou deux choses qui sont certaines dans ce monde... mort et épreuves. Je crains vraiment la mort sans honneur et plus que tout sans dignité.
Une fois encore, je vous remercie tous de m'avoir prêter attention ainsi qu'à cette situation au Texas.
Mon grand espoir, c'est qu'après avoir lu cet article, vous verriez tout ce à quoi la peine de mort sert et provoque uniquement des erreurs et de l'injustice envers les citoyens. Un feu couve aussi dans votre coeur quand vous vous élever contre les erreurs de ce monde. Je vous exhorte à continuer, s'il vous plaît de dénoncer et d'être fort. S'il vous plaît, venez rejoindre cette cause. En le disant encore, je souhaite à chacun d'entre vous la paix, l'amour et une meilleur compréhension de ces choses que vous avez du mal à comprendre.
Merci pour votre temps à m'écouter et merci spécialement à ceux qui vous ont transmis tous ces mots, parce que, sans eux, je serais simplement qu'un homme diminué, recherchant désespérément un soulagement à une situation oppressive.
Merci pour tout et que Dieu vous garde.


Farley. Charles Matchett
(Note de traduct: écrit à Ellis one unit, Huntsville, Texas, U.S.A)


Je voulais remercier de tout coeur a François Geoffroy, auteur de
la traduction au français de ce texte de Farley, ainsi que comme pour
tout son soutien vers des prisonniers comme Farley et bien d'autres.
Si vous voulez contacter F. Geoffroy pour en savoir plus sur le comite
de soutien a Farley (c'est lui qui s'en occupe) vous pouvez le faire
a cette adresse: F. Geoffroy / 81 Av. de l'Hôtel de Ville / 77340
Pontault Combault.
Pour ecrire directement a Farley : Farley C. MATCHETT ##999060 /
Ellis One Unit /Huntsville, Texas / U.S.A. 77343


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