Nom féminin. Pluriel en S.
Encyclopédie :
Lieu : Partout.
Les premières épées furent réalisées bien après les premiers poignards en métal : Il fallu d'abord apprendre à travailler de grands morceaux de métal. Dans l'antiquité, les épées étaient de deux sortes : Longues, ou courtes. Les épées longues (longueur de lame approchant ou au dessus du mètre) étaient utilisées lorsqu'un large espace le permettait, comme par exemple par les cavaliers, ou par les peuples "barbares", qui voyaient toute bataille comme une suite de duels et attaquaient en ordre dispersé. Les différentes épées "gauloises" étaient de ce type, les plus grandes dépassant le mètre et demi. Les épées courtes, d'une longueur de lame inférieure au mètre (généralement entre 50 et 80 cm), étaient elles utilisées par les troupes combattant en formations serrées, comme les légionnaires romains et leur glaive (le "gladius"). L'épée courte prit le devant de la scène avec l'empire romain, et le perdit avec lui. L'épée mérovingienne (celle dite "des temps barbares"), dérivait directement de l'ancienne épée gauloise, et lui ressemblait beaucoup. Elle était seulement beaucoup plus solide, et ne se cassait quasiment plus. L'épée du haut moyen-age devint massive et de forme triangulaire, afin de lutter plus efficacement contre l'alourdissement progressif des armures. L'épée dite "de chevalier" est de cette sorte, à lame triangulaire dépassant parfois le mètre. Le bas moyen-âge produisit des épées plus sophistiquées, d'abord à pointe arrondie ("ogivale"), les technique d'estoc se perdant, puis à nouveau à pointe aiguës, afin de profiter des interstices entre les parties d'armures de combats trop solides. Ces dernières épées sont généralement extrêment lourdes, les épées "à deux mains" datant d'ailleurs de cette époque. Les simples défenses en cuir bouilli ou en cottes de mailles ne résistaient absolument pas à des armes de cette puissance. Seule l'arbalète était encore plus destructrice. Au XIVème siècle, l'épée prend la forme d'un triangle isocèle à la pointe, et apparaissent les premières coquilles de garde. Les épées géantes se développent particulièrement à ce moment, par exemple l'espadon et la slavonne, dépassant parfois le mètre et demi de lame, et réservées le plus souvent aux fantassins.
L'épée utilisée à la chasse fut jusqu'au XIVè siècle la même que l'arme militaire ou civile. Par la suite, elle s'en différencia en gardant un aspect massif, alors que ses soeurs militaire et civile allaient en s'aminçissant. On la nomma alors souvent épée-couteau, car elle ressemblait en effet à un grand couteau (longueur de lame : Environ 70 cm). A partir du XVIè s, elle se courba, sous une influence orientale, et prit naturellement le nom d'épée courbée.
La lame était parfois appelée allumelle.
V. Sabre, Poignard, Couteau...
L'épée dite "à manchon" dérive des épées romaines et fut utilisée par les byzantins et les perses, puis dans l'empire turc. Elle disparu en Espagne au XIè s et en Oman au XIXè.
Nom générique des épées de guerre, par opposition aux épées décoratives.
Lieu : Europe.
Descendant de la rapière, l'épée courte est l'ultime évolution de l'épée confrontée aux armes à feu. Ce sera d'abord une arme de duel, puis un symbole d'appartenance ou de richesse, et enfin une simple arme d'apparat. Elle apparait au XVIIè s et disparait au XIXè. Au début, il s'agissait d'une arme redoutable, assez longue (elle était courte... en largeur !), et bien sur exculsivement utilisable en estoc. Contrairement à une idée répandue, elle était à la fois solide et rigide et, n'en déplaise aux "japonisans" fanatiques, largement suffisante face à n'importe quel Katana, car représentant l'arme blanche la plus efficace contre toute protection qui n'était pas à la fois lourde et totale (les techniques d'escrime de l'époque, dont les chinois utilisent encore l'équivalent, trouvant la plus petite brêche). Son nom vient d'une mauvaise transcription de son appellation anglaise : Epée de cours (et non "courte" !).
Lieu : Europe.
Epée descendant de la dague de chasse. Elle est très solide et peut frapper de taille comme d'estoc. Il s'agit d'une arme de cavaliers, sans coquille de garde, apparue au début du XVIIè s. On la confond souvent avec la Pallash, à lame courbe, alors que l'épée d'escadron possède une lame courbe.
V. Dague de chasse, Pallash.
Lieu : Europe.
Appellation des espadons utilisés au XVIIIè s pour les executions. La lame était à double tranchant et mesurait environ 90 cm. Ils étaient en général très décorés.
Lieu : Europe.
Cette épée, exclusivement dédiée à la chasse, comportait une longue lame sans tranchant, mais terminée par une pointe en forme de tête de lance, dotée d'une forte arrête médiane. Un trou était creusé près de la pointe, par elquel on plaçait une courte barre métallique, appelée "arrêt", qui servait, comme son nom l'indique, à empêcher le gibier de glisser le long de la lame jusqu'au chasseur. Il existait des épées-épieu de diverses tailles, les plus grandes étant réservées au gibier le plus dangereux.
Sa section était carrée, et elle fut produite du début du XVIè s à celui du XVIIIè.
Les épées-lances sont de grands estocs de cavalerie ottomans (XVIè - XVIIè s). Leur lame était fine et de section triangulaire ou quadrangulaire. La garde était un disque et le pommeau une boule.