Un karting
a un pilotage qui lui est propre, ça ne se conduit ni comme un voiture,
ni comme une moto, ni comme un bateau...
Un karting a quatre
roues comme une voiture, a des accélérations dignent d'une
moto, et glisse comme un bâteau (ou comme un Jet-Ski).
Notions de Pilotage
Le Karting est la meilleure façon d’aborder
le pilotage à moindre prix pour débuter. Le kart ne se soucie pas de votre
confort, il n’a pas de suspensions, il offre assez peu de protections, mais
en contre partie, le karting est la meilleure école pour apprendre à sentir
les réactions de sa machine et trouver de grandes sensations.
Le premier tour en Karting
Voilà, vous montez pour la première
fois dans un karting. Ce sera l’occasion de juger vos qualités de pilote.
Que votre monture soit de location ou de course, il est préférable de rester
modeste, vous ne connaissez pas le circuit et le comportement de votre engin.
Commencez par observer du bord de la piste d’autres pilotes (de préférence
rapide) pour observer les trajectoires qu’ils prennent. Par la suite effectuez
quelques tours tranquillement pour mémoriser le circuit, tout en essayant
de ne pas gêner les autres pilotes rapides. Après essayez d’imiter un pilote
rapide, c’est sûrement à ce moment là que vous ferez vos premières erreurs
(tête à queue, tout droit…). Pour éviter cela lisez les conseils suivants.
Les trajectoires
Sur un circuit de karting, tout le monde roule dans le même sens,
donc on ne risque pas de voir quelqu’un arriver en face de soi. Vous pouvez
donc et il est même conseillé d’utiliser toute la piste. Votre but est de
prendre un virage ou une série de virages à la plus grande vitesse possible
en obligeant votre machine à faire le moins d’efforts possibles pour conserver
une vitesse optimale. La meilleure trajectoire théorique se décompose en
trois points :
Évidemment la meilleure
ligne dépend du kart, du pilote et des conditions d’adhérence de la piste.
Les conseils restent dans un cas général et doivent s’adapter au circuit considéré :
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La plupart des circuits
de karting ont un virage rapide, il est donc capital de savoir bien
le négocier pour perdre le moins de vitesse possible, de plus un virage
rapide permettra de savoir si vous avez un châssis bien réglé. Le pilote
tourne au point A, prend
la corde en B et sort du virage en C. La grande vitesse
à laquelle est négocié un tel virage oblige le pilote à mesurer ses
gestes et de ne pas donner de grands coups de volant, ce qui pourrait
embarquer le kart dans une figure de style pas très appréciée. La courbe
doit être négociée dans le plus grand calme possible. |
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Il y a plusieurs façons de négocier un virage à angle droit selon que le pilote double ou non. L’approche classique est de tourner assez tard au point A de prendre la corde tard en B pour accélérer rapidement afin de bien sortir au point C. Le virage à angle droit permet généralement de doubler un autre pilote en se décalant pour louper le point A freiner plus tard que l’adversaire, prendre la corde plus tôt pour ressortir du virage en tête. |
| Le virage à rayon constant | |
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Pour
ce type de virage la corde n’est plus un point mais le kart devra rester
longtemps près de la bordure. Vous n’aurez rien à gagner en retardant
votre entrée dans le virage. Le pilote doit tourner tôt au point A
et reste très près des points de corde B et B aussi longtemps
que possible. En quittant la corde, il traverse la piste et atteint
le point C. Il est important de doser l’accélération pour ne
pas perdre le contrôle de son kart quand il est à la corde et de pouvoir
juger le moment ou il est possible d’écraser la pédale des gaz. |
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| L’épingle à cheveux | |
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Le but est de tourner assez tard pour prendre un angle le plus large possible de sorte qu ‘après le point A, le virage puisse être traité comme un virage rapide. Le coup de volant doit être franc et précis au début du virage pour ne pas créer de réactions négatives de la machine, ce coup de volant est essentiel pour que le kart puisse ressortir le plus vite possible du virage. Quand le point B est atteint le pilote peut accélérer au maximum sans danger pour atteindre le point C. |
| Le virage resserré | |
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Le
kart reste sur le côté extérieur en A de sorte que le pilote
atteint le point B extrêmement tard en freinage léger pas ne
pas déstabiliser sa machine. Puis il accélère progressivement en traversant
la piste pour rejoindre le point C. Le virage resserré est un
des plus difficile à négocier proprement il faut effectuer plusieurs
passage à allure modéré pour repérer les différents points. Si le virage
conditionne une ligne droite il est possible de faire la différence
sur d’autre pilote en accélérant plus tôt
afin de pouvoir le doubler dans le bout droit. |
| Le virage ouvert | |
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Le
pilote tourne tôt au point A, traverse la piste jusqu’à la corde
B puis va doucement vers l’extérieur. Ceci permet à la dernière
partie du virage d’être parcouru comme une ligne droite et donc de pouvoir
accélérer bien avant le
point C. Ce type
de virage est généralement appelé 180°. On peut doubler en privilégiant
l’accélération et en décrivant un arrondi le plus régulier possible
dans la partie ouverte. |
| Le virage en S ou chicane | |
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Dans
l’idéal, la trajectoire est
de n’appliquer aucun changement de direction à son kart. Mais dans la
réalité il faut faire bouger assez peu sa machine pour perdre le moins
de vitesse possible et ne pas mettre son kart en perdition… Le pilote
tourne légèrement en A en approchant le premier virage, puis
il coupe les points B,B,B presque sans aucune modification
avant de ressortir en C. |
Les réactions du Karting dans un virage
| Le sous virage | |
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Quand le kart
sous-vire, les roues avant perdent l’adhérence et ne transmettent
plus les réactions du pilote sur le volant. Comme le kart est un véhicule
à propulsion (se sont les roues arrières qui transmettent la puissance
du moteur), il commence à se diriger vers l’extérieur de la piste.
Le pilote dans une telle situation peut faire deux choses : premièrement
il peut relâcher la pression sur la pédale d’accélérateur, réduisant
ainsi la poussé des roues arrières et donnant aux roues avant une
meilleure adhérence; si le kart ne réagit pas, il peut freiner légèrement
sans bloquer les roues. Le kart ralentira suffisamment pour donner
une bonne adhérence au train avant. Le sous – virage est souvent provoqué
par une trop grande vitesse en entrée de virage. |
| Le survirage | |
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Quand
un kart est en survirage, bien que les roues avant continuent d’adhérer
à la piste, les roues arrières perdent toute traction, probablement
parce qu’il y a trop de puissance. Le fait que les roues arrière patinent
fait glisser le kart vers l’extérieur du virage. Le résultat s’il n’y
a pas de correction donne un tête à queue. Pour compenser un survirage,
le pilote peut tourner le volant dans le sens inverse pour rétablir
l‘équilibre du véhicule ou relâcher un peu les gaz. Le pilote peut aussi
accélérer en contre braquant mais cette figure n’est pas très facile
à réaliser, c’est avec l’entraînement qu’on peut apprendre le bon moment
pour la déclencher. Un survirage est provoqué par une réaccélération
trop précoce en virage. |
Aborder un virage n’est
pas une chose simple, c’est ici que se fait la différence entre les pilotes.
Accélérer à fond dans une ligne droite est facile, par contre, coordonner
le freinage, la direction, l’accélération et contrôler les réactions de
son kart est ce qui se fait de plus difficile, c’est pour cela que certaines
personnes parlent de L’Art du Pilotage !
Passer un virage peu
se décomposer en 4 étapes qui varieront selon le style de pilotage. Il n’y
a pas de recette miracle, le pilotage d’un kart se fait aux sensations et
seul le pilote est le maître à bord.
Le
freinage:
En premier il faut apprécier
la difficulté du virage et pour cela une bonne connaissance de la piste
est nécessaire. Pour commencer il faut tenter de freiner le plus possible
en ligne droite avant d’arriver dans le virage. Le plus souvent on s’imagine
pouvoir retarder son freinage mais la sanction est assez rapide, soi vous
loupez la corde, soi vous partez en tête à queue ou vous sortez de la piste
ce qui n’est pas très recommandé pour votre budget ( je confirme…).
Vouloir freiner trop tard est donc l’erreur la plus souvent commise.
De plus lors de la phase de freinage faîtes attention à ne pas bloquer les
roues. Le kart (hormis les 125 cc évolués) freine uniquement des roues arrière
et donc un blocage provoque un tête a queue immédiat. Pour cela on doit
« sentir » le comportement du kart. Les bons pilotes se présentent
souvent à l’entrée d’un virage en glisse avec l’avant du kart vers l’intérieur
du virage, ils sont alors dans une position optimale pour braquer. Cependant
cette technique qui peut faire gagner des centièmes est difficile à maîtriser !
Le
braquage :
Cette phase est très
courte et demande une grande précision. C’est pendant cette phase que l’on
tourne les roues en visant la corde et donc elle va déterminer toute la
trajectoire dans le virage. Le freinage est terminé, il faut que la vitesse
soit adaptée. Aller trop vite sans braquer énormément provoquera un sous
– virage, alors que braquer trop donnera un survirage avec toutes les conséquences
qui s’en suivent. Il faut savoir doser l’angle de braquage qui dans l’idéal
restera constant pendant tout le virage. Pour cela il faut bien connaître
son kart et le circuit.
Le point de corde:
A ce moment là il faut
maintenir l’accélération constante pour équilibrer sa machine, en contrôlant
les dérives des trains avant et arrière. On passe le plus près possible
de la corde pour obtenir une trajectoire tendue « au cordeau ».
Selon la configuration du circuit on pourra affleurer le vibreur s’il n’est
pas trop haut. Un vibreur haut déstabiliserait le kart.
La réaccélération se
fait le plus progressivement possible pour ne pas patiner, et ne pas survirer.
Selon la puissance du kart cette phase à plus ou moins d’importance. Elle
sera évidemment conditionnée par les trois phases précédentes. Accélérer
trop tôt provoquera un survirage, alors qu’accélérer trop tard fera perdre
du temps.