Comme une main qui s'est refermée
Elle ne veut plus rien approcher
Trop souvent comme une rose, les épines ont piquées
Cette rose envenimée, les pétales ont fanées.
Cette main remplie de douceur et de bonté
Dont les doigts ont été souvent pincés
Forcée par la douleur, elle s'est repliée
Et par réflexe, elle s'est cachée.
Dans cette main si souvent meurtrie,
Qui cache cette douceur refoulée et enfouie
Ne voulant plus être blessée à nouveau
Ne révèle plus à personne ce qu'elle cache de beau.
Mais une autre main vient à sa rencontre
Elle tente de chercher le bonheur.
Ne voulant pas connaître la honte
Pourtant elle sait qu'elle vient de trouver une consoeur.
Lentement, leurs doigts désserent leur poigne
Ils se regardent mais restent sur leur garde
Curieux, ils effleurent le terrain
Essayant de savoir ce que cachent ces mains.
Ils se découvrent ensemble, évitant les pièges qui pourraient les blesser
Pourtant ils s'aperçoivent avec stupeur
Que l'une et l'autre de leur main,
Semblent vouloir se rapprocher.
Avec réticence, elles acceptent de se toucher
Elles rencontrent enfin l'honnêteté.
Alors, leurs craintes diminuent lentement
Elles veulent aller ensemble dans le même sens.
Finies les roses tout plein d'épines
Leurs mains, doucement se radoucissent
Elles se rejoignent enfin, la peur estompée.
Elles viennent de voir à nouveau naître une belle amitié.
(Pour Mistrale, mon amie)
Gazelle alias Nathalie