Rapport d'analyse stratégique
Motorola sur le marché de la téléphonie cellulaire
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J'ai élaboré ce rapport au cours de ma scolarité à l'ESC Toulouse, en collaboration avec quatre autres étudiants.
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Sommaire
I- Introduction
*A. Présentation de la société
*1- Historique de l'entreprise :
*2- Quelques chiffres significatifs :
*B. Commentaires sur la situation de l'entreprise :
*1- En 1996 :
*2- En 1997 :
*3- En 1998 :
*C. La problématique
*II- Descriptif du portefeuille de Motorola
*A. Matrice Mac Kinsey :
*B. Étude sommaire des branches de MOTOROLA :
*1- Le secteur des réseaux cellulaires et de l'espace.
*2- Le secteur composant automotive, informatique et énergie.
*3- Le secteur messagerie, information et multimédia.
*4- Le secteur de la radiocommunication mobile.
*5- Le secteur des semiconducteurs :
*6- Le secteur téléphonie cellulaire
*III- La téléphonie cellulaire de MOTOROLA
*A. Situation générale de la branche :
*1- Aux États-Unis :
*2- En Asie
*3- Le Marché européen
*B. FCS :
*IV- Situation de Motorola dans la branche cellulaire :
*V- Diagnostic et recommandations
*A. DIAGNOSTIC
*1- Niveau de performance actuel de l’entreprise.
*2- Causes essentielles des problèmes.
*3- Evolution probable de la situation.
*4- Potentiel de l’entreprise.
*B. RECOMMANDATIONS
*
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Depuis sa création en 1928, Motorola a été à l'origine de nombreux sauts technologiques. Des premiers autoradios aux premiers talkie-walkies en passant par le prototype du téléphone cellulaire portable, les innovations de Motorola ont changé le style de vie des hommes, au travail et à la maison.
Le nom de Motorola est emprunté à la première gamme d'autoradios de l'entreprise.
Les produits Motorola existent grâce aux microprocesseurs qui les animent. Ce composant est présent dans la voiture, dans le chauffage domestique, dans la carte bancaire, dans l'ordinateur multimédia, dans les téléphones portables, les messageurs.
En partant de la radiocommunication mobile, l'expérience acquise et l'innovation constante de Motorola lui ont permis de réaliser des percées technologiques qui ont su s'imposer dans notre quotidien.
Motorola Inc. est une société mondiale dont le chiffre d'affaires s'élève à 28 milliards de dollars, soit 142 milliards de francs.
Elle est engagée dans certains marchés de haute technologie à forte croissance : téléphonie cellulaire, les semiconducteurs, les autoroutes de l'information et le multimédia.
Il existe six secteurs au sein de Motorola :

Le chiffre d'affaires peut se répartir ainsi :
Observons les indicateurs financiers :
En millions de dollars :
|
1995 |
1996 |
1997 |
|
|
CA net |
27,037 |
27,973 |
29,794 |
|
Résultat avant impôts |
2,782 |
1,775 |
1,816 |
|
En % du CA net |
10,3% |
6,3% |
6,1% |
|
Résultat net d'impôt |
1,781 |
1,154 |
1,180 |
|
En % du CA net |
6,6% |
4,1% |
4% |
|
Résultat par action |
2,93$ |
1,90$ |
1,94$ |
|
R&D |
2,197 |
2,394 |
2,748 |
|
ROI |
14,7% |
8,4% |
8,4% |
|
Taux d'endettement |
19,9% |
13,4% |
12,4% |
|
+value par action |
18,57$ |
19,88$ |
22,21$ |
Commentaires sur la situation de l'entreprise : En 1996 :
La performance globale de Motorola en 1996 a été en dessous des attentes du marché en 1996.
Cette contre performance a contraint Motorola a réagir vivement dès 1997.
Les efforts réalisés se sont présentés sous deux axes :
Les ventes ont progressé de 3% en 1996 pour s'élever à 28 billions de dollars. En revanche, le résultat net et le résultat par action ont chuté.
Ce résultat décevant s'explique en grande partie par la récession dans l'industrie des semiconducteurs. D'autres explications peuvent être avancées comme la déficience de certains produits sur quelques segments du marché du téléphone cellulaire et du modem. Enfin, la croissance sur le marché Américain de la messagerie n'a pas été à la hauteur des espérances.
Les revenus nets de Motorola ont chuté de 35% en 1996, pour s'établir à 6,3 milliards de francs. Il s'agit du plus fort déclin enregistré depuis plus d'une décennie. Cette baisse peut être imputable à l'apparition d'une concurrence nouvelle (principalement asiatique ) mais aussi à un ensemble de faux pas sur le marché de la téléphonie cellulaire; La part de marché de Motorola est passée de 50% en 1994 à 35% en 1996.
Le ralentissement du secteur semi-conducteurs et les difficultés rencontrées par Apple (un des clients majeurs de Motorola) ont fait chuter les ventes de Motorola de 8%.
En 1997 :L'année 1997 marque un renouveau pour Motorola. Cette année fût celle d'importants changements de management. Les bénéfices ont repris leur mouvement à la hausse. Motorola s'est également débarrassé d'un ensemble d'activité non stratégique pour l'entreprise. Enfin, 1997 a été l'année du lancement d'une nouvelle activité de fabrication de satellite d'orbite basse.
Les ventes ont progressé de 7% en 1997 pour s'élever à 29,8 billions de dollars. Le résultat net et le résultat par action ont augmenté.
Cette année fût marquée par le retour de la croissance dans les branches téléphonie cellulaire et semiconducteurs. Le segment messagerie demeure faible ( le plus faible segment du groupe).
Motorola prévoie son retrait du segment des modems grand public ainsi que celui de la fabrication de la RAM MacOS.
Malgré le risque encouru par l'entreprise concernant les nouveaux marchés où elle est présente, le groupe s'est aussi engagée dans un mouvement de réduction de son endettement. Plusieurs investissements ont été reporté afin de redresser la position du groupe après la mauvaise performance de 1996 (les investissements en 1997 représentent 3,5 milliards de dollars contre les 4,4 milliards prévus initialement).
Ce qui devrait se passer pour Motorola.
1998 marque la mise en application d'un vaste plan de restructuration de Motorola. Chistopher Galvin, arrivé aux commandes de l'entreprise en 1997, a annoncé un plan de restructuration qui a dépassé les prévisions des analystes:
Ce plan devrait permettre au groupe de réaliser plus de 750 millions de dollars d'économie.
Le groupe a subit de plein fouet les effets de la crise Asiatique où il était extrêmement présent (semi-conducteurs, radiotéléphonie, radio messagerie), ce qui a poussé à la prise d'une telle décision de recentrage des activités du groupe.
L’action recule ; les analystes s’inquiètent ; la concurrence monte en puissance ; les résultats trimestriels s’effondrent ; Depuis deux ans le chiffre d’affaires n’a progressé que de 5% par an en moyenne, alors que ses principaux concurrents connaissaient plus de 20%, voire 30% de croissance. Les difficultés de Motorola sont aujourd’hui bien visibles et la détérioration se reflète dans la quasi-totalité des chiffres :
A l’origine de cette tourmente, la crise financière en Asie, bien sûr, avec son impact sur les prix et la confiance des consommateurs, et avec le renchérissement du Dollar face aux monnaies de cette zone. Motorola réalise le quart de son activité en Asie.
Reste que la crise asiatique n’explique pas tout, même si Motorola y est plus exposé que ses principaux concurrents. Avant son apparition, le groupe avait déjà des difficultés. Depuis 1996, 6 trimestres ont été marqués par un recul des bénéfices, et les ventes, dont la croissance annuelle moyenne avait été de 27% entre 1993 et 1995, n’ont augmenté que de 5% au cours des deux dernières années.
En fait les difficultés de Motorola sont dues à la fois à ses positions sur certains marchés, et à des problèmes internes :
Motorola a aussi accumulé les bévues dans son métier phare, celui des télécommunications mobiles. A la différence des européens Nokia et Ericsson, l’américain a tardé à prendre le train de la technologie numérique.
La problématiqueLa question est maintenant posée de savoir si Motorola pourra rebondir. Motorola dispose d’atouts tant technologiques que financiers, et d’une importante présence sur les marchés, de plus un plan de restructuration a été entamée par Christopher Galvin, directeur exécutif du groupe, mais ces éléments seront-ils suffisants pour permettre au groupe de retrouver une position dominante ?
Descriptif du portefeuille de Motorola Matrice Mac Kinsey :
Devant la variété des activités de l'entreprise, il convient d'établir une matrice Mac Kinsey afin de mieux appréhender le portefeuille de l'entreprise.

Nous allons à présent détailler le contenu du portefeuille de Motorola. Pour chaque branche, nous allons décrire la situation de la branche, les FCS qu'il est nécessaire de posséder, et la situation de Motorola par rapport à ces deux éléments.
Nous allons traiter les activités de façon croissante, de la moins importantes dans le CA, vers la plus importante.
Le secteur des réseaux cellulaires et de l'espace.
Le secteur des télécommunications est entré dans une phase de bouleversements profonds depuis le début des années 1980.
D'une part le numérique a révolutionner l'ensemble du secteur et précipité l'ensemble des innovations technologiques dans tous les domaines.
D'autre part, avec la libéralisation des télécommunications, le marché est totalement internationalisé.
Le métier d'opérateur constitue un pôle d'attraction fort pour les constructeurs. La gestion des réseaux de télécommunication représente un marché beaucoup plus important que les équipements : 6 fois plus importants en 1997. Le différentiel de croissance entre ces deux secteurs devrait encore augmenter. Le marché mondial est dominé par le géant Américain AT&T.
En amont, les fabricants de composants électroniques (circuits intégrés, semi-conducteurs, microprocesseurs) trouvent dans l'industrie un débouché intéressant.
Dans ce secteur, les facteurs clefs de succès sont dictés par les fournisseurs de satellite qui sélectionne la technologie à inclure dans leurs satellites.
On peut citer :
Ø
L'utilisation d'une technologie correspondant à une norme forte et reconnue sur un marché.Ø
Le niveau de performance des composants fournis :Ø
Le niveau de miniaturisation et le poids du produit : devant l'augmentation du nombre d'abonné, la miniaturisation permet d'embarquer un plus grand nombre de lignes dans un même modèle de satellite .Ø
L'expérience est un facteur de confiance dans la mesure où l'entreprise à déjà démontrer ses capacités à répondre aux exigences du secteur de l'espace.Devant ces exigences, nous pouvons mieux comprendre pourquoi les fabricants de semiconducteurs tentent d'imposer leurs normes afin de répondre favorablement aux exigences du secteur.
Un des projet qui doit permettre de renouer avec la forte croissance des dernières années est le projet Iridium.
Motorola a investi à hauteur de 21% dans ce projet. Le défi de ce projet consiste tout simplement à assurer une communication par téléphone portable de n'importe quel point de la planète grâce à une ceinture de satellites en orbite basse.
Après Iridium, Motorola veut construire un nouveau réseau destiné au transport à très haut débit de la voix, des images et des données. Cependant, Motorola a décidé d’abandonner son projet de réseau multimédia par satellite "Celestri" au profit de Teledesic, le projet initié par Microsoft et Boeing. Cette décision permet d’éviter un investissement hasardeux.
Teledesic doit permettre d'acheminer outre des télécommunications traditionnelles, des accès Internet à haute densité pour transmettre de la vidéo, des images, du son, etc… La réalisation de ce projet en 2002 instaurera une amélioration décisive dans la performance des autoroutes de l'information. Avec Teledesic, nous allons passer de la route communale à l'autoroute à quatre voies en matière de capacité de transmission de l'information.
Le secteur composant automotive, informatique et énergie.Le principal débouché du secteur est constitué par l'industrie automobile et par les transports ferroviaires. Actuellement, les 2/3 des voitures incorporent entre 700 et 2500 F d'électronique.
L'utilisation de plus en plus fréquente des systèmes ABS, de l'airbag, des systèmes de localisation, de navigation ou d'anti collision accroît sans cesse l'intégration d'électronique.
Il s'agit de "drivers intéressants qui peuvent prendre le relais du spatial et du militaire.
Ø
Adaptabilité des cycles : automobile (cycle long sur quatre ans), semi-conducteurs (cycles très court basés sur des sauts technologiques).Ø
Prix : à technologie comparée, le prix est une variable déterminante dans le choix du fournisseur. Mais dans un premier temps, la technologie prime sur des produits de qualité. Le facteur prix devient vraiment déterminant pour des produits de basse qualité ou des produits à technologie ordinaire.Ø
La relation en partenariat avec le fournisseur : délais de livraison, innovation, qualité des produits.Cette activité représente une activité marginale dans la réalisation du CA.
On peut noter les accords de Motorola avec certains grands constructeurs au niveau Européen : Renault, etc… ainsi qu'avec des grands constructeurs Américains : Chrysler, Général Motors, Ford. Ce dernier accord tient à l'historique de la fondation de l'entreprise. Motorola est le fournisseur essentiel de grandes entreprises Américaine.
On peut dire que cette activité est une composante du secteur semi-conducteur, l'évolution de ce secteur est fortement lié à celle du secteur semi-conducteur.
Ce marché est arrivé à maturité sur de nombreux marchés.
Les principaux acteurs sur le marché français sont :
Le taux de pénétration de la radiomessagerie est faible (3,7%).
Nous pouvons retrouver deux types de cibles pour ce marché :
Les professionnels (services d'urgences : SAMU, pompiers, police, armée etc…):
Ø
L'autonomieØ
Les fonctionnalités du produit.Les particuliers :
Ø
Design.Ø
Rapport qualité prix.Ø
Côté pratique.Motorola conçoit et commercialise plusieurs produits de messagerie, de transmission de données, d’images, de produits reconnaissant l’écriture manuscrite et des logiciels pour Internet.
Cette activité représente 14% de son CA. Ce dernier s’élève à 552 millions de dollars soit une baisse de 38% par rapport à 1996. Les commandes quant à elles baissent de 10%.
Cette baisse reflète la baisse du marché de la radiomessagerie aux Etats-Unis et en Asie.
Le taux de pénétration est très faible et est même inférieur à 1% dans certains pays.
Le secteur de la radiocommunication mobile.
Cette activité concerne la fabrication de systèmes de communications destinés aux autorités, entreprises ou organisations ayant des besoins spécifiques en termes de communication par radio avec des flottes de mobiles : police, pompiers, services d’urgence, sociétés de taxis ou encore entreprises de transport ou de services.
Les facteurs clé de succès de ce secteur sont quasiment identiques à ceux des autres secteurs, c’est à dire, l’innovation, la technologie et le prix. Les produits de radiocommunication étant maintenant banalisés, le prix est devenu un facteur clé de succès.
La radiocommunication est le métier de base de Motorola. Ce fut elle qui inventa le premier de radiocommunication pour le débarquement. Motorola fut longtemps le seul acteur sur ce marché, et est donc un acteur incontournable dans ce secteur.
Aujourd’hui, ce secteur d’activité représente 14% du CA de Motorola.
Pour renforcer sa position sur le marché européen, Motorola a acquit l’activité radiocommunication de l’allemand Robert Bosch où ce dernier possède de très bonnes relations avec les différentes administrations. Cet accord permet aussi à Motorola de compléter ces activités dans le domaine des technologies numériques, en particulier sur les systèmes à la norme Tetra, également adoptée par Alcatel et Philips.
Le pôle radiocommunication annonce un bond de ces ventes de 18% à 1,37 milliards, de 12% de ces prises de commande, ainsi qu'une amélioration de ces profits.
Ce marché est en forte croissance de 20% par an. En 1996, ce rythme de croissance s'est affaibli (sous l'effet de la crise Asiatique ), cependant le rythme de croissance à deux chiffre à continué de se perpétrer dès 1997. Avec un taux moyen de croissance de 15%, ce marché double tous les 5 ans.
L'électronisation est entrée dans tous les secteurs d'activité industrielle et de service. Les applications et les débouchés sont nombreux.: informatique, électronique grand public, télécommunications, automobile et transports ferroviaires, etc…
|
Part de la demande globale |
|
|
Informatique |
34% |
|
Electronique grand public |
28% |
|
Télécommunications |
20% |
|
Automobile |
7% |
|
Autres |
11% |
La production mondiale de semi-conducteurs représente 187 milliards de dollars en 1997.
La structure internationale est largement dominée par les Etats Unis et le Japon qui réalisent respectivement 31% et 29% des ventes. Mais depuis quelques années, les marchés asiatiques (hors Japon) connaissent une véritable explosion (croissance de plus de 48% en 1997).
|
Production (en milliard de $) |
Croissance 97/96 |
|
|
Nord Amérique |
59 |
32% |
|
Europe |
35 |
37% |
|
Japon |
56 |
43% |
|
Asie |
37 |
48% |
|
Monde |
187 |
38% |
Ce secteur est difficilement prévisible car il est de plus en plus influencé par des segments de marché comme l'électronique grand public, ou l'industrie des PC. Il est donc de plus en plus difficile d'anticiper les fluctuations de ce marché.
1. Atteindre une taille critique :
2. L'innovation : le but de tous les fabricants de semi-conducteurs est d'innover afin de créer des marché de masse avec des produits de plus en plus performants. La stratégie privilégiée consiste à entrer en haut de gamme. Le but de cette stratégie est de proposer des produits plus performants que ceux qui existe sur le marché aux personnes qui ont de forts besoin de performances (certaines industries).
La performance des produits se base sur :
L'idée de cette stratégie est d'imposer ses produits comme des standards. Cela évite de se battre d'entrée sur les prix. Les concurrents réagissent ensuite en copiant la technologie la plus performante, mais pendant ce temps, Motorola a le temps de développer ses ventes sur l'innovation quelle a initié.
L'industrie mondiale est dominée largement par les groupes Américains. Le premier d'entre eux est le fabricant Intel avec 9% du marché. Le début des années 90 marque le retour d'entreprises comme Motorola dans les tout premiers rangs.
L'industrie Européenne se situe dans le peloton suiveur : Philips (premier Européen) avec 2,6% de part de marché mondiale. Le groupe franco-Italien SGS-Thomson se classe douzième avec 1,8% de part de marché. Siemens se place dix-huitième.
|
Société |
PDM mondiale en 1997 |
|
INTEL (USA) |
8,9% |
|
NEC (Japon) |
7,3% |
|
TOSHIBA (Japon) |
6,6% |
|
HITACHI (Japon) |
6,1% |
|
MOTOROLA (USA) |
5,9% |
|
SAMSUNG (Corée du Sud) |
5,4% |
|
TEXAS INSTRUMENTS (USA) |
5,2% |
|
FUJITSU (Japon) |
3,6% |
|
MITSUBISHI (Japon) |
3,3% |
|
PHILIPS (Pays bas) |
2,6% |
Le métier des semi-conducteurs est la base de l'ensemble des branches de Motorola. Il s'agit de la branche où le groupe fonde toutes ces autres branches.
En 1996, les ventes de semi-conducteurs de Motorola ont diminué de 5%. Les commandes se sont effondrées de 34%, le bénéfice est lui aussi en baisse.
Cette mauvaise performance est imputable à la baisse de la croissance du secteur, notamment celle des puces et des mémoires.
De plus, la crise asiatique a conduit à la dévaluation de certaines monnaies de la région Asie, ce qui a générer un surcroît de compétitivité pour les pays qui en ont bénéficier.
Cette tendance génère un mouvement de tension sur les prix que Motorola n'a pas été capable de mettre en œuvre auprès de ses clients, d'où un mouvement d'érosion des part de marché du groupe. Motorola a réagit en économisant une partie des investissements programmés pour 1997 afin de rétablir sa crédibilité auprès de ses actionnaires.
En 1997, les ventes ont augmenté de nouveau. La crise de secteur des semi-conducteurs semble passée. En revanche, accentuation de la "guerre des prix" sur le marché des semi-conducteurs.
En 1998, Motorola a décider de restructurer massivement ses activités afin d'éviter la mésaventure de 1996. La branche semi-conducteurs est une de celles qui vont être le plus touché par ce mouvement de restructuration. Le but de cette politique est de réduire les coûts afin d'apporter un surcroît de compétitivité au groupe afin qu'il puisse être plus performant en cas de "guerre des prix".
Motorola privilégie dans cette perspective une politique de partenariat avec des concurrents sur certains projets. C'est le cas avec le projet de création de tranches de Silicium de 300 millimètres : création d'une société commune entre Motorola et Siemens. Cette association devrait permettre d'abaisser de 30% les coûts de fabrication des puces électroniques.
Le secteur téléphonie cellulaire
Motorola connaît des problèmes sur ce secteur depuis quelques années, ce que l’on constate à travers la nette diminution de ses parts de marché. Cependant la branche téléphonie cellulaire représente encore 40% du chiffre d’affaires de Motorola.
Étant donnée l’étendue des ses activités, nous décidons de concentrer notre analyse sur la principale branche d’activité de Motorola : La téléphonie cellulaire.
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