Histoire

 

 

 

Historique

  

 

1994, comme des milliers de bretons avant nous, nous quittons notre pays natal pour aller travailler à Paris. Cependant, au fil du temps, notre désir de rentrer dans l'Ouest n'a cessé de grandir. Mais, il n'était pas écrit dans les astres que notre retour en Bretagne serait proche, car il y avait de la lumière aux fenêtres de la Délégation Générale du Québec à Paris ce soir de mai 1998. Nous laissant tenter par l'aventure, nous engageons la procédure de sélection. Ben oui, ne part pas qui veut, il a sélection...

Le chateau de Costaeres 

Tels des athlètes des jeux olympiques, nous nous lançons dans cette chasse au trésor. La première étape est simple, il suffit de remplir un dossier de pré-sélection (attention, un par personne, pas un par famille, cela serait trop facile).
Août 1998, nous apprenons que nous sommes admissibles (à quoi ? Ben au deuxième dossier pardi !). Cette fois-ci, c'est un dossier de sélection. En gros, c'est la même chose que la première fois, mais en plus, il faut payer !... Oui , oui, si vous comptez aller au Canada pour faire fortune, c'est cuit ! C'est en novembre 1998 qu'arrive notre Certificat de Sélection du Québec (CSQ pour les intimes...). Le Québec nous ouvre ses portes, mais attention, le Canada n'a pas encore donné son accord. Ah bon, il faut encore remplir un dossier ? Mais ce sont toujours les mêmes questions !!

Les hortensias : Symbole de la Cote de Granit Rose 

Décembre 1998, Pouetounette (heu, c'est moi) dépose le (dernier ?) dossier à l'Ambassade du Canada où elle s'est rendue à la force de ses petites jambes potelées (pardon, musclées). Tiens, il neige? Serait-ce un signe ?..
Mars 1999, visite médicale. Après 4 heures entre les mains du médecin, une radio des poumons et des analyses diverses (le tout non remboursé par la sécu), nous sommes déclarés aptes. Chouette ! C'est une bonne nouvelle : nous savons au moins que nous sommes en bonne santé.

Un jour de mai 1999, c'est-à-dire, un an après le fameux soir de mai 1998, une lettre recommandée arrive. Le requérant principal (c'est Yann : c'est plutôt joli comme petit nom, non ?) arrive. Tagaga, tsouin, tsouin, notre visa d'immigrant est là. Notre cabane au Canada nous attend.
Juin 1999, Monsieur le Directeur, nous avons le regret de vous annoncer nos démissions...
Trois mois plus tard (septembre 1999 pour ceux qui n'auraient rien suivi), nous voilà dans les cartons. C'est fou ce qu'il y a comme bazar dans un si petit appartement !
27 Septembre 1999, les déménageurs sont là ; aujourd'hui ils emballent. Ils vont à une cadence infernale. J'ai à peine le temps de récupérer les valises qu'ils ont emballé les meubles. Pourvu qu'ils ne nous mettent pas dans du papier bulle !..
28 septembre 1999, c'est le jour de l'empotage (non, non, ce n'est pas parce que nous sommes empotés que cela s'appelle comme çà). C'est tout simplement le jour où ils chargent les affaires dans le container. Un dernier signe de la main et nos petites affaires prennent la route du Havre. De là , elles vogueront sur l'Atlantique jusqu'au Nouveau Continent. Quant à nous, nos valises à la main, nous prenons la route de l'aéroport.

29 septembre, hauts les coeurs, l'aventure est au bout de la piste. Huit heures plus tard, premier contact avec notre nouveau continent. Nous sommes accueillis au gîte de la Cinquième Saison par Jean-Yves et Pierre.
Là, nous avons vécu le parcours classique de tout nouvel arrivant dans un pays : trouver un logement, trouver un travail, trouver de nouveaux amis.
Pour le logement, il nous a fallu un mois avant de trouver chaussure à notre pied.

Port de Ploumanac'h 

Ce fut " ric rac " car j?ai pris possession de l'appartement le 29 octobre et nos meubles ont débarqué le 30. Il était plus que temps. Pour le travail, ce fut assez rapide puisque Yann commençait à la fin octobre (oui, oui, au moment de l'arrivée des meubles). Il faut dire qu'il avait eu quelques contacts en septembre juste avant notre départ, mais aucune certitude. Les derniers entretiens d'embauche se sont déroulés à Montréal. Quant à moi, j'ai pris le temps et je commence tout juste à chercher un job (à propos si quelqu'un à Montréal a besoin d'un analyste programmeur FoxPro expérimenté, je suis disponible). Pour ce qui est des amis, ce fut très rapide puisque nous avons fait la connaissance de Québécois sympas dès notre arrivée. On ne peut pas dire que notre carnet d'adresses se soit enrichi de centaines de noms, mais il s'est enrichi de la qualité de l'amitié des quelques nouveaux noms que nous y avons inscrits.

Lannion : La place du centre 

Depuis maintenant 7 mois que nous vivons ici, nous avons constaté que la vie est bien différente (d'accord, il n'y avait pas besoin d'être devin pour savoir çà). Pour un visiteur, ces différences semblent peu perceptibles et pourtant... Nos habitudes ont changé : les magasins ne vendent pas les mêmes choses (auriez-vous eu l'idée d'aller à la pharmacie pour acheter des produits d'entretien ?), n'ouvrent pas aux mêmes heures (ils ferment à 17h le samedi mais sont ouverts le dimanche), les repas

sont à des heures différentes (on déjeune le matin, on dîne le midi et on soupe vers 17h30/18h00), etc... On ne peut pas dire, non plus, que l'hiver soit tout à fait le même. Loin de nous le petit crachin breton  ! Cette année, il paraît que l'hiver fût doux (ah bon ?) : les températures n'ont pas chuté en dessous de -25° C et il n'y a jamais eu plus de 40 cm de neige à tomber en 24h. Mais, il faut reconnaître que cette rigueur se vît très bien. Il suffit de bien se couvrir : bonnets, gants, écharpes et bottes sont des éléments vestimentaires indispensables à tout habitant de nos contrées " non-tropicales ". Notre dernière tempête de neige a eu lieu le 8 avril dernier : il a neigé du samedi en fin d'après-midi au dimanche soir et 40 cm se sont accumulés sur les routes, trottoirs et, bien entendu,

voitures. C'est très amusant (au début) de voir les voitures sous un monticule de neige mais lorsque l'on veut utiliser l'engin, il faut commencer par un exercice physique assez courant ici : déneiger. Armés d'une pelle, d'un balais et de patience (il faut parfois ½ heure), on s'évertue à dégager le " char " afin d'envisager de monter dedans. Nous ne sommes toujours pas au bout de nos peines l'auto n'a pas encore " décollé " ! ! Il faut parfois autant de temps pour sortir de sa place en patinant sur la neige tassée.

Rennes : La place du Champ Jacquet 

C'est épique. Heureusement, nous avons un 4x4 (ah bon, c'est beaucoup plus simple alors ! !). Hé oui, cela fait partie des joies hivernales. Mais, il y a aussi des avantages (ben oui) : cette présence permanente de la neige nous permet de skier tous les week-ends. Oh bien sûr, ce ne sont pas les Alpes : la " colline " où nous allons atteint péniblement les 200 mètres (et encore, je suis peut-être généreuse) mais elle est à ¾ d'heure de route de la maison, alors... Maintenant, nous attendons le printemps.

A suivre...

Kenavo !