Amendements loi harcelement moral

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Les amendements au texte de loi sur le harcèlement moral



La loi n° 2003-6 du 3/01/2003 portant relance de la négociation collective
en matière de licenciements économiques

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCX0200158L

Le projet de loi modifiant certaines dispositions
contre le harcèlement moral (articles 4 et 5)
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Le compte rendu des débats sur ce projet de loi document Word

Les explications de vote sur ce projet de loi. document Word

Extraits du rapport de la commission des affaires sociales du Sénat
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Le vendredi 3 janvier 2003, la loi "portant relance de la négociation collective en matière de licenciements économiques" a été publiée au Journal Officiel. Elle entre donc en vigueur à compter de cette date.

Les articles 4 et 5 de cette loi viennent modifier le texte sur le harcèlement moral en apportant deux correctifs, l'un à propos de la charge de la preuve, l'autre concernant la médiation.

Article L. 122-52 nouveau (dispositif sur la charge de la preuve) :

"En cas de litige relatif à l'application des articles L. 122-46 et L. 122-49, dès lors que le salarié concerné établit des faits qui permettent de présumer l'existence d'un harcèlement, il incombe à la partie défenderesse, au vu de ces éléments, de prouver que ces agissements ne sont pas constitutifs d'un tel harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles".

Ce qui change : la nouvelle formulation choisie insiste sur le fait que le salarié concerné devra prouver les faits qu'il avance pour présumer d'un harcèlement. Il s'agirait d'un préalable indispensable en l'absence duquel la partie défenderesse n'aurait pas besoin de se justifier.
S'il apparaît clairement (voir les débats et explications de vote) que cette nouvelle formulation est avant tout destinée à protéger les employeurs contre des poursuites abusives, cette formulation nous semble superflue dans la mesure où le Conseil Constitutionnel s'était déjà prononcé en ce sens dans ses réserves d'interprétation à propos de la loi de modernisation sociale.

 

Article L. 122-54 nouveau (dispositif sur la médiation) :

"Une procédure de médiation peut être engagée par toute personne de l'entreprise s'estimant victime de harcèlement moral. Elle peut être également mise en oeuvre par la personne mise en cause. Le choix du médiateur fait l'objet d'un accord entre les parties".

Ce qui change : pour rétablir un certain équilibre entre les parties au litige, les mêmes droits sont reconnus à la personne qui s'estime victime et à la personne mise en cause puisque l'une et l'autre pourront faire appel à un médiateur.
Les autres alinéas de l'article L. 122-54 ont été purement et simplement supprimés de sorte que l'on ne sait pas qui pourra être médiateur et comment devra se dérouler la médiation. Ce qui est certain c'est que le médiateur ne sera plus automatiquement une personne extérieure à l'entreprise. Apparaît ici le souci de laisser toute liberté à l'entreprise de gérer ces situations en interne.

 




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