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Gilles Mons

Gilles Mons - Interview exclusive

Gilles Mons, comment vivez-vous ce succès considérable ?

Je suis toujours le même. Mes amis vous le diront. Je joue toujours aux boules le dimanche. Pour moi, le succès n’est que la récompense logique de l’effort. Je vis ça très sereinement.

Pourtant vous avez été longtemps dans l’ombre des médias…

C’était un choix de ma part. Je suis avant tout un soldat. Et ça, je ne l’oublie jamais. Pendant toutes ces années, j’ai appris à me raser, à faire un lit au carré et à nettoyer un famas. Je n’ai pas perdu mon temps, vous voyez.

Venons-en au titre de votre album « en Toute Complicité ». Il traduit bien l’ambiance chaleureuse et intimiste des chansons.

Oui, c’est vrai. Je voulais mettre l’accent sur cette complicité qui m’unit à mon public. Quand un p’tit gars des cités vient me voir, la larme au coin de l’œil pour me dire que « C’est d’la balle » raconte sa vie, je trouve ça très émouvant. Et ça me fait un peu pitié pour lui, aussi. Mais ça fait du bien de me dire que je compte tellement pour ces gens… c’est la magie des chansons, sans doute…

« C’est d’la balle » est un titre qui sonne très « hip hop ». Etes vous féru de cette musique de jeunes sauvageons ?

Le rap, c’est le langage des cités, comme dirait mon ami Eric Raout. Il y a que comme ça que tu parviens à toucher la jeunesse. Et pour moi c’est très important. En même temps, ça fait longtemps que j’écoute du rap. Il y a dix ans, j’écoutais déjà des trucs comme Benny-B qui étaient assez underground à l’époque.

Quelles sont influences musicales, à part le rap ?

C’est très varié. J’écoute beaucoup NRJ pour me tenir au courant des dernières tendances musicales. Par exemple, un truc comme « Daddy DJ », j’aime beaucoup, c’est très fort. Mais évidemment, j’ai aussi une grande passion pour la chanson française. Mes maîtres s’appellent Herbert Léonard, François Feldman, Jean-François Morrissey…

On vous a souvent comparé à Pierre Bachelet…

Ça vous déplaît ?

Non, je m’en fous. Les journalistes racontent ce qu’ils veulent, c’est pas mon problème.

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Interview réalisée par Jean-Didier Beauvallon