SOMMAIRE
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The Killers Angels
de Michael Shaara
Le scénario du film " Gettysburg " a été adapté du roman de Michael Shaara, écrit en 1974, a été une année plus tard couronné du prix pulitzer, récompensant cette œuvre admirable, comme on peut le constater en lisant certains extraits ci-dessous. Le réalisateur, Ronald F. Maxwell, travailla avec Michael Shaara pendant de nombreuses années. En 1988, Michael Shaara mourrut, quatre ans avant que son œuvre ne fut portée à l'écran par Ronal F. Maxwell. Michael Shaara, né en 1928, a écrit entre autres une autre œuvre, For Love of the Game, actuellement joué à l'écran par Kevin Costner dans le film du même nom.
L'auteur s'appuie à faire revivre cette bataille très importante par le jeu de divers personnages qui ont marqué l'histoire des Etats-Unis dont Robert E. Lee, James Longstreet, Joshua Lawrence Chamberlain, Lewis A. Armistead, John Bell Hood, Richard S. Garnett, Ambrose Powell Hill et bien d'autres.
Le film lui est dédié.
Extraits
Le premier jour, 1er juillet, se termine. Lee avait demandé au général Ewell de s'emparer d'une colline importante au sud de Gettysburg si cela est possible. Mais le général n'ordonne aucune attaque. Outré, l'un de ses lieutenant, Isaac R. Trimble vient en personne faire part de son mécontentement au général Lee :
Trimble dit : " Nous pouvions prendre cette colline. Dieu dans sa gloire savait que nous pouvions prendre cette colline. A côté de Cemetery Hill, il y avait une autre colline et elle était totalement inoccupée. (…) Je dis au général Ewell, "Sir, donnez moi une division et je prends cette colline ". Et il ne dit rien. Il reste là, à me regarder. Je lui dis " Général Ewell, donnez moi une brigade et je prends cette colline". Je dois avouer que je commençais à m'énerver, sir. Et le général Ewell croisa les bras et me regarda. Alors je dis " Général Ewell, donnez moi un régiment et je prends cette foutue colline ! " Mais il ne dit rien. Je jette mon épée dans l'herbe pour montrer mon désaccord ! Sir, nous pouvions la prendre ! Un aveugle l'aurait vu ! Maintenant, les fédéraux sont en train de la fortifier ; on entend le bruit de leurs haches… Et demain, matin, beaucoup de nos braves soldats mourront sur la pente de cette colline "
P.141-142 ( traduction : Xavier )
Le régiment du 20ème Maine est placé à l'extrême gauche de l'Union, sous le commandement de Joshua Lawrence Chamberlain. Les rebelles attaquent.
Alors Chamberlain vit les rebelles.
Leurs uniformes verts-gris-jaunes se détachèrent de la masse. Il entendit son cœur battre de plus en plus fort. Un compagnie entière. De plus en plus d'hommes. Plus de cent. Encore plus. Surgissant de l'ombre, ils grimpaient très vite. Soudain, ils poussèrent leur terrible cri, ce son strident qui résonne dans vos oreilles. Un régiment entier. Se détachant de la fumée et des explosions, ils arrivaient. Chamberlain ne put rien voir d'autre, car la fumée projetée par ces hommes emplit l'air. Une balle frappa un arbre juste à côté de lui. Abasourdi, il se tourna, puis, reprenant ses esprits, il se leva et se leva et longea sa ligne de Yankees. Un nouvelle rafale d'armes traversa les lignes fédérales, frappant les hommes de Chamberlain. Celui-ci regarda autour de lui. Il vit un de ses hommes accroupit, l'arme contre l'épaule, en train de recharger son fusil. Derrière lui, un blessé injuriait le monde, comme pour se débarrasser de l'implacable douleur qui l'accablait. Chamberlain empoigna son arme et déchargea son barillet sur la masse hurlante qui déferlait sur lui. Il ne vit pas s'il avait touché qui que ce soit.
P. 216-217 ( traduction : Xavier )
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