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Abderrahmane ZENATI
l'Art qui bouge |
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"C'est une chose bien connue, mais qu’il faut
toutefois la rappeler : avec son génie créateur, avec ses livres, avec sa
peinture… Abderrahmane Zenati est considéré comme le père spirituel de tous
les jeunes passionnés de peinture, d’art et de culture dans l’Oriental."
Abdedaim Ali
MEMOIRES
D’UN ANE DE L’ORIENTAL
(EXTRAIT)
« …
Quand je repense à certaines périodes de mon enfance misérable dans les rues
d’Oujda, j’ai l’impression d’avoir vécu une autre vie.
Lorsque j’avais un peu plus de huit ans, à cause de l’extrême pauvreté, ma
mère ne pouvant plus subvenir à mes besoins. Croyant bien faire, elle
m’avait placé comme apprenti chez les artisans..
Je me rappelle particulièrement
de
cet affreux tailleur de djellaba. C’était un djebli avec l’accent nasillard
qui venaient à peine de débarqué à Oujda, venant de la banlieue de Fès.
Comédien inné, il faisait croire à son entourage qu’il était un Fqih issu
d’une riche famille de Fès de Dar Dbibagh.. Fumant du kif, il était figé
dans une sorte d’ivresse permanente. Ses yeux brillaient anormalement. Une
pâle dégénérescence assombrissait son visage anémié par la laideur
qu’aggravait de surcroît une constitution chétive qui lui donnait
l’apparence d’un tuberculeux aux jours comptés.
Cet escroc qui engendra toute une lignée d'aigrefins, de fourbes et
d’imposteurs qui feront beaucoup parler d’eux à Oujda, à l’aube de
l’Indépendance du pays, se montraient en société comme nationaliste et homme
pieux. Il faisait ses prières à la grande mosquée et passait à la boutique
ses journées à évoquer Allah et son prophète. Il donnait de lui l’image d’un
sage et soignait bien sa fausse réputation d’homme sérieux, raisonnable,
sobre et honnête… Mais au fond, avec nous autres apprentis, il se montrait
tel qu’il était réellement : un pédophile avec des pratiques sadiques.
C’était vraiment un être antisocial, destructeur et nettement nuisible …
Oui, ce maâllam était un monstre. Il avait des tendances de perversion et
profitait de l’innocence de ses apprentis pour abuser d’eux sexuellement. Il
est vrai que lorsque je n’étais qu’un petit enfant travaillant chez les
artisans, je n’avais pas eu l’occasion de voir un patron sincèrement bon,
mais c’était ce maâllam qui m’avait marqué le plus… »
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LA SECONDE ÉPOUSE
« extrait »
« … Mon
amour, ma déchirure, la vie loin de toi est impossible. Aujourd’hui il ne me
reste que l’amertume du remord et l’écriture pour tromper le sommeil…
Je pense à toi et, même si tu es loin de moi, je te parle, comme si tu es
là, devant mes yeux… Mon
amour...
Je te parle parce que mon âme et mon cœur ont trop soufferts de taire leurs
complaintes
solitaires… Ma déchirure… Je me sens si seul. Je t’écris aujourd’hui, comme
hier et comme demain.
Pourquoi ? Je ne le sais pas. Par amour ?
Si je t’aimais, je n’aurais pas dû écouter et épouser stupidement ta propre
cousine et puis vivre avec elle durant des années loin de toi… Pourtant je
l’ai fait ! Heureux ? Je ne le crois pas. Malheureux ? Pas davantage.
Cependant, j’ai besoin de penser à toi pour vivre… Si tu n’existais pas, je
n’aurais plus rien à faire sur cette terre ! ... Mon amour !… Depuis que ta
cousine et moi avions divorcés, je pense chaque instant à toi. Tu
m’accompagnes partout et je suis porté par une force allègre, car je t’aime,
comme au premier jour de note rencontre, il y a trente ans… Je peux te le
dire, maintenant…Je n’ai jamais aimé ta cousine. Oui, c’est vrai. Ne crois
pas que je m’égare encore… Mais, puisque aujourd’hui le feu du mensonge
s’est dissipé, je suis certain qu’un jour je te reverrai… Je ne peux pas
soupçonner que tu ne puisses me pardonner ma trahison et mon injustifiable
lâcheté envers toi… Je suis même certain que nous serons, de nouveau mari et
femme… Et, de nouveau, mes mains sur tes mains nous retrouverons notre
bonheur d’autrefois… Quand ? Demain ? Dans dix ans ?
Peu m’importe ! Je ne suis pas pressé ! …
J’ai toute l’éternité devant moi… »
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L’HOMME
D’ARGILE
« Extrait »
« … Je suis Touhami, mon corps est miné par les virus !…Bientôt, je vais
mourir !... Le docteur Talha est formel : je dois mourir dans moins d’une
année !
A présent que j’ai révélé mon nom, tous mes concitoyens, tous ceux qui
m’avaient côtoyé à Oujda me reconnaîtront sans peine…
«
Qu’il souffre !... avait dit l’imam de mon quartier, el hadj Tayeb. Qu’il
meurt ! C’est le châtiment du Tout-puissant qui lui ronge les entrailles.
C’est l’Enfer qui l’attend, dans l’autre monde, ajouta-il. » Non, monsieur
l’imam Tayeb !… Vous n’êtes plus le croyant dévoué à la parole de Dieu. Vous
ne distinguez plus le vice de la vertu. Vous êtes au stade primaire de la
croyance. Vous donnez plus d’importance à la religion qu’à la foi, à la
forme qu’au fond, au moyen plus qu’à la fin. Le « Chitane » a chassé de
votre âme le courage, la générosité, l’amour, la sensibilité, la pudeur ; Il
a planté la lâcheté, la cupidité, la haine, la froideur, la licence, la
concupiscence. Il triomphe sans pitié, avec un éclat tel qu’il a semé la
confusion dans votre esprit. Ne savez-vous pas, Monsieur l’imam Tayeb, que
l’Islam et toutes les autres religions révélées enseignent la compassion, la
bienveillance et la fraternité entre tous les êtres humains dans le malheur
et l’adversité ? … L’Islam ne recommande-t-il pas la solidarité entre frères
et voisins dans le besoin ? N’ordonne-t-il pas le respect, l'amour et le
soutien de l'homme par son frère dans le revers et le désarroi ? Continuez à
rire de mes larmes, Monsieur l’imam Tayeb !… Continuez à vous amuser de mon
amertume ! Même profondément religieux, comme vous semblez l’être, vous ne
savez pas lire le chagrin apparent dans les yeux des âmes tristes et le
désespoir des malades incurables !… Vous continuez toujours à vous moquer
des laids et des laides, des bancals, des culs-de-jatte, des bossus, des
anormaux, des estropiés, des impuissants, des maris trompés, des vieilles
filles, des filles-mères et des bébés abandonnés… La religion, tout en
libérant les hommes spirituellement, n’a pas réussi à les libérer
socialement…
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MOURIR D'AMOUR
"Extrait"
Que de moments agréables avait-il
connus avec cette femme… des
moments courts, rares et sublimes à la fois !... Tout cela lui paraissait
comme un rêve, dans cette solitude tuante de sa chambre. Il ne s’étonnait
pas d’avantage de constater qu’avec elle, il se sentait entraîné hors de la
dimension de la réalité et du monde…
Il
se rappela avec nostalgie qu’il était bien avec elle. A parler, à se taire,
à ne jamais s’ennuyer côte à côte, à vivre bien des petites fêtes en repos,
de séparation, en retrouvailles hebdomadaires, de coups de téléphone. A
découvrir ses rires dans les riantes prairies et les bosquets de la route de
Touissit à se poursuivre sur les sentiers entre les fleurs sauvages, à se
donner des conseils, à bâtir des projets, à rêver, à ne rien faire… A
s’aimer… C’est ainsi qu’en buvant les paroles de cette femme, le vieil
artiste se laissait aller dans sa nostalgie. Il n’était plus que silhouette
presque désincarnée. Il revoyait toutes les peines de sa vie, là devant lui.
Il revoyait l’écoulement des ans qui passaient comme l’aile d’un papillon
ridant la surface d’un lac. Il se retournait dans sa vieillesse comme dans
le ventre de sa mère le bébé avant son expulsion. Le vieil artiste réalisa
que cette femme était partie à tout jamais… Non, il n’avait pas gaspillé des
moments de sa vie, comme un adolescent dans des futilités et des amourettes
éphémères… Non, il avait, avec femme, trouvé l’équilibre de soi qu’il avait
perdu jadis… loin d’elle, il
avait l’étrange impression d’être un insecte…
une petite libellule au bord
de l'eau… Comment avait-il vécu ses soixante longues années loin de Marie,
du rire de Marie…Oh dieu !
Encore un an, une semaine, un jour, une minute avec Marie… Bientôt je vais
quitter pour toujours, ce monde clos, cet univers humide où je n’ai jamais
connu le bonheur auquel j’aspirais…
Il se sentait tout le chagrin du
monde dans son cœur, lorsqu’il entendit une voix venant du fond de
lui-même :
- Tu es devenu un artiste, Jalal !
bravo !
et un écrivain aussi ?
Encore, bravo, mon petit ! Et qu’écris-tu ?
sûrement du n’importe quoi…
mais dis-moi, mon petit
Jalal !... comment un être
inférieur, sans fierté, sans dignité, sans amour propre et sans aucune
importance, comme tu l’as toujours été, puis-t-il espérer vivre ne serais-ce
qu’une minute avec cette Marie ? Comment, toi, un être sans aucun intérêt,
sans aucune ambition, sans aucun idéal t’accroches-tu à l’impossible ?… Tu
es comme un rat hideux qui tombe amoureux d’un gracile papillon. Impossible
d’échapper à ta folie et à ton destin d’homme absorbé par des illusions… Il
n’y a qu’une certitude. Tu es sur la mauvaise voie avec cette femme, mon
petit gros !... Elle n’est ni de ton milieu pourri, ni de ta condition
futile. Mais pourquoi faudrait-il que tu te jettes toi-même dans une sorte
de piège confus, mais sans issue et sans possible retour en arrière ?… Avec
cette femme, trop réelle, trop consciente de sa vie, tu es dans un
labyrinthe où le vacarme et la poussière, les relents empoisonnés et le
grouillement se liguent contre toi en un seul complot de cauchemar ! … Avec
cette Marie, tu fonces jusqu’au bout de ton délire, c’est pourquoi j’ai peur
pour toi, mon petit Jalal ! Une peur mortelle ! Sais-tu pourquoi personne ne
t’aime, Jalal ? Sais-tu vraiment pourquoi tout le monde te méprise, mon
petit Jalal ? C’est parce que tu te méprises toi-même, mon petit vieux !…
Oui, c’est ça ! Ils sont au courant de tes pires faiblesses que tu devrais
être seul à connaître de cette façon, petit Jalal !… Ils t’ont sacrifié à un
symbole, et tu leurs donnes le pouvoir de te dominer.
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La
déchirure
"Extrait"
Il était un peu plus de neuf heures
trente à la place Châtelet, lorsque soudain, le quartier fut soulevé par une
assourdissante détonation. Une vague d’air brûlant enveloppa Kamal et le
souffle le projeta à terre. Une voiture piégée était transformée en une
boule de feu, surmontée d’un sinistre panache de fumée noire. L’explosion
était telle que quatre pâtés de maisons s’étaient écroulés instantanément.
Les
vitrines des magasins et les carreaux des fenêtres volèrent en éclat. Une
panique épouvantable s’empara de la foule. D’autant plus que quinze jours
auparavant, une bombe dans le métro qui dessert Paris et sa banlieue avait
fait vingt sept morts et une soixantaine de blessés. Kamal eut l’impression
d’être roulé par une vague de fons et d’avoir les tympans arrachés. Sa tête
avait heurté le tronc d’un arbre et il était resté étourdi. De toutes ses
forces il s’est dit qu’il devait se relever. La jambe de son pantalon était
arrachée, et des éclats de pierres et de vers l’avaient blessé au visage. Le
Marocain, en bon secouriste, encore tout démantelé, se releva et courut en
boitillant vers les lieux de l’explosion. Il découvrit une scène de
cauchemar. Il n’y avait pas une seule personne debout. Toutes blessés,
étourdies ou mortes. Elles gisaient éparpillées sur la route et le trottoir.
A l’endroit où avait explosé la voiture, il y avait un grand cratère noir.
D’autres voitures avaient parcourus plusieurs mètres avant de s’incruster
contre le mur. Les vitres des immeubles dégringolaient encore. C’était un
spectacle de désolation... d’apocalypse, des cris de femmes, d’enfants,
d’hommes blessés... Il fallut quelques minutes avant que la fumée ne se
dissipât. La voiture piégée n’était plus qu’un amas de tôles déchiquetées en
train de se consumer dégageant une odeur âcre de peinture et de souffre.
Autour d’elle, des dizaines de corps gisaient à terre, morts, déchiquetés.
Au premier coup d’oeil, Kamal vit une femme par terre les deux jambes
arrachées. Elle tenta de se relever, retomba le visage contre le sol. Les
yeux écarquillés d’effroi, Kamal se figea : Un petit garçon, le visage en
sang, avait le pied droit sectionné et les intestins qui débordaient. A ses
côtés, une petite fille avait été décapitée par des débris de glace. C’était
l’horreur ! Un homme, les deux mains crispées sur l’estomac, essayait en
vain de retenir le flot de sang qui jaillissait de lui. Un autre tendait la
main sans se rendre compte qu’il était coupé en deux. Une femme déshabillée
par le souffle, rampait le visage à moitié arraché et s’effondra devant
Kamal. Plusieurs victimes ne bougeaient plus, tuées sur le coup. Kamal
regardait ce massacre, muet de consternation devant l’horreur. Des gens
couraient de tous les côtés. Plusieurs voitures brûlaient, des cris de
douleur s’élevaient d’un bus dont toutes les vitres brisées s’étaient
transformées en projectiles mortels. Le chauffeur avait le visage en
bouillie. Un homme tentait d’éteindre le feu avec un grand extincteur. Kamal
aperçut ce qui restait d’une fille superbe : des membres noircis,
méconnaissables... C’était l’enfer ! Dans un nuage de fumée, des dizaines de
corps déchiquetés gisaient partout. Pour la première fois de sa vie, Kamal
se trouvait devant la mort à l’état massif, non pas celle liée à une arme
blanche d’un adolescent des quartiers périphériques de Casablanca, mais
celle du carnage mêlé à l’odeur de la poudre. La gorge serrée, il dégagea un
enfant des flammes d’une voiture qui flambait. Il releva une femme dont le
visage était ensanglanté et les yeux crevés par les éclats de la
déflagration... Des cris hystériques, en arabe lui apprirent que les
Français n’avaient pas été les seules victimes. Il vit un homme choqué,
penché sur son volant, une expression d’horreur indicible sur son visage. En
voyant tant de morts dans les voitures et à même le sol... de la chair
humaine calcinée, des os broyés et du sang qui jonchait la place, Kamal
éprouva comme une sensation de chaleur, d’étouffement, porta les deux mains
à son cou et hurla :
— Oh, mon Dieu ! Pourquoi ? Pour
quelle raison tout ce massacre ? Qu’ont-ils fait tous ces innocents ? Puis
il courut jusqu’au mur d’en face et vomit.
Une femme arriva. Devant l’affreux
et macabre spectacle, en proie à l’hystérie, elle se mit à déchirer sa robe
et à se griffer le visage. Kamal s’approcha d’elle, voulant l’aider, il lui
prit la main. Elle se débattit furieusement. Comprenant qu’il n’arriverait
pas à la calmer ainsi, Kamal se dirigea vers d’autres blessés. Soudain,
comme une panthère, la femme sauta sur le marocain, lui laboura furieusement
le visage avec ses griffes et lui planta ses dents dans la main. Le jeune
homme poussa un cri étouffé et la projeta par terre.
— C’est lui ! Je l’ai vu,
hurla-t-elle, d’une voix caverneuse en le désignant du doigt. C’est lui le
terroriste qui a garé la voiture piégée...
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L'AUBE DES MAUDITS
"Extrait"
— Sale affaire tout de même ce qui
se passe dans ce pays. Surtout maintenant qu’ils commencent à s’en prendre
aux étrangers, soupira-t-il.
— C’est encore ces islamiste qui
ont placé cette bombe à l’ambassade d’Alger.
— Bien entendu, c’est ce que le
journal explique clairement… mais peut-on se fier aux journalistes ?
L’homme
assis se mit à lire l’article à voix haute.
Le rédacteur en chef exprimait sa
certitude des commanditaires de l’attentat. Il affirmait que personne dans
toute l’Algérie ne souhaitait maltraiter un cheveu des français qui
s’étaient révélé les amis les plus fidèles et les plus honorables d’entre
tous les résidents étrangers . Le rédacteur expliqua aussi qu’en fait, la
bombe était destinée à un bâtiment à côté de l’ambassade habité par la
famille de la police et que c’était par une erreur que le journal ne saurait
trop sévèrement condamner. L’explosion s’était produite dans un lieu qui
n’était pas visé. De telles malchances, le rédacteur ne l’ignorait pas,
étaient de nature à provoquer des incidents avec la France d’une extrême
gravité. Le rédacteur au nom de tous les Algériens s’empressait donc de
présenter ses excuses les plus profondément sincères à son excellence
l’ambassadeur de France et à la grande nation pacifique qu’il représentait.
Le rédacteur signalait que le gouvernement démocratique et populaire
algérienne se déclarait prêt à châtier les coupables et à assumer la charge
de toutes les réparations de tout ordre qu’exige un tel cas de la civilité
entre gouvernements.
— Heureusement que l’ambassadeur
lui-même été absent au moment de l’explosion, déclara l’homme qui lisait le
journal.
— Espérons que la France
consentirait à fermer les yeux sur cette erreur tragique et à l’oublier, car
l’Algérie vit des heures cruelles, rétorqua l’homme âgé… Dans ce pays le
danger se cache partout et menace tous les habitants et toute la région.
— En attendant, peut-être que cet
lamentable attentat elle-même va servir une bonne cause en avertissant les
gens dépourvu de cœur et de honte qui exploitent les honnêtes citoyens
Algérien que la révolution du premier novembre avait réellement triomphé et
qu’elle est irréversible…
L’homme assis plia le journal et
se mit à parler d’autre chose.
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