
Utilisation du Husky :
Il est rare sous nos latitudes que l'utilisation du Husky Sibérien soit une question de "survie" comme elle l'était pour les populations arctiques. Aujourd'hui, ce chien n'est utilisé que dans le sport. Tous les Huskies Sibériens tirent. Nous devons donc commencer très rapidement, dés l'âge de 3 mois, à habituer notre futur sportif à obéir à nos ordres ( droite, gauche, ect.). Ceci doit toujours être concidéré par le chiot comme un jeu et si l'on exploite son désir d'être plus rapide que les autres, vers 5-6 mois, si l'on a des adultes qui travaillent déjà, on peut les faire suivre par le chiot, il apprendra ainsi, par imitation, ce qu'il doit faire. Le travail proprement dit ne doit pas commencer avant l'âge de 10 mois. A cet âge, le chien sera attaché au traîneau ou au kart au sein d'une équipe et l'on devra lui trouver la place qui lui convient le mieux. Un sujet rapide et obéissant sera un chien de tête ; un chien lourd et moins rapide sera en revanche attaché plus près du traîneau (ou du kart), où une plus grande force est nécessaire.
Le choix de la place d'un sujet au sein d'une équipe est déterminé à la fois par des facteurs physiques et psychologiques.
Le déroulement d'une course :
Une course se déroule en 2 manches qui ont généralement lieu le samedi et dimanche.
Certains mushers se présentent donc sur le lieu de la course le vendredi soir, afin de permettre aux chiens de se remettre d'un voyage qui est la plupart du temps assez long. A ce sujet, signalons que le transports des chiens nécessite de pouvoir disposer d'un véhicule approprié : remorque avec boxes, ou plus fréquemment camping-car dans lequels ont été aménagés des cages ou des boxes.
Dés leur arrivée, les mushers établissent les chaines de stake-out.
Le samedi matin se déroule le "musher-meeting", réunion au cours de laquelle les concurrents prennent connaissance des pistes, de leurs pièges, de la qualité du balisage, et retirent leur dossard.
Les départs ont ensuite lieu toutes les 2 minutes, un écart de 5 à 10 minutes étant respecté entre chaque catégorie. Avant cela, chacun aura pris soin de ses chiens, en veillant à les abreuver, ou a vérifier l'état de leur patte (il en sera de même pour la seconde manche).
Au retour de l'arrivée après une "folle" course, on félicite les chiens, on reçoit les premières appréciations des amis... Premiers commentaires à chaud qui alimenteront toute une soirée.
Le soir, les chiens sont nourris, puis rentrés dans leurs boxes ou laissés à la "stake-out" avant le traditionnel "repas des mushers" et une nuit réparatrice.
Après la seconde manche et la remise des prix, personne ne s'attardera : la plupart ont plus de 4 heures de route et reprendront le travail le lendemain matin.