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LES GRADES ET LES FONCTIONS





3. LES GRADES




Pour bien vivre ton Service National, tu devras connaître un certain nombre de définitions, parmi lesquelles les grades et leur signification :

GRADE : Seule unité de valeur au sein du régiment. Ex : Si tu es appelé, et même si tu possèdes le Q.I. d'EINSTEIN ou un titre de champion du monde de boxe française, tu seras considéré comme une merde tout au long de ton Service National.

Les grades que peuvent avoir les appelés sont les suivants :

- 2e classe, les plus nombreux;

- 1e classe, promotion quelques mois plus tard, selon le mérite;

- Caporal, a continué ses classes pour gagner un peu plus d'argent;

- Caporal chef, promotion quelques mois plus tard, selon le mérite;

- Sergent, a continué ses classes encore plus longtemps que le caporal, commence à avoir un pouvoir théorique sur les autres appelés qui ne l'écoutent cependant pas;

- Aspirant (cerise sur le gâteau), soi-disant officier, possède au moins un bac, et s'est démené pendant ses vacances de juillet dans une colonie label "army" pour être un peu moins baisé que les autres appelés.

Afin de mieux te retrouver dans l'imbroglio de grades, une définition visant à apporter des précisions sur la personnalité des militaires a été ajoutée :

2e CLASSE : Sous merde de base, tigseur en puissance. N'a pas encore appris à esquiver comme il faut.

1e CLASSE : sur-2e classe (Merde de base). N'est pas réellement un grade. Il s'agit d'une Distinction, nuance. Ne pas discuter avec les engagés possédant ces deux grades : il s'agit simplement du quota obligatoire d'handicapés au sein de l'armée.

BRIGADIER : (syn : Caporal, cabot.) En ce qui concerne les appelés : Le Caporal a doublé ses classes, certainement parce qu'il était trop mauvais. Souvent cas social irrécupérable, le caporal s'en tire auprès des engagés par sa maîtrise de sports tels que le foot (ils n'a fait que ça de sa jeunesse), la course à pied (sortir des magasins en courant, ça entraîne), ou les sports de combats et le tir. En ce qui concerne les engagés, le caporal fait partie de la famille des Yorkshire, c’est à dire qu’il gueule, trépigne beaucoup, mais est trop insignifiant pour qu’on y prête réellement attention.

BRIGADIER CHEF : pour les appelés : Brigadier ayant 3 à 4 mois d'ancienneté. pour les engagés : Se méfier des vieux caporaux-chefs de 10 ans et plus de carrière. Ont en général subi une tentative de greffe de cerveau de souris (très délicate). Ne peuvent donc pas réfléchir normalement. Ne tenter aucune discussion.

SERGENT : Premier grade de sous-officier. Le sergent engagé ne la ramène pas trop... Trop de monde au dessus, il est encore pas mal brimé et se sent plus proche de l'appelé que de l'officier. Niveau très inégal : Va du futur adjudant-chair-à-canon au futur officier.

SERGENT-CHEF : commence à s'enfoncer dans une carrière de sous-officier type. Attention, PEUT COMMENCER A DEVENIR TRES CON, se méfier.

ADJUDANT : (syn : emmerdeur) L'Adjudant sert de contact entre l'officier et l'appelé ou l'EVAT. Il se sent brimé par son supérieur et en rejette la responsabilité sur le pauvre MDR qui en prend plein la gueule pour pas un rond. Souvent, l'Adjudant en fin de carrière, ex-guerrier, considéré comme trop vieux par ses supérieurs pour aller sur le terrain, est alors placé dans un bureau où il s'ennuie, et passe son temps à houspiller les appelés qu'il trouve sur son passage. L'Adjudant en fin de carrière connaît tout, a tout vu et est bien supérieur en tout au jeune trou du cul de Lieutenant qui lui casse les pieds à longueur de journée... A se demander pourquoi l'adjudant en fin de carrière n'est pas Général!!!

ADJUDANT-CHEF : (syn : emmerdeur-chef) L'Adjudant-Chef possède le plus haut grade de sous-officier. Il en est fier et le fait remarquer à tout ce qui porte un grade inférieur au sien. C'est particulièrement pénible, mais il part bientôt en retraite... et va bientôt s'emmerder dans le civil où il ne sera plus rien. On lui pardonne donc.

MAJOR : (syn : Cul entre deux chaises) Ancien sous-officier de valeur (si, ça existe...) qui n'est pas encore tout à fait un officier. Mal vu par ses collègues restés sous-officiers, qui le traitent de lèche-cul, et pas encore reconnu par les officier comme appartenant à leur meute, le Major n'a pas une place enviable.

ASPIRANT : (syn : appelé de merde légèrement supérieur aux autres) Possède un grade d'officier, et n'est donc pas reconnu comme un véritable appelé. Est un appelé, et n'est donc pas considéré comme un officier. L'aspirant n'est donc pas mieux loti que le Major, mais n'a que 10 à 12 mois à tirer. De plus, il possède souvent un bagage qui lui permet de se retrouver à un poste cool au sein du régiment (Médecin, Kiné...). Souvent prétentieux, l'aspirant n'en est pas moins un appelé comme les autres, et les sous-officiers en fin de carrière ne se gênent pas pour le lui faire remarquer.

LIEUTENANT : (et son frère jumeau, le sous-lieutenant) (syn : « trou du cul qui connaît rien et s'permet d'm'commander » dixit l’Adjudant Tifrice ) Se croit malin parce qu'il a un bac en poche; ou parfois un BAC + 3 (ou est-ce 3 premières années de fac?) et que l'armée a bien voulu de lui. Très mal vu par les sous-officiers en raison de son inexpérience du terrain et de son attirance plus que marquée pour le côté administratif de son emploi, le Lieutenant n'en est pas moins leur supérieur hiérarchique et se permet de "se la jouer". Souvent cultivé, le lieutenant peut parfois soutenir une conversation de bon niveau avec un appelé, au grand dam des sous-officiers qui ne comprennent pas toujours tous les mots de la discussion.

CAPITAINE : Ex-lieutenant, le capitaine possède à présent un grade et une ancienneté suffisants pour commencer à être pris au sérieux par tous ses subordonnés. Commence également à avoir l'habitude qu'on lui obéisse, et passe son temps à donner des ordres contradictoires pour vérifier son pouvoir réel.

COMMANDANT : (syn : Branleur) Premier grade ou l'on commence à branler réellement (bien qu'on ne puisse pas dire qu'il y ait beaucoup d'engagés qui bossent beaucoup). N'a même plus d'ordres à donner (sauf parfois pour le café...), les capitaines s'en chargent à leur place.

LIEUTENANT-COLONEL : (syn : Branleur-Chef suppléant) cf. COLONEL.

COLONEL : (syn : Branleur-Chef) Se situe au dessus du commandant, et n'a pas besoin de donner des ordres pour avoir son café : le commandant doit savoir quand le colonel en a besoin et lui envoyer, via un ordre auprès d'un capitaine, qui transmet à un lieutenant, qui envoie le message (codé, bien sûr, pour éviter tout empoisonnement du café) à un adjudant, qui fait suivre auprès d'un sergent, qui délègue à un appelé qui fait le café et va le porter au sergent qui... jusqu'à ce que le café arrive au colonel qui peut enfin le boire... s'il n'est pas trop froid. Prend également des dispositions pour cacher les vexations infligées aux appelés lors des visites du Général.

GENERAL : (syn : Super-Branleur-en-Chef) Ne sert à rien, mais se ballade en voiture ou, mieux, en hélico, pour avoir le plaisir de mettre un régiment sens dessus-dessous à l'annonce de son arrivée. Comme le Colonel, il boit le café dans le Régiment qu'il visite, mais laisse le soin aux appelés de le payer. Il peut posséder de 2 à 5 étoiles. Cela n'influe pas réellement sur la fonction ni le grade, mais plutôt sur la paie.


suite de cette partie

prologue; les classes; grades et fonctions; langage militaire; cours;